Une authentique expérience de zazen dans un temple zen au cadre pittoresque – Shinshoji Zen Museum and Gardens

Une authentique expérience de zazen dans un temple zen au cadre pittoresque – Shinshoji Zen Museum and Gardens

Dernière mise à jour :
Rédigé par :  GOOD LUCK TRIP

Le Tenshinzan Shinshoji est un temple de l’école Kennin-ji de la branche Rinzai, fondé en 1965. Son enceinte, où se dressent notamment une pagode tahoto, le Mumyoin et un centre zen international, constitue le « Shinshoji Zen Museum and Gardens », un lieu permettant de découvrir l’univers du zen, qui suscite l’intérêt au Japon comme à l’étranger.
Le temple propose aux visiteurs une expérience très appréciée de la pratique zen, qui permet de se recentrer sur soi-même à travers le zazen et la copie de sutras.

S’essayer au zazen en prenant conscience de la respiration, essentielle au corps

Cet article présente une expérience zen à la journée. Lancée il y a environ cinq ans, elle attire des Japonais intéressés par le zazen, ainsi que quelques visiteurs étrangers.
Après l’accueil vient tout d’abord la séance de zazen. Grâce aux explications détaillées du supérieur du temple, même les débutants peuvent pratiquer le zazen authentique en toute sérénité. L’élément clé est la « respiration » : les techniques respiratoires permettent d’harmoniser le corps et l’esprit.

Le zazen se pratique dans le Daiketsudo du centre zen international
Le zazen se pratique dans le Daiketsudo du centre zen international
Le zazen trouve ses origines dans le yoga indien. Il est important de respirer profondément, comme pour faire entrer l’énergie dans le corps
Le zazen trouve ses origines dans le yoga indien. Il est important de respirer profondément, comme pour faire entrer l’énergie dans le corps

Rester concentré pendant le repas, qui fait aussi partie de la pratique

Après le zazen vient le repas, qui fait lui aussi partie de la pratique. Les moines mangent selon un rituel précis. Avant de commencer, ils récitent tout d’abord un sutra appelé « Gokan no ge ». Le plat servi est le « Shinshoji udon ». Au Kennin-ji, temple principal du Shinshoji, des udon trempés dans l’eau chaude sont consommés au déjeuner les jours du mois comportant un quatre ou un neuf.
Au Gokando, le repas est pris en suivant un rituel inspiré de la manière de manger des moines en formation. Dans la pratique monastique, de nombreuses règles précises encadrent également le repas. L’expérience n’est bien sûr pas aussi stricte que la véritable formation, mais elle permet de vivre quelque chose de similaire à ce que connaissent les moines.

Le Gokando, où déguster les Shinshoji udon (de 11 h à 15 h ; dernière admission à 14 h 30)
Le Gokando, où déguster les Shinshoji udon (de 11 h à 15 h ; dernière admission à 14 h 30)
Shinshoji udon (1 500 yens). Ils se mangent dans les bols (jihatsu) et avec les baguettes (unsuibashi) réellement utilisés dans les monastères.※ Droit d’entrée au temple en supplément ; la photo montre une portion pour deux personnes
Shinshoji udon (1 500 yens). Ils se mangent dans les bols (jihatsu) et avec les baguettes (unsuibashi) réellement utilisés dans les monastères.※ Droit d’entrée au temple en supplément ; la photo montre une portion pour deux personnes

Se libérer des pensées parasites et s’absorber dans la copie de sutras

La copie de sutras, ou « shakyo », se pratique dans le Hibutsudo, où se trouve une statue d’Amida Nyorai debout. Bien qu’il s’agisse d’écrire des caractères, son sens profond est le même que celui du zazen. Le zazen apaise l’esprit en se concentrant sur la respiration, tandis que le shakyo l’apaise en se concentrant sur l’écriture. L’important n’est pas tant d’écrire avec élégance et habileté que d’y consacrer toute son attention. Le shakyo a également valeur de prière, et le texte copié est offert au Bouddha.

Au Shinshoji, les participants copient le « Sutra du Cœur »
Au Shinshoji, les participants copient le « Sutra du Cœur »

Après la pratique, une pause autour d’un thé et d’une douceur

À l’origine, ce bâtiment servait de résidence aux supérieurs successifs et de lieu d’étude aux moines en formation
À l’origine, ce bâtiment servait de résidence aux supérieurs successifs et de lieu d’étude aux moines en formation

Même une pratique rigoureuse nécessite parfois une pause. Au Gankuin, qui fait aujourd’hui office de salon de thé, un assortiment de sencha et de pâtisserie japonaise est servi. Ce moment faisait lui aussi initialement partie de la pratique et obéit à un rituel précis, mais il permet de souffler un peu.
Le Gankuin est un bâtiment transféré depuis l’Eigen-ji, dans la préfecture de Shiga. Construit en 1377, il fut détruit par les flammes lors d’un conflit, puis rebâti en 1563. L’occasion d’apprécier pleinement ce bâtiment doté d’une profonde importance historique.

Assortiment de sencha (800 yens).※ Droit d’entrée au temple en supplément
Assortiment de sencha (800 yens).※ Droit d’entrée au temple en supplément

Shinshoji Zen Museum and Gardens

Le Shinshoji considère toute son enceinte comme un musée et fait découvrir les attraits du zen, de l’art, de l’architecture et des jardins. On peut simplement prendre plaisir à admirer les édifices et les jardins, parmi lesquels le pavillon artistique « Kohtei », le bureau du temple « Shodo » conçu par Terunobu Fujimori, le Shogondo qui expose en permanence des peintures zen de Hakuin, moine du milieu de l’époque d’Edo, le jardin Shoshintei situé immédiatement après la porte principale, ou encore le jardin sec réalisé par Kinsaku Nakane devant le bâtiment principal. Avec ses espaces de restauration et ses bains, ce lieu très apprécié permet de découvrir le zen de façon agréable.

Shinshoji Zen Museum and Gardens

Horaires
De 9 h à 17 h (dernière admission à 16 h 30)
Droit d’entrée
Adultes : 1 800 yens ; lycéens et étudiants : 1 000 yens ; collégiens et élèves du primaire : 500 yens
Entièrement construite en zelkova, la porte principale provient de l’ancienne résidence du prince Kaya à Kyoto
Entièrement construite en zelkova, la porte principale provient de l’ancienne résidence du prince Kaya à Kyoto
Le jardin du « Mumyoin » a été conçu par Kinsaku Nakane, surnommé le « Kobori Enshu de l’ère Showa »
Le jardin du « Mumyoin » a été conçu par Kinsaku Nakane, surnommé le « Kobori Enshu de l’ère Showa »
Le « Shogondo » conserve plus de 200 œuvres calligraphiques à l’encre de Hakuin, exposées par roulement
Le « Shogondo » conserve plus de 200 œuvres calligraphiques à l’encre de Hakuin, exposées par roulement

Voici l’établissement où vivre cette expérience !