Réservé aux hôtes ! Découvrir la vie locale en s’initiant à un savoir-faire vieux de 5 000 ans : la couverture en chaume

Réservé aux hôtes ! Découvrir la vie locale en s’initiant à un savoir-faire vieux de 5 000 ans : la couverture en chaume

Dernière mise à jour :
Rédigé par :  GOOD LUCK TRIP

Les maisons au toit de chaume sont couvertes de « kaya », des graminées. Utilisées depuis longtemps comme habitations au Japon, elles disparaissent rapidement depuis quelques années en raison de l’évolution des modes de vie et de la raréfaction des matériaux. Située au centre de la préfecture de Kyoto, la commune de Miyama, riche en espaces naturels, abrite de nombreuses maisons au toit de chaume bien conservées, construites à l’époque d’Edo (1603-1867). Ses paysages, qui changent au fil des saisons, sont également très appréciés et attirent l’attention à l’étranger pour leur décor emblématique du Japon d’autrefois.

Le village de Kayabuki no Sato, dans le quartier de Chii à Miyama, rassemble 39 maisons au toit de chaume. Avec les rizières et les forêts environnantes, il a été classé en 1993 comme secteur national important de préservation des ensembles de bâtiments traditionnels.
Le village de Kayabuki no Sato, dans le quartier de Chii à Miyama, rassemble 39 maisons au toit de chaume. Avec les rizières et les forêts environnantes, il a été classé en 1993 comme secteur national important de préservation des ensembles de bâtiments traditionnels.

Les toits de chaume ne sont pas propres à la culture japonaise : cette architecture existe également en Europe, notamment dans les pays nordiques. Le chaume connaît aujourd’hui un véritable essor dans le monde. Sa forme varie légèrement selon les pays et les régions. À Miyama, les toits de chaume se distinguent par leurs courbes douces et arrondies ainsi que par la beauté de leur surface, uniformément égalisée jusqu’aux extrémités. Tous les 20 ans, il faut remplacer le « kaya » du toit. Cette opération est appelée « fukikae ». L’occasion de découvrir la vie dans un satoyama à travers ce travail qui concentre le savoir-faire quotidien et le sens esthétique des habitants.

Direction la maison traditionnelle où se déroule le séjour, à environ 10 minutes en voiture. L’expérience a lieu dans une dépendance attenante.
Direction la maison traditionnelle où se déroule le séjour, à environ 10 minutes en voiture. L’expérience a lieu dans une dépendance attenante.

Un artisan enseigne directement le « fukikae » de Miyama, un savoir-faire soigneusement préservé et transmis !

Un artisan qui entretient réellement les toits de chaume de Miyama enseigne les opérations de base. Après une vidéo présentant toute la procédure, l’histoire du chaume, les styles étrangers et une expérience expliquant pourquoi ces toits ne laissent pas passer la pluie, place à la pratique ! Il faut un peu de temps pour acquérir le tour de main, mais l’artisan répète patiemment ses explications autant de fois que nécessaire. Le parfum frais du « kaya » est lui aussi apaisant. Autrefois, les toits de chaume étaient entretenus grâce au « tanomoshikō », un système d’entraide entre villageois. Répartis entre rôles de villageois et d’artisans, les participants reconstituent un chantier de chaume d’autrefois.

L’artisan explique comment poser le chaume ainsi que les différences de style entre les pays.
L’artisan explique comment poser le chaume ainsi que les différences de style entre les pays.
Certains des outils utilisés pour remplacer le chaume, dont les deux à gauche, sont également fabriqués à la main par l’artisan. Chaque artisan a ses propres préférences, et certains utiliseraient une vingtaine d’outils différents.
Certains des outils utilisés pour remplacer le chaume, dont les deux à gauche, sont également fabriqués à la main par l’artisan. Chaque artisan a ses propres préférences, et certains utiliseraient une vingtaine d’outils différents.
Une corde est passée autour des poteaux de la structure puis solidement nouée afin de bien fixer le chaume et de l’empêcher de se détacher.
Une corde est passée autour des poteaux de la structure puis solidement nouée afin de bien fixer le chaume et de l’empêcher de se détacher.
Les parties saillantes sont frappées en diagonale de bas en haut afin d’uniformiser la forme. Toute cette série d’opérations est ensuite répétée.
Les parties saillantes sont frappées en diagonale de bas en haut afin d’uniformiser la forme. Toute cette série d’opérations est ensuite répétée.

Après l’expérience, détente dans une élégante maison traditionnelle

Après l’expérience de la couverture en chaume, place à la détente dans une maison traditionnelle typiquement japonaise. Entièrement privatisée pour un seul groupe, elle permet de séjourner en toute tranquillité. Il est également recommandé de s’asseoir sur l’engawa pour déguster des pâtisseries japonaises et du thé tout en contemplant la nature luxuriante. Un service d’approvisionnement en ingrédients permet aussi de cuisiner librement des légumes locaux, du gibier et d’autres produits. Dotée d’un minibar, d’une tireuse à bière et d’une cave à vin, la maison peut aussi servir de refuge pour adultes souhaitant apprécier quelques boissons alcoolisées.

Une atmosphère moderne et confortable, tout en conservant les pièces japonaises et l’engawa typiques du pays.
Une atmosphère moderne et confortable, tout en conservant les pièces japonaises et l’engawa typiques du pays.
Laissez-vous apaiser par les magnifiques paysages qui changent au fil des saisons et par le murmure du ruisseau limpide qui coule à proximité.
Laissez-vous apaiser par les magnifiques paysages qui changent au fil des saisons et par le murmure du ruisseau limpide qui coule à proximité.

Voici l’établissement où vivre cette expérience !