
Guide touristique complet du sanctuaire Meiji-jingū : sites incontournables, histoire et informations pratiques
Considéré comme l’un des principaux lieux spirituels de Tokyo, le sanctuaire Meiji-jingū est connu pour accueillir le plus grand nombre de visiteurs du Japon lors du hatsumōde.
Entouré d’une nature luxuriante insoupçonnable en plein Tokyo, il offre de nombreux sites à découvrir.
Cet article présente principalement ses attraits et ses incontournables, ainsi que les informations utiles pour profiter pleinement de la visite.
Qu’est-ce que le sanctuaire Meiji-jingū ?
Situé dans l’arrondissement de Shibuya à Tokyo, le sanctuaire Meiji-jingū est l’un des principaux lieux spirituels de la capitale. Il est aussi connu pour accueillir chaque année le plus grand nombre de visiteurs du Japon lors du hatsumōde.
Fondé en 1920, il est consacré à l’empereur Meiji et à l’impératrice douairière Shōken.
Il est notamment réputé pour favoriser la réussite amoureuse et les rencontres heureuses, en raison de la bonne entente du couple impérial, mais ses bienfaits supposés sont nombreux : sécurité du foyer, prospérité des affaires ou encore bonnes relations.
Son vaste domaine compte de nombreux sites, dont de majestueux bâtiments, le Trésor classé bien culturel important et le musée du Meiji-jingū, qui expose des objets étroitement liés aux divinités vénérées.
La beauté de ses paysages naturels au fil des saisons, qui lui vaut le surnom d’oasis urbaine, constitue un autre de ses attraits.
L’ensemble forme un espace sacré faisant oublier l’agitation de la capitale, propice à un moment de sérénité.

Les origines du sanctuaire Meiji-jingū
Le sanctuaire Meiji-jingū est né de la profonde volonté du peuple d’honorer la mémoire de l’empereur Meiji et de l’impératrice douairière Shōken.
L’empereur Meiji posa les fondations du Japon moderne. Après sa mort en 1912, la population exprima le souhait de « vénérer l’âme de l’empereur Meiji et de lui témoigner éternellement son respect ».
Après la mort de l’impératrice douairière Shōken en 1914, la construction d’un sanctuaire consacré aux deux divinités fut véritablement engagée pour répondre à ce souhait.
Grâce aux dons et au soutien venus de tout le pays, le site de Yoyogi, étroitement lié au couple, fut choisi et le sanctuaire Meiji-jingū fondé en 1920.
Depuis lors, il demeure un lieu apprécié où de nombreuses personnes viennent prier pour la paix mondiale et la prospérité nationale.
Accès au sanctuaire Meiji-jingū
Situé au cœur de Tokyo, le sanctuaire Meiji-jingū est facilement accessible depuis cinq gares et stations proches.
Voici les trois entrées et les gares ou stations les plus proches de chacune.
Elles se trouvent toutes à environ 3 à 5 minutes à pied, puis il faut encore compter une dizaine de minutes pour rejoindre le sanctuaire principal.
| Entrée | Gare ou station la plus proche |
|---|---|
| Entrée Harajuku |
・Gare de Harajuku, lignes JR ・Station Meiji-jingūmae <Harajuku>, lignes Chiyoda et Fukutoshin du Tokyo Metro |
| Entrée Yoyogi |
・Gare de Yoyogi, lignes JR et ligne Ōedo du métro Toei ・Station Kita-sandō, ligne Fukutoshin du Tokyo Metro |
| Entrée Sangūbashi | ・Gare de Sangūbashi, ligne Odakyū Odawara |
L’itinéraire varie selon l’entrée, mais il est recommandé de partir de celle de Harajuku, qui mène à l’allée sud et permet de découvrir plusieurs sites remarquables en chemin.
Les itinéraires depuis la gare de Tokyo jusqu’à chacune de ces gares et stations sont également récapitulés ci-dessous.
Accès depuis la gare de Tokyo aux gares et stations les plus proches
| Gare ou station | Itinéraire | Durée |
|---|---|---|
| Gare de Harajuku | Depuis la gare JR de Tokyo, prendre la ligne circulaire extérieure JR Yamanote et descendre à la gare de Harajuku | Environ 30 minutes |
|
Station Meiji-jingūmae <Harajuku> |
1. Depuis la station Tokyo du Tokyo Metro, prendre la ligne Marunouchi et descendre à la station Kokkai-gijidō-mae 2. À Kokkai-gijidō-mae, prendre la ligne Chiyoda du Tokyo Metro et descendre à la station Meiji-jingūmae <Harajuku> |
Environ 20 minutes |
| Gare de Yoyogi |
1. Depuis la gare JR de Tokyo, prendre la ligne rapide JR Chūō et descendre à la gare de Yotsuya 2. À la gare de Yotsuya, prendre la ligne JR Chiyoda et descendre à la gare de Yoyogi |
Environ 20 minutes |
| Station Kita-sandō |
1. Depuis la station Tokyo du Tokyo Metro, prendre la ligne Marunouchi et descendre à la station Shinjuku-sanchōme 2. À Shinjuku-sanchōme, prendre la ligne Fukutoshin du Tokyo Metro et descendre à la station Kita-sandō |
Environ 30 minutes |
| Gare de Sangūbashi |
1. Depuis la gare JR de Tokyo, prendre la ligne rapide JR Chūō et descendre à la gare de Shinjuku, puis rejoindre à pied la ligne Odakyū 2. Depuis la gare de Shinjuku, prendre la ligne Odakyū Odawara et descendre à la gare de Sangūbashi |
Environ 30 minutes |
Tarifs et horaires de visite du sanctuaire Meiji-jingū
L’entrée au sanctuaire Meiji-jingū est gratuite, mais l’accès au jardin intérieur, au musée du Meiji-jingū et au Trésor est payant.
Les portes ouvrent au lever du soleil et ferment au coucher du soleil. Les horaires de visite varient donc selon le mois.
Voici les horaires approximatifs d’ouverture et de fermeture pour chaque mois.
- Janvier
- 6 h 40 à 16 h 20
- Février
- 6 h 20 à 16 h 50
- Mars
- 5 h 40 à 17 h 20
- Avril
- 5 h 10 à 17 h 50
- Mai
- 5 h 00 à 18 h 10
- Juin
- 5 h 00 à 18 h 30
- Juillet
- 5 h 00 à 18 h 20
- Août
- 5 h 00 à 18 h 00
- Septembre
- 5 h 20 à 17 h 20
- Octobre
- 5 h 40 à 16 h 40
- Novembre
- 6 h 10 à 16 h 10
- Décembre
- 6 h 40 à 16 h 00
Les attraits du sanctuaire Meiji-jingū au fil des saisons
Une visite du sanctuaire Meiji-jingū est l’occasion de profiter des attraits propres à chaque saison.
Cerisiers en fleurs et jeune verdure au printemps, iris en été, feuillages d’automne et hatsumōde en hiver : le sanctuaire offre de beaux paysages où la nature saisonnière s’accorde à la culture japonaise.
En prêtant attention aux charmes de la saison, même un séjour limité peut devenir un moment particulier et mémorable.
Le sanctuaire Meiji-jingū au printemps, entre jeune verdure et belles fleurs
Au printemps, le sanctuaire Meiji-jingū dévoile une beauté paisible, enveloppée de jeune verdure et de fleurs.
De nouvelles feuilles apparaissent le long des allées sud et nord, tandis que dix variétés de cerisiers fleurissent à différents endroits du domaine.
Ils ne sont pas assez nombreux pour en faire un site réputé pour les cerisiers, mais ceux qui parsèment les lieux se distinguent par leur présence et leur beauté.

Le sanctuaire Meiji-jingū en été, paré de ses célèbres iris
En été, le jardin intérieur du sanctuaire Meiji-jingū constitue l’un des sites phares avec quelque 1 500 plants d’iris de près de 150 variétés en pleine floraison.
Lors d’une visite à la mi-juin, au meilleur moment de la floraison, ces fleurs magnifiquement épanouies méritent le détour.
L’été est également marqué par de nombreux événements, notamment des rites shinto et des fêtes, offrant de multiples occasions de découvrir la culture traditionnelle japonaise.

Le sanctuaire Meiji-jingū en automne, enveloppé de feuillages colorés
En automne, le sanctuaire Meiji-jingū séduit par ses paysages pleins de charme, parés de feuillages colorés.
Dans la vaste forêt du domaine, les ginkgos et les érables se teintent de couleurs éclatantes pour accueillir les visiteurs.
Le paysage formé par l’étang et les feuillages d’automne du jardin intérieur est particulièrement beau.
Le 3 novembre se déroule aussi le Meiji-sai, une cérémonie célébrant les accomplissements de l’empereur Meiji, rare occasion d’assister à un événement traditionnel.

Le sanctuaire Meiji-jingū en hiver, animé par les nombreux visiteurs du hatsumōde
Du 1er au 3 janvier, le sanctuaire se pare de décorations festives traditionnelles et s’anime de très nombreux visiteurs venus pour le hatsumōde.
Un séjour à Tokyo pendant les fêtes de fin d’année constitue une excellente occasion de découvrir la culture et l’atmosphère du Nouvel An japonais. Le hatsumōde au sanctuaire Meiji-jingū peut aussi devenir un beau souvenir de voyage.
La neige tient rarement à Tokyo, mais si elle tombe pendant le séjour, le sanctuaire revêtu de blanc offre un spectacle mystérieux.

10 sites incontournables et lieux spirituels du sanctuaire Meiji-jingū
Le sanctuaire Meiji-jingū est célèbre comme l’un des principaux lieux spirituels de Tokyo, et son domaine compte de nombreux endroits auxquels sont associés divers bienfaits.
Chaque bâtiment et installation témoigne également de gratitude et de respect envers l’empereur Meiji et l’impératrice douairière Shōken, permettant de ressentir le poids de l’histoire et de la foi.
Voici une sélection de dix sites parmi ses nombreux lieux remarquables et spirituels.
1. Le grand torii, ou deuxième torii
Dressé à la jonction des allées sud et nord, le grand torii du sanctuaire Meiji-jingū, aussi appelé deuxième torii, est un portail en bois à la présence saisissante.
Construit en cyprès de Taïwan âgé de plus de 1 500 ans, il mesure 12 m de haut, sa traverse supérieure atteint 17 m et ses piliers font 1,2 m de diamètre. Il s’agit du plus grand torii en bois de style myōjin du Japon.
Sa silhouette à la fois imposante et élégante affirme fortement son prestige d’entrée vers le domaine sacré et guide paisiblement les visiteurs venus prier.
Le centre étant considéré comme le seichū, le passage réservé aux divinités, il convient de marcher sur le côté des allées et sous les torii.

2. Le sanctuaire principal
Classé bien culturel important du Japon, le sanctuaire principal du Meiji-jingū adopte le style traditionnel sangensha nagare-zukuri, souvent employé pour les sanctuaires principaux : quatre piliers en façade formant trois travées.
La toiture en écorce de cyprès s’accorde harmonieusement avec le grain du bois de zelkova, tandis que la finesse des sculptures et les courbes vigoureuses dégagent la dignité propre à l’architecture shinto.
Un vaste espace de prière entoure le bâtiment, permettant de se recueillir tranquillement dans une atmosphère paisible.

3. Les tonneaux de saké offerts
Les hōken sakadaru sont des tonneaux particuliers destinés aux offrandes d’alcool faites dans les sanctuaires par les fidèles pour exprimer leur gratitude ou leurs prières aux divinités.
Cette pratique s’appuie sur l’ancienne coutume japonaise consistant à offrir de l’alcool aux dieux. De nombreux tonneaux de saké empilés bordent ainsi l’allée sud.
Ils ont été offerts par des producteurs de saké de tout le pays.
L’empereur Meiji ayant œuvré à l’introduction de la culture occidentale et particulièrement apprécié le vin, des fûts offerts par la France sont également alignés en face.
Le lieu offre ainsi un spectacle original mêlant traditions japonaises et occidentales.

4. Les camphriers Meoto Kusu
Les Meoto Kusu, deux imposants camphriers dressés devant le pavillon de prière, sont des arbres sacrés connus comme symboles des rencontres heureuses et de l’harmonie conjugale.
Offerts en 1920 lors de la fondation du sanctuaire Meiji-jingū, ils doivent leur nom à leur apparence de couple uni.
Ils ont grandi côte à côte sous la protection des divinités vénérées. Aujourd’hui âgés de plus de 100 ans, ils atteignent environ 17 m de haut.
Au-delà de leur majesté et du poids de leur histoire, leurs branches et leur feuillage qui semblent se rapprocher dégagent une impression chaleureuse. De nombreux fidèles joignent les mains devant les Meoto Kusu.
Ils sont également célèbres comme lieu spirituel favorisant la réussite amoureuse et la sécurité du foyer.
Ces arbres étant sacrés, il faut toutefois veiller à ne surtout pas les toucher.

5. Le jardin intérieur du sanctuaire Meiji-jingū
Le jardin intérieur du sanctuaire Meiji-jingū est un jardin japonais de promenade qui s’étend au sud du sanctuaire principal.
Ce lieu historique appartenait autrefois à de puissantes familles guerrières de l’époque d’Edo. En 1903, l’empereur Meiji le fit aménager afin que l’impératrice douairière Shōken, de santé fragile, puisse y faire de l’exercice.
Contrairement aux jardins habituels, il compte très peu d’arbres taillés et permet de se promener tranquillement dans une nature pleine de vitalité.
Avec ses quelque 83 000 m², ce vaste espace d’une verdure insoupçonnable en plein centre-ville offre des paysages différents à chaque saison.
Il regorge aussi de sites à découvrir : le champ d’iris aux fleurs multicolores, l’élégant pavillon Kakuuntei ou encore l’étang Nan-chi, dont la verdure se reflétant à la surface est apaisante.
Une contribution de 500 yens à l’entretien est demandée à l’entrée. Les horaires du jardin diffèrent de ceux du sanctuaire Meiji-jingū.

6. Le puits Kiyomasa
Le puits Kiyomasa, situé dans le jardin intérieur du sanctuaire Meiji-jingū, est l’une des sources les plus réputées de Tokyo. Selon la tradition, il aurait été creusé par Katō Kiyomasa, chef militaire de l’époque d’Edo.
Ce puits circulaire d’environ 1,2 m de diamètre est bordé de pierres couvertes de mousse. Son eau limpide, dont le débit moyen atteint 60 litres par minute, ne tarit jamais de l’année.
Depuis les temps anciens, on lui prête donc un pouvoir purificateur. Il a même fait parler de lui comme lieu spirituel censé porter chance simplement en utilisant sa photo comme fond d’écran de smartphone.
Il serait particulièrement bénéfique pour la fortune financière, et de nombreuses personnes visitent le sanctuaire Meiji-jingū spécialement pour le puits Kiyomasa.

7. Le Trésor
Situé au nord du domaine, le Trésor est un bien culturel important du Japon qui témoigne de l’histoire et des traditions de la fondation du sanctuaire Meiji-jingū.
Il fut construit en 1921 pour conserver et exposer des objets liés à l’empereur Meiji et à l’impératrice douairière Shōken.
Conçu conjointement avec Itō Chūta, grand maître de l’architecture moderne, ce bâtiment surélevé de style azekura est représentatif des débuts de l’architecture japonaise en béton armé.
Il exposait autrefois des articles de papeterie, des livres et du mobilier, désormais conservés et présentés dans le musée du Meiji-jingū mentionné plus haut.
Son atmosphère solennelle et sa silhouette majestueuse restent intactes, permettant de ressentir de près la culture et l’histoire de la famille impériale.
※Ouvert pour une durée limitée et moyennant un droit d’entrée ; consulter impérativement le site officiel pour plus de détails

8. La pierre tortue
La pierre tortue est un rocher naturel discrètement installé devant le Trésor, au bord de l’étang nord.
Comme son nom l’indique, sa forme particulière évoque une tortue regardant la surface de l’eau.
Son aspect brut, façonné par la nature au fil des siècles, s’accorde à la douceur de ses courbes et rappelle la carapace d’une tortue.
La tortue, connue pour sa longévité, est aussi considérée comme un symbole de longue vie et de prospérité. Le rocher est donc apprécié comme lieu spirituel de bon augure, auquel on attribue divers bienfaits, notamment pour la réussite professionnelle et financière.
Tout le monde peut librement toucher la pierre tortue. Une halte avant ou après la prière permettrait donc d’en recevoir la force.

9. Le sazare-ishi
Situé devant le Trésor, le sazare-ishi est un lieu spirituel populaire également classé monument naturel.
Le terme sazare-ishi désigne une grande roche formée par de petites pierres agglomérées au fil des siècles par des composants calcaires. Cette pierre de bon augure est réputée avoir un effet purificateur.
La surface du sazare-ishi du sanctuaire Meiji-jingū est rugueuse et conserve sa forme naturelle, sans avoir été façonnée par l’homme.
Le sazare-ishi mentionné dans les paroles de l’hymne national japonais, Kimigayo, est celui du sanctuaire Meiji-jingū.

10. Le musée du Meiji-jingū
Discrètement installé le long d’une allée du sanctuaire Meiji-jingū bordée d’arbres géants, le musée du Meiji-jingū a ouvert en 2019 dans le cadre du projet commémorant le centenaire de la fondation du sanctuaire.
Il conserve et expose des objets liés à l’empereur Meiji et à l’impératrice douairière Shōken, les divinités vénérées au sanctuaire Meiji-jingū.
Le musée du Meiji-jingū a été conçu par Kengo Kuma. Il se distingue par son toit à faible pente, en harmonie avec la forêt verdoyante du sanctuaire.

Forest Terrace Meiji Jingu, une halte entre deux visites
Forest Terrace Meiji Jingu, une halte entre deux visites
Forest Terrace Meiji Jingu est un complexe polyvalent situé à côté du musée du Meiji-jingū.
Son espace moderne et raffiné, imprégné de l’histoire du sanctuaire Meiji-jingū, offre aux visiteurs un moment agréable.
Il comprend des salles pouvant accueillir divers événements, des espaces de mariage, mais aussi un café, des restaurants et une boutique.
Il est idéal pour faire une pause entre deux visites ou choisir des souvenirs.

1. CAFÉ Mori no Terrace
Le CAFÉ Mori no Terrace se trouve à quelques pas de la sortie ouest de la gare de Harajuku. Sa douce façade en bois et sa terrasse attirent immédiatement le regard.
L’intérieur offre une atmosphère propice à la détente, empreinte de la chaleur et du parfum du bois naturel.
Le comptoir et le mobilier fabriqués avec des arbres morts ou endommagés du domaine du sanctuaire Meiji-jingū, ainsi que la texture propre à chaque essence, comptent parmi les attraits du lieu.
De grandes baies vitrées laissent également entrer la lumière naturelle et offrent une belle vue sur la nature changeante au fil des saisons, harmonieusement associée au torii.
La carte propose diverses boissons et collations, mais le Meiji no Yama-cha Latte est particulièrement recommandé. Préparé à partir de bancha de montagne cultivé selon des méthodes agricoles anciennes, il se caractérise par sa saveur crémeuse et peu sucrée.

2. NOODLE & RICE BOWL
NOODLE & RICE BOWL est un espace de restauration ouvert où faire une pause pendant une promenade ou une visite.
L’intérieur lumineux et paisible, entièrement aménagé en bois, compte une cinquantaine de places.
Il s’utilise facilement comme un café, seul, entre amis ou en famille.
La carte est variée : nouilles et plats de riz tels que soba ou udon aux plantes sauvages et bol de riz au kakiage de fruits de mer, mais aussi collations à emporter.
Les plats authentiques les plus recommandés sont les soba aux tempuras de crevettes, préparées avec une farine de sarrasin soigneusement sélectionnée et garnies de deux crevettes, ainsi que le riz au curry de bœuf, généreusement mijoté avec du bœuf et des oignons.

3. La boutique Mori
La boutique Mori vend de nombreux articles liés au sanctuaire Meiji-jingū, principalement de l’artisanat traditionnel et des objets japonais raffinés.
Son vaste choix comprend notamment des produits au design original disponibles uniquement sur place.
Une visite devrait permettre de trouver le souvenir idéal de la visite ou un cadeau.

5 anecdotes à connaître pour mieux apprécier le sanctuaire Meiji-jingū
Les anecdotes présentées ci-dessous peuvent sembler anodines, mais elles s’inscrivent toutes dans l’histoire et la culture traditionnelle du Japon.
En connaître le contexte devrait enrichir la visite et la promenade.
1. Une forêt naturelle créée par l’homme ? Les origines de la forêt luxuriante du sanctuaire Meiji-jingū
La forêt du sanctuaire Meiji-jingū, qui offre des paysages naturels différents à chaque saison, est également surnommée la « forêt éternelle ».
À l’origine, toute la zone présentait l’aspect d’un terrain vague, mais un projet fut lancé pour en faire la forêt tutélaire d’un sanctuaire consacré à l’empereur Meiji et à l’impératrice douairière Shōken.
Grâce à une planification minutieuse d’experts souhaitant faire pousser une forêt naturelle au cœur de Tokyo en anticipant son évolution cent ans plus tard, il fut décidé de planter principalement des arbres à feuilles persistantes, comme des chênes, des camphriers et des zelkovas.
Environ 100 000 arbres furent alors offerts depuis tout le pays et plus de 110 000 jeunes participèrent au chantier. La forêt fut achevée en 1920, année de la fondation du sanctuaire Meiji-jingū.
Après environ un siècle de croissance laissée à la succession naturelle, elle forme aujourd’hui un écosystème si riche qu’il est difficile de croire qu’elle fut plantée par l’homme, créant un espace pur qui fait oublier la ville.

2. Le rôle de l’emblème sacré visible au sanctuaire Meiji-jingū
L’emblème sacré du sanctuaire Meiji-jingū adopte un motif rare associant le chrysanthème et le paulownia.
Depuis que l’empereur retiré Go-Toba apprécia particulièrement le chrysanthème au début de l’époque de Kamakura (1185-1333), ce motif fut transmis au sein de la famille impériale de génération en génération, jusqu’à en devenir un symbole.
Sa signification varie selon le nombre de pétales. Le chrysanthème à seize pétales est l’emblème officiel réservé à la famille impériale, mais de nombreux motifs identiques sont visibles sur les bâtiments du sanctuaire Meiji-jingū.
Cela s’explique par l’absence de réglementation lors de sa fondation. Aujourd’hui, par considération pour la famille impériale, l’emblème officiel du sanctuaire associe un chrysanthème à douze pétales et un paulownia go-san no kiri.
Le paulownia, quant à lui, a notamment servi de substitut au chrysanthème et joue le rôle de symbole national. Il figure sur l’emblème du gouvernement japonais depuis l’ère Meiji jusqu’à nos jours.
Le chrysanthème présente un caractère « privé » et le paulownia un caractère « public ». Ce motif est donc propre au sanctuaire Meiji-jingū, qui vénère l’empereur Meiji et l’impératrice douairière Shōken, incarnant ces deux dimensions.

3. De nombreux cœurs au sanctuaire Meiji-jingū ?
En observant attentivement les bâtiments du sanctuaire Meiji-jingū, des formes de cœur apparaissent sur les ferrures des portes et les gegyo, ornements de toiture.
Il s’agit de l’inome, un ancien motif japonais inspiré de l’œil du sanglier. Ce symbole de bon augure est censé protéger des mauvais esprits et des incendies.
Autrefois très utilisé dans les sanctuaires et les temples, il exprimait aussi la protection des lieux sacrés.
En raison de sa forme de cœur, il est discrètement devenu populaire comme symbole de bonheur et lieu spirituel favorisant la chance en amour.
Prêter attention aux détails architecturaux plutôt que de simplement les dépasser permet de mieux profiter de la visite.

4. Pourquoi le virage mesure-t-il 88 degrés au lieu de 90 ?
Sur l’allée reliant le grand torii au sanctuaire principal se trouve un virage en angle droit appelé masugata.
Il semble mesurer 90 degrés, mais il a en réalité été volontairement fixé à 88 degrés, avec une légère inclinaison.
Le nombre 88 renvoie au chiffre 8, de bon augure au Japon car sa forme s’élargit vers le bas. Le virage est donc populaire comme lieu spirituel caché censé porter bonheur.
Il semble également atténuer l’impression rigide d’un tracé rectiligne et offrir un cheminement plus doux aux visiteurs, tout en préservant leur respect pour l’espace sacré.
La promenade devient plus intéressante en réfléchissant à la signification donnée à ce changement d’angle.

5. Avec un peu de chance, assister à un mariage shinto
Le mariage shinto est une cérémonie japonaise traditionnelle organisée dans un sanctuaire ou un édifice sacré.
Ce rituel solennel voit le couple prononcer ses vœux devant la divinité du sanctuaire. Les mariés en tenues japonaises traditionnelles traversant le domaine avec des miko et des prêtres shinto en sont une scène caractéristique.
Des mariages shinto sont également célébrés au sanctuaire Meiji-jingū. Une cérémonie dans un sanctuaire aussi prestigieux constitue une expérience particulière même pour les Japonais.
Avec un peu de chance, il est possible d’apercevoir lors d’une visite une mariée en shiromuku et un marié en haori et hakama marcher le long de l’allée.
Il s’agit d’un rare instant permettant de ressentir directement la culture traditionnelle japonaise ; il convient de l’observer en silence.

Acheter une amulette en souvenir de la visite du sanctuaire Meiji-jingū
Le sanctuaire Meiji-jingū propose au Nagadono des amulettes destinées à accompagner les souhaits des visiteurs.
Le choix est vaste : le mamorifuda, porteur du pouvoir divin d’éloigner les malheurs et d’attirer la bonne fortune, le kachimamori, destiné à prier pour la victoire sur soi-même, ou encore le nishikimori, qui protège le bonheur.
L’amulette Kaiun Kisuzu Kodama est particulièrement recommandée.
Cette amulette en forme de clochette est fabriquée à partir des arbres sacrés du domaine. Elle se distingue par la douce chaleur du bois et sa sonorité délicate, apaisante au simple contact.
Sa couleur, son grain et son son varient pour chaque exemplaire, ce qui rend chacune de ces amulettes unique.
Elle constitue un porte-bonheur personnel censé améliorer discrètement la chance de la personne qui la porte.
Les goshuin du sanctuaire Meiji-jingū, souvenirs du voyage
Un goshuin est un sceau accompagné d’une inscription calligraphiée, remis comme preuve de la visite d’un sanctuaire ou d’un temple.
Celui du sanctuaire Meiji-jingū se distingue par son dessin simple mais prestigieux : le nom du sanctuaire est inscrit d’une calligraphie sobre à l’encre noire et accompagné des sceaux rouges impériaux du chrysanthème à douze pétales et du paulownia go-san no kiri.
Autre particularité propre au sanctuaire Meiji-jingū, étroitement lié à la famille impériale : le mois et le jour sont indiqués selon le calendrier impérial kōki, dont l’an 1 correspond à l’année de l’accession au trône de l’empereur Jinmu, premier empereur du Japon.
Comme les amulettes, le goshuin est généralement remis au Nagadono, mais le lieu pouvant varier selon la période, il est conseillé de consulter au préalable le site officiel.
Il est d’usage de recevoir le goshuin après avoir prié ; il faut donc veiller à ne pas s’y rendre avant le sanctuaire principal.
Comment recevoir un goshuin du sanctuaire Meiji-jingū
- Recevoir un goshuin préécrit sur une feuille séparée : offrande de 500 yens
- Acheter le carnet à goshuin du sanctuaire Meiji-jingū avec le goshuin inclus : à partir de 1 500 yens
Les règles de visite d’un sanctuaire à connaître avant de se rendre au Meiji-jingū
Avant de visiter le sanctuaire Meiji-jingū, il est utile de connaître la bonne manière de prier afin de ne pas manquer de respect aux divinités.
Des règles précises doivent être observées, notamment pour purifier ses mains et sa bouche au temizu avant la prière et pour effectuer les salutations rituelles.
L’article ci-dessous en présente les détails.
3 sites touristiques autour du sanctuaire Meiji-jingū
Comme indiqué précédemment, le sanctuaire Meiji-jingū regorge de sites à découvrir.
Ses nombreux lieux remarquables suffisent à rendre la visite très agréable, mais les environs comptent également beaucoup de sites populaires. Voici trois des plus célèbres.
Chacun offre une nature et des paysages aussi beaux que ceux du sanctuaire Meiji-jingū et mérite une visite complémentaire.
1. Meiji Jingu Gaien
Le jardin extérieur du sanctuaire Meiji-jingū fut fondé en 1926. Centré autour de la galerie de peintures commémorative Meiji, il permet de profiter de différentes installations sportives, dont le stade de baseball Meiji Jingu, ainsi que de la nature au fil des saisons.
Son allée de ginkgos d’environ 300 m, reliant l’avenue Aoyama-dōri à la galerie, est célèbre. En automne, elle forme un magnifique tunnel doré. Au printemps, près de 400 cerisiers fleurissent, et ceux qui entourent la galerie offrent un spectacle particulièrement impressionnant.

2. Parc de Yoyogi
Sur ses 544 711,27 m², le vaste parc de Yoyogi offre un paysage riche en eau et en verdure, insoupçonnable en plein centre de Tokyo.
Une route sépare le parc forestier au nord de la zone de places au sud, qui comprend notamment une scène en plein air et un stade.
Au printemps, environ 800 cerisiers atteignent leur pleine floraison. Les abords des bassins et fontaines, au sud de la place centrale, sont particulièrement appréciés pour admirer les fleurs.

3. Rue Takeshita
Cette rue commerçante d’environ 350 m s’étend de la gare de Harajuku jusqu’à l’avenue Meiji-dōri.
Elle compte de nombreuses boutiques proposant des articles de mode originaux difficiles à trouver ailleurs et attire l’attention du monde entier comme foyer des tendances.
Chaque jour, elle est bondée, surtout de jeunes. Entre 11 h et 18 h, aux heures de plus forte affluence, elle devient une zone piétonne interdite aux véhicules.

3 restaurants populaires autour du sanctuaire Meiji-jingū
Voici trois restaurants recommandés pour déjeuner ou dîner lors d’une visite du sanctuaire Meiji-jingū.
Cette sélection réunit des établissements populaires aux emplacements, types de cuisine et caractéristiques variés, adaptés à différentes situations et différents budgets.
Ces informations permettront de choisir un restaurant près de la gare ou un établissement intéressant pour passer un agréable moment.
1. Omotesando Ukai-tei
Un restaurant d’exception situé à Omotesando, l’un des quartiers les plus raffinés de Tokyo. Derrière ses portes s’ouvre un univers somptueux et prestigieux, où du mobilier Art déco orne un espace reconstruit à partir d’une maison de commerce de Kanazawa vieille de 150 ans.
Dans ce cadre chargé d’histoire sont servis de nombreux plats préparés sans compromis avec les meilleurs ingrédients soigneusement sélectionnés, notamment le bœuf noir japonais Ukai et des produits de la mer frais. La table du chef, où les plats sont préparés sous les yeux des convives, constitue l’un des attraits du restaurant.

2. sincere
Ce restaurant français accessible uniquement sur réservation se trouve à environ trois minutes à pied de la station Kita-sandō, sur la ligne Fukutoshin du métro. Il détient une étoile au Guide Michelin depuis 2019.
Malgré son emplacement en demi-sous-sol, l’intérieur est spacieux et comprend des tables ainsi qu’une terrasse. La cuisine ouverte, disposée pour être visible depuis chaque place, offre un spectacle vivant tandis que ses plats évoquent les quatre saisons du Japon.
La cuisine française classique utilise abondamment des produits de saison, tout en faisant preuve d’une grande originalité.

3. PEANUTS Cafe SUNNY SIDE kitchen
Un adorable café où les personnages de la bande dessinée PEANUTS de Charles M. Schulz, notamment Snoopy et Charlie Brown, accueillent les visiteurs. Son thème est « une alimentation saine qui rend la journée heureuse ».
Toute la journée, la carte propose des créations propres au PEANUTS Cafe, telles que les pancakes de Snoopy, moelleux grâce à une pâte à base de farine de riz enrichie de meringue, ou le latte art Snoopy et ses amis, exclusif à l’établissement de Harajuku.
Les cinq salles thématiques, entièrement privatisables et chacune aménagée selon un univers particulier, sont également appréciées.

3 centres commerciaux recommandés autour du sanctuaire Meiji-jingū
Les nombreux centres commerciaux autour du sanctuaire Meiji-jingū permettent également de profiter du shopping.
Voici trois sites emblématiques accessibles à pied depuis le sanctuaire.
Ils offrent de fortes chances de découvrir les dernières tendances japonaises et des articles originaux, et méritent une visite avant ou après le sanctuaire.
1. Laforet Harajuku
Ouvert en 1978, ce site commercial emblématique de Harajuku a joué un rôle majeur dans la transformation de ce quartier, alors fréquenté par un nombre croissant de jeunes attirés par la mode, l’art et la musique, en véritable foyer des dernières tendances.
Du niveau B1,5 au 5e étage, de nombreuses boutiques populaires proposent des vêtements, des accessoires et divers articles à la forte personnalité, dignes d’un haut lieu des tendances.

2. Tokyu Plaza Omotesando « Omokado »
Situé au cœur du secteur d’Omotesando et Harajuku, ce centre commercial rassemble des marques populaires japonaises et internationales.
Les espaces commerciaux s’étendent du premier sous-sol au 5e étage et réunissent des boutiques originales de mode, d’objets divers et d’accessoires.
Son offre particulièrement riche en boutiques de cosmétiques fait notamment parler d’elle.

3. WITH HARAJUKU
Ce complexe se dresse à l’entrée de Harajuku, quartier qui ne cesse de diffuser sa culture originale dans le monde. Dans le bâtiment de trois sous-sols et dix étages, une grande variété de boutiques de mode, d’articles de style de vie, de cosmétiques et de restaurants se concentre entre le deuxième sous-sol et le 3e étage. Des enseignes de mode à bas prix comme Uniqlo et H&M y sont également présentes, couvrant aussi bien les tendances que les besoins quotidiens.
Le bâtiment s’inspire du mont Genji, qui se trouvait autrefois à cet emplacement. Ses terrasses, aménagées dans différentes directions, sont ornées de structures en bois et de verdure, créant un paysage évoquant une forêt.

Carte touristique des environs du sanctuaire Meiji-jingū
Questions fréquentes sur le sanctuaire Meiji-jingū
Q
Quelles divinités sont vénérées au sanctuaire Meiji-jingū ?
Le sanctuaire est consacré à l’empereur Meiji, qui posa les fondations du Japon moderne, et à son épouse, l’impératrice douairière Shōken.
Q
Quels bienfaits sont associés au sanctuaire Meiji-jingū ?
Il favoriserait notamment la réussite amoureuse et les rencontres heureuses, mais aussi la prospérité des affaires et la réussite aux examens.
Q
Combien de temps faut-il prévoir pour visiter le sanctuaire Meiji-jingū ?
Cela dépend du type de visite et de son objectif, mais il faut compter environ 30 minutes pour la prière seule et autour de 2 heures pour parcourir l’ensemble du domaine.
Conclusion
Cet article a présenté les attraits du sanctuaire Meiji-jingū, en mettant l’accent sur ses sites remarquables et ses lieux spirituels.
Ce lieu permet de ressentir profondément la culture traditionnelle, l’histoire et la beauté naturelle du Japon. Ces informations permettront d’y prier, mais aussi de prendre le temps de parcourir son domaine.
Pour un séjour touristique à Tokyo, l’article suivant réunit également les sites absolument incontournables, les quartiers commerçants et bien plus encore.

