
19 sites incontournables pour une première visite à Kyoto
Kyoto est une destination touristique très prisée au Japon comme à l’étranger.
La ville conserve de nombreux édifices d’une grande valeur historique et compte 17 biens culturels inscrits au patrimoine mondial.
Grâce à une réglementation visant à préserver ses paysages urbains anciens et harmonieux, l’atmosphère propre à l’ancienne capitale se retrouve non seulement dans ses édifices et ses sites touristiques, mais aussi dans la ville elle-même.
Avec ses nombreux lieux d’intérêt, hébergements et restaurants, il peut être difficile de savoir par où commencer.
Cet article présente aux personnes qui visitent Kyoto pour la première fois les sites incontournables ainsi qu’une sélection d’hébergements et de restaurants.
À quoi ressemble Kyoto ?
La préfecture de Kyoto se situe dans la région du Kansai, près du centre de Honshu.
Après le transfert de la capitale de Nagaoka à Kyoto en 794, la ville a prospéré comme capitale du Japon jusqu’à la restauration de Meiji.
Riche en patrimoine historique, notamment en sanctuaires et en temples, Kyoto a préservé ses paysages. Toute la ville conserve ainsi l’atmosphère paisible propre à une ancienne capitale.
La préfecture de Kyoto compte environ 300 biens culturels importants classés au niveau national dans la catégorie des édifices.
Il n’est pas exagéré de dire que c’est l’un des lieux où l’histoire, la culture et les traditions japonaises sont les plus présentes.

Quelle est la meilleure saison pour visiter Kyoto ?
Le printemps et l’automne sont sans conteste les meilleures saisons pour visiter Kyoto.
L’harmonie des sanctuaires et des temples avec les cerisiers en fleurs au printemps ou les feuillages colorés en automne permet de ressentir toute la sensibilité japonaise.
Au printemps, le Daigo-ji, le sanctuaire Heian-jingu et le To-ji deviennent de célèbres sites d’observation des cerisiers, qui fleurissent à profusion dans leur enceinte.
En automne, les arbres du Kiyomizu-dera et du Kodai-ji se parent de couleurs, offrant des espaces majestueux et mystérieux à parcourir.


Exemples de tenues selon la saison à Kyoto
- Printemps (mars à mai) : veste légère et pull fin
- Été (juin à août) : vêtements légers et manches courtes
- Automne (septembre à novembre) : veste légère ou manteau
- Hiver (décembre à février) : manteau, pull épais ou veste chaude
Comment se rendre à Kyoto ?
En Shinkansen, Kyoto se trouve à 2 h 10 de Tokyo et, par beau temps, il est possible d’admirer le mont Fuji depuis le train.
Le trajet dure également 34 minutes depuis Nagoya et environ 20 minutes depuis Osaka. Un circuit à travers Kyoto, Nagoya et Osaka, grandes villes de la région du Kansai, est donc également recommandé.
Principaux moyens de transport pour visiter Kyoto
Kyoto étant l’une des principales destinations touristiques du Japon, son réseau de transports en commun est bien développé : métro municipal, lignes JR, compagnies ferroviaires privées et bus.
Le bus est le principal moyen de déplacement dans la ville de Kyoto, où se concentrent de nombreux sites touristiques. Des arrêts se trouvent toujours à proximité de ces derniers.
Le métro compte deux lignes qui desservent Kyoto et Uji, une solution idéale pour éviter de perdre du temps dans les embouteillages.
19 sites incontournables pour une première visite à Kyoto
À Kyoto, les édifices et les maisons de ville traditionnelles ayant conservé leur charme malgré les guerres et les changements d’époque s’harmonisent avec une nature généreuse au fil des quatre saisons. L’atmosphère propre à l’ancienne capitale se ressent partout dans la ville.
Voici les sites incontournables pour profiter pleinement des attraits de Kyoto.
1. Kiyomizu-dera
Fondé en 778, le temple a été inscrit au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO en 1994.
Son enceinte de 130 000 m², qui s’étend à flanc du mont Otowa, abrite plus de 30 bâtiments religieux et monuments, dont des trésors nationaux et des biens culturels importants.
Le Kiyomizu-dera offre un spectacle différent à chaque saison : cerisiers au printemps, verdure en été, feuillages colorés en automne et neige en hiver.
Au sommet de la pente se dresse la porte Niomon, d’un rouge vermillon éclatant. Plus haut, après les marches, apparaît la pagode à trois étages, haute d’environ 31 m. Comptant parmi les plus hautes du Japon, elle offre un superbe panorama sur Kyoto.

2. Fushimi Inari Taisha
Fondé en 711, ce sanctuaire est le siège principal des quelque 30 000 sanctuaires Inari du Japon, vénérés pour l’abondance des récoltes, la prospérité des affaires, la sécurité du foyer, la guérison des maladies et l’accomplissement des vœux.
Son site le plus remarquable est le Senbon Torii, où des portiques vermillon forment un tunnel derrière le bâtiment principal. Cette tradition a commencé avec les portiques offerts par les fidèles en signe de prière et de gratitude. Il y en aurait plus de 10 000 sur l’ensemble du mont Inari.

3. Kinkaku-ji
Ce temple trouve son origine dans la résidence Kitayama-dono d’Ashikaga Yoshimitsu, troisième shogun du shogunat de Muromachi.
La cloche du beffroi situé juste après l’entrée remonte à l’époque de Kamakura. Elle est accordée selon le mode oshikicho, proche du la occidental.
Le surnom Kinkaku-ji, « temple du Pavillon d’or », vient du reliquaire couvert de feuilles d’or qui se dresse devant l’étang.
Son toit en bardeaux de cyprès sawara superposés et l’or pur fixé à la laque sur les deuxième et troisième niveaux témoignent encore aujourd’hui de la splendeur d’Ashikaga Yoshimitsu.

4. Nidec Kyoto Tower
La tour se dresse juste devant les portiques de la gare de Kyoto.
Construite à l’image d’un phare éclairant la ville, elle culmine à 131 m et constitue le plus haut bâtiment de Kyoto.
Depuis son ouverture en 1964, elle a accueilli plus de 32 millions de visiteurs.
L’observatoire situé à 100 m du sol offre une vue panoramique sur toute la ville. Par beau temps, les télescopes gratuits permettent même d’apercevoir Osaka.

5. Nanzen-ji
À la fin du XIIIe siècle, l’empereur retiré Kameyama, qui avait repoussé à deux reprises les invasions mongoles des Yuan, devint empereur cloîtré et fit de ce lieu le premier temple zen du Japon fondé sur ordre impérial.
Après la construction des principaux bâtiments par Kian Soen, le grand moine Yishan Yining, envoyé au Japon comme émissaire des Yuan, lui succéda.
La plupart des bâtiments actuels datent de l’époque d’Edo ou d’une période ultérieure. Le hojo, classé trésor national, est un bâtiment du palais impérial de Kyoto construit par Toyotomi Hideyoshi puis transféré ici à l’époque d’Edo. Il est célèbre pour ses somptueuses peintures sur cloisons de l’école Kano, caractéristiques de l’art de Momoyama, ainsi que pour ses sculptures attribuées à Hidari Jingoro et son jardin de pierres conçu par Kobori Enshu.

6. Château de Nijo
Le château de Nijo fut achevé en 1603 par Tokugawa Ieyasu, qui avait unifié le pays après sa victoire à la bataille de Sekigahara en 1600, afin d’en faire sa base à Kyoto.
Ce site historique possède plus de 410 ans d’histoire comme château situé au cœur de la capitale. En 1994, il a été inscrit au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO parmi les « Monuments historiques de l’ancienne Kyoto ».
Le premier palais construit au château de Nijo ne fut pas le palais Honmaru, mais le palais Ninomaru. La porte Karamon, surmontée d’un somptueux pignon ondulé placé plus haut que le mur d’enceinte et richement décorée de sculptures et de ferrures sous l’avant-toit, fut ajoutée plus tard à l’occasion de la visite de l’empereur Go-Mizunoo.

7. Sanctuaire Kifune-jinja
Situé le long de la rivière Kifune, au pied du mont Kifune dans l’arrondissement de Sakyo à Kyoto, ce sanctuaire consacré à Takaokami-no-kami, divinité de l’eau, est le siège principal d’environ 2 000 sanctuaires dédiés aux divinités aquatiques dans tout le Japon.
La date précise de sa fondation est inconnue, mais des archives mentionnent la reconstruction de ses bâtiments en 677, sous le règne de l’empereur Tenmu. Avec plus de 1 300 ans d’histoire, il est considéré comme l’un des plus anciens sanctuaires du Japon.
Son enceinte est répartie sur trois sites distincts : le sanctuaire principal, le sanctuaire intérieur et le Yui-no-yashiro. Devant le bâtiment principal, une eau de montagne limpide jaillit sans cesse d’un mur de pierre et est vénérée comme eau sacrée.

8. Sanctuaire Yasaka-jinja
Consacré à Susanoo-no-Mikoto, Kushiinadahime-no-Mikoto et Yahashira-no-Mikogami, il est le sanctuaire principal d’environ 2 300 sanctuaires Yasaka et autres sanctuaires associés dédiés à Susanoo-no-Mikoto dans tout le Japon.
La porte ouest, située à l’extrémité orientale de Shijo-dori, l’une des grandes artères de Kyoto, symbolise le paysage du quartier de Higashiyama et est classée bien culturel important du Japon.
Sa silhouette vermillon, visible de loin, en fait un lieu très apprécié pour les photos.
Le bâtiment principal consacré aux divinités est quant à lui classé trésor national. Reconstruit par Tokugawa Ietsuna, quatrième shogun du shogunat d’Edo, il présente un style architectural unique appelé Gion-zukuri, dans lequel le sanctuaire principal et l’oratoire sont réunis sous un même toit.

9. Sanctuaire Heian-jingu
Ce sanctuaire relativement récent fut fondé en 1895 pour commémorer le 1 100e anniversaire du transfert de la capitale à Heian-kyo.
Ses bâtiments reproduisent le Chodoin, salle d’audience où se tenaient d’importantes cérémonies à Heian-kyo. Les édifices vermillon alignés dans l’enceinte sont magnifiques et donnent l’impression de voyager à l’époque de Heian dès que l’on y pénètre.
Le site regorge de points d’intérêt et de biens culturels importants du Japon, notamment le majestueux Daigokuden, inspiré du bâtiment principal du Chodoin, ainsi que les tours Byakko-ro et Soryu-ro aux détails raffinés.

10. To-ji
Ce temple fut construit avec le Sai-ji deux ans après le transfert de la capitale à Heian-kyo, en 794.
Le Sai-ji tomba en ruine à la fin de l’époque de Heian, tandis que les bâtiments du To-ji furent reconstruits à plusieurs reprises après avoir été détruits par des incendies.
Le Kondo construit par Toyotomi Hideyori et la pagode à cinq étages édifiée par Tokugawa Iemitsu subsistent encore aujourd’hui et sont tous deux classés trésors nationaux.
Située derrière l’étang Hyotan, la pagode à cinq étages mesure environ 55 m et constitue la plus haute pagode en bois du Japon.

11. Byodo-in
Cette ancienne villa de Fujiwara no Michinaga, puissant personnage de l’époque de Heian, fut héritée par son fils Yorimichi, qui la transforma en temple en 1052.
Le site fut inscrit au patrimoine mondial en 1994. Après sa restauration en 2014, il aurait retrouvé une apparence proche de celle de sa fondation.
Le pavillon Amida, qui abrite la statue principale d’Amida Nyorai, est incontournable.
Sa majestueuse symétrie ne manque pas de fasciner. À l’époque de sa construction, la croyance en une renaissance dans la Terre pure était très répandue, et l’édifice fut conçu à l’image d’un palais du paradis bouddhique.

12. Pont Togetsukyo
Ce pont aurait été construit au début du IXe siècle, durant l’époque de Heian. Emporté à plusieurs reprises, il fut chaque fois reconstruit.
Son nom viendrait de l’empereur retiré Kameyama, à l’époque de Kamakura, qui observa la lune se déplacer comme si elle traversait le pont.
Représenté dans de nombreuses estampes ukiyo-e, notamment par Utagawa Hiroshige et Katsushika Hokusai, il est devenu l’un des paysages emblématiques d’Arashiyama.

13. Marché de Nishiki et association de promotion de la rue commerçante Kyoto Nishiki
Le marché de Nishiki se trouve dans Nishikikoji-dori, au nord de Shijo-dori, l’artère principale de Kyoto.
Surnommé « la cuisine de Kyoto », il réunit légumes de Kyoto, poissons d’eau douce du lac Biwa, congre hamo, tile, limande sasa, yuba, gluten de blé frais, légumes marinés et bien d’autres produits. On y trouve presque tous les ingrédients propres à Kyoto.
Environ 130 boutiques bordent les deux côtés de cette rue couverte longue d’environ 390 m d’est en ouest.
Elles proposent tant de spécialités de Kyoto qu’il est difficile de choisir : beignets au lait de soja, brioches au gluten frais, tempura de pâte de poisson ou croquettes à la crème de yuba.

14. Hanamikoji-dori
Hanamikoji-dori est l’artère principale qui traverse Gion du nord au sud, de Sanjo au Kennin-ji.
Malgré son nom de « petite rue », c’est une voie assez large bordée de commerces et de maisons élégantes, très fréquentée par les touristes.
Le secteur au sud de Shijo-dori est celui qui conserve le mieux le charme traditionnel de l’ancien quartier de maisons de thé.
Le paysage urbain actuel s’est formé lorsque les maisons de thé qui se trouvaient auparavant sur Shijo-dori et au nord furent regroupées au sud entre les ères Meiji et Taisho.

15. Ryoan-ji
Ce temple zen de l’école Myoshin-ji de la branche Rinzai est inscrit au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO parmi les « Monuments historiques de l’ancienne Kyoto ».
En 1450, à l’époque de Muromachi, Hosokawa Katsumoto, administrateur du shogunat, acquit la résidence de montagne de la famille Tokudaiji et fonda le temple en invitant le maître zen Giten Gensho, cinquième patriarche du Myoshin-ji, à en devenir le premier supérieur.
Le jardin du hojo, célèbre jardin de pierres classé site historique et lieu de beauté pittoresque spéciale, est un jardin sec plat entouré de murs sur trois côtés.
Après les éloges d’Élisabeth II lors de sa visite officielle en 1975, ce jardin devint célèbre au Japon comme à l’étranger comme une expression suprême de l’art abstrait.

16. Ninna-ji
Ce temple principal de l’école Omuro du bouddhisme Shingon est inscrit au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO parmi les « Monuments historiques de l’ancienne Kyoto ».
Sa construction débuta en 886, au début de l’époque de Heian, sur ordre du 58e empereur Koko. Le temple fut fondé en 888 par son successeur, l’empereur Uda. Son nom Ninna vient de l’ère du même nom.
Le Kondo situé au fond de l’enceinte est l’ancien Shishinden du palais impérial de Kyoto, construit à l’époque de Momoyama puis transféré ici durant l’ère Kan’ei, au début de l’époque d’Edo (1624-1645).
Précieux vestige de l’architecture palatiale de l’époque, il est le seul bâtiment du Ninna-ji classé trésor national.

17. Sanjusangen-do
Le Sanjusangen-do se trouve dans l’arrondissement de Higashiyama à Kyoto, non loin de la gare.
Son bâtiment principal mesure environ 120 m de long, une longueur exceptionnelle à l’échelle mondiale pour une construction en bois.
L’alignement de plus de 1 000 statues debout de Kannon aux mille bras dans le pavillon principal est véritablement spectaculaire.
L’enceinte conserve également l’immense porte sud et le mur de terre Taiko-bei, construits par le seigneur de guerre Toyotomi Hideyoshi durant l’époque Azuchi-Momoyama (1573-1603). Tous deux sont classés biens culturels importants du Japon.

18. Ginkaku-ji
Ce temple trouve son origine dans le Higashiyama-dono, résidence de montagne construite par Ashikaga Yoshimasa, huitième shogun du shogunat de Muromachi. Comme le Kinkaku-ji, il est un temple secondaire extérieur du Shokoku-ji, c’est-à-dire un ermitage de retraite construit séparément du temple principal puis transformé en temple. Après la mort de Yoshimasa, il fut nommé Jisho-ji d’après son nom bouddhique posthume.
Alors que le Kinkaku-ji a perdu presque tous ses bâtiments d’origine, le Ginkaku-ji conserve le pavillon Kannon et le Togudo dans leur forme initiale, transmettant ainsi jusqu’à nos jours la culture de Higashiyama.

19. Sanctuaire Kamigamo-jinja (Kamo Wakeikazuchi-jinja)
Ce sanctuaire compte parmi les plus anciens de Kyoto. Selon la tradition, sa divinité Kamo Wakeikazuchi Okami serait descendue sur le mont Koyama, au nord-nord-ouest du bâtiment principal, à l’époque mythique. En 678, durant la sixième année de l’ère Hakuho sous l’empereur Tenmu, le puissant clan local Kamo aurait construit les premiers bâtiments du sanctuaire.
Kamigamo-jinja est son nom usuel ; son nom officiel, Kamo Wakeikazuchi-jinja, reprend celui de la divinité vénérée.
Sa vaste enceinte entourée d’une nature généreuse compte plus de 60 bâtiments, dont 2 sont classés trésors nationaux et 41 biens culturels importants.
En 1994, l’ensemble de son domaine sacré a également été inscrit au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO parmi les « Monuments historiques de l’ancienne Kyoto ».

5 expériences à vivre à Kyoto
Voici cinq expériences à intégrer à tout itinéraire touristique à Kyoto.
Cette sélection facilitera l’organisation du séjour tout en permettant de profiter pleinement des attraits de la ville.
1. Contempler Kyoto depuis la scène du Kiyomizu-dera
Le Kiyomizu-dera est l’un des sites les plus emblématiques de Kyoto. La « scène de Kiyomizu », qui s’avance depuis le bâtiment principal, offre un panorama sur toute la ville.
Le paysage change profondément au fil des saisons : cerisiers en fleurs au printemps, verdure en été, feuillages colorés en automne et neige en hiver.
Le matin est particulièrement recommandé, car les touristes sont relativement peu nombreux et le paysage peut s’apprécier dans une atmosphère calme et sacrée.

2. Traverser le Senbon Torii du Fushimi Inari Taisha
Connu pour son paysage féerique de portiques vermillon alignés, le Fushimi Inari Taisha est un incontournable de Kyoto.
Le spectaculaire Senbon Torii, formé d’environ 800 portiques se prolongeant comme un tunnel, est l’attraction emblématique et très prisée du sanctuaire.
L’enceinte abrite aussi plusieurs édifices historiques classés biens culturels importants, notamment la porte Romon qui aurait été offerte par le seigneur de guerre Toyotomi Hideyoshi, ainsi que le bâtiment principal et l’Okunoin.
Au-delà du Senbon Torii, une promenade tranquille dans l’enceinte permet de découvrir les paysages, l’histoire et la culture propres au Fushimi Inari Taisha.

3. Se promener dans la bambouseraie d’Arashiyama
Pour profiter des paysages de Kyoto en harmonie avec la nature, le quartier touristique très prisé d’Arashiyama est incontournable.
Son site le plus célèbre est la bambouseraie de Sagano, qui offre un paysage féerique.
La douce lumière filtrant entre les hauts bambous verdoyants et leur bruissement agréable dans le vent créent un espace apaisant où une simple promenade suffit à se ressourcer.
La visite du Tenryu-ji et du pont Togetsukyo à proximité complète l’itinéraire classique d’Arashiyama.

4. Se promener à Gion, où subsiste l’atmosphère propre à Kyoto
Avec ses rues pavées et ses machiya encore préservées, Gion est un quartier où se ressent pleinement l’atmosphère de Kyoto.
Hanamikoji est notamment connu comme l’un de ses sites emblématiques.
Le paysage urbain traditionnel de Kyoto y est soigneusement préservé, avec ses restaurants, maisons de thé et boutiques d’objets japonais. Une simple promenade suffit à apprécier l’atmosphère propre à la ville.
Gion abrite aussi des établissements proposant l’ozashiki-asobi, une tradition japonaise permettant d’échanger avec des geiko et des maiko dans des restaurants ou maisons de thé.
Avec un peu de chance, il est également possible de croiser une maiko ou une geiko en déplacement.

5. Déguster la cuisine de Kyoto et le yudofu
La cuisine de Kyoto, qui met en valeur les ingrédients de saison, et le yudofu, qui sublime leur goût naturel, symbolisent la culture culinaire locale.
La préparation du bouillon, le choix des ingrédients et la présentation jusque dans la vaisselle distinguent la cuisine de Kyoto de celles d’autres régions comme Tokyo ou Fukuoka.
Le choix va des restaurants traditionnels aux établissements décontractés où il est facile de s’arrêter entre deux visites, ce qui permet de s’adapter à chaque style de voyage.
Il faut prendre le temps de savourer les goûts raffinés et profonds propres à Kyoto.

7 lieux pour vivre une expérience unique à Kyoto
Parmi les nombreux sites touristiques de Kyoto, voici une sélection de lieux particuliers permettant de découvrir plus profondément la culture japonaise et kyotoïte.
Ils méritent une place dans tout itinéraire visant une expérience authentique et approfondie de Kyoto.
1. Marumasu Nishimuraya
Cet atelier installé dans une machiya vieille de plus de 100 ans propose des expériences de teinture Kyo-yuzen et d’emballage avec un furoshiki.
Le Kyo-yuzen est une technique de teinture apparue au milieu de l’époque d’Edo. Elle se caractérise par ses couleurs riches et ses motifs yuzen représentant de manière picturale des animaux ou des objets.
Lors de l’atelier, les participants choisissent l’objet à teindre parmi ceux proposés, puis leur motif préféré parmi plus de 3 000 pochoirs.
Le dessin prend forme en superposant plusieurs couleurs. Une fois toutes les étapes réalisées avec les pochoirs nécessaires, une œuvre originale et unique au monde est achevée. Autre avantage : elle peut être emportée le jour même.
※Certains articles sont expédiés ultérieurement

2. Nakamura Rosoku
Fondée en 1887, la maison historique Nakamura Rosoku fabrique exclusivement des bougies japonaises et de Kyoto depuis plus de 100 ans.
Outre la vente de magnifiques bougies de Kyoto et bougies japonaises adaptées à la décoration comme aux cadeaux, elle organise des ateliers permettant de découvrir les techniques traditionnelles.
Deux expériences principales sont proposées. La première, consacrée à la fabrication de bougies japonaises, permet d’apprendre directement auprès d’un artisan leur histoire, leurs caractéristiques et le soin apporté à leur confection, puis de couler la cire dans un moule.
La seconde consiste à décorer une bougie japonaise avec les dessins ou les caractères de son choix afin de créer une pièce unique.

3. Ippodo Tea Kyoto Main Store
Fondée en 1717, la maison spécialisée dans le thé d’Uji Ippodo Tea propose une large gamme comprenant matcha, gyokuro, sencha et bancha.
Attachée au parfum et au goût naturels du thé, elle recherche sans cesse la saveur ronde et raffinée ainsi que le doux parfum propres au thé d’Uji.
Dans sa boutique principale de Kyoto, il est possible non seulement d’acheter des feuilles de thé, mais aussi de déguster du thé dans le salon attenant.
L’un des attraits du salon est de pouvoir préparer soi-même son thé en suivant les conseils du personnel.
Pour approfondir ses connaissances, des cours de préparation du thé sont également organisés dans la salle du deuxième étage.

4. Toei Kyoto Studio Park
Situé à Uzumasa, à Kyoto, ce parc à thème consacré au cinéma est l’un des plus emblématiques du Japon. Il est célèbre pour ses décors utilisés lors des tournages de films d’époque. Se promener dans le parc vêtu d’un costume de personnage historique permet de s’immerger davantage dans l’atmosphère du Japon ancien.
Le site propose aussi de nombreuses attractions, notamment une maison de ninjas à mécanismes, une maison hantée et un labyrinthe en trois dimensions. Les expositions consacrées aux héros tokusatsu et aux personnages d’animation de Toei sont également très appréciées.

5. Kunjyukan
Créé par Shoyeido, maison kyotoïte spécialisée dans l’encens forte de plus de 300 ans d’histoire, ce lieu diffuse des informations sur l’univers des parfums.
Le rez-de-chaussée abrite « koh-labo, promenade des parfums », équipé de divers dispositifs permettant de découvrir une grande variété de senteurs.
Les trois « boîtes à parfums » suspendues au plafond offrent une expérience étonnante : en y introduisant le haut du corps, chacun se retrouve enveloppé d’un parfum différent.

6. Atelier Hiyoshiya
Fondée à la fin de l’époque d’Edo, la maison Hiyoshiya fabrique des ombrelles japonaises à Kyoto depuis plus de 150 ans.
Elle est connue comme le seul fabricant encore en activité de Kyo-wagasa à Kyoto.
Parmi les ombrelles japonaises, celles fabriquées à Kyoto sont appelées Kyo-wagasa et sont appréciées comme de remarquables objets d’artisanat traditionnel de la ville.
L’atelier Hiyoshiya propose des programmes permettant de découvrir cet artisanat de près.
L’atelier de fabrication d’une mini-ombrelle permet de créer une pièce d’environ 30 cm de diamètre et de visiter l’atelier de production.
D’autres programmes sont proposés, notamment un atelier de collage consistant à décorer une mini-ombrelle déjà fabriquée avec des peintures ou des papiers collés.
Les créations peuvent être emportées le jour même, laissant un souvenir matériel du voyage à Kyoto.

7. Kifune Hiroya
Cette auberge-restaurant fondée en 1932 se dresse au bord de la rivière Kifune, en amont de la rivière Kamo.
Elle est également connue comme une adresse réputée pour ses kawadoko, tradition estivale emblématique de Kyoto, et attire de nombreux clients en saison.
Installées au-dessus des eaux limpides de la rivière Kifune, les terrasses sont traversées par une brise fraîche et bercées par le doux murmure du courant, dans une atmosphère pleine de charme.
Dans ce cadre exceptionnel est servi un kaiseki de saison à la présentation éclatante, dont chaque plat est soigneusement élaboré.
Au-delà des saveurs, cette expérience sollicitant la vue, l’ouïe, l’odorat et les cinq sens devient un souvenir marquant du voyage.

5 restaurants où savourer la cuisine de Kyoto
Un voyage à Kyoto est aussi l’occasion de découvrir une gastronomie reflétant la culture culinaire propre au Japon et à la ville.
Les restaurants suivants permettent non seulement de savourer leurs plats, mais aussi de découvrir la culture gastronomique et la sensibilité esthétique japonaises.
1. Kikunoi Honten
Établi en 1912 dans l’arrondissement de Higashiyama à Kyoto, ce restaurant historique propose une cuisine kyotoïte et kaiseki.
Tout en respectant les techniques traditionnelles, ses plats se distinguent par des associations d’ingrédients et des compositions de saveurs soigneusement élaborées.
Le menu, qui change à chaque saison, comprend notamment des soupes mettant en valeur le bouillon, des sashimis de poissons de saison et un hassun composé de produits saisonniers de la mer et de la montagne.
Le domaine abrite un jardin japonais soigneusement entretenu, une architecture de style sukiya, des aménagements saisonniers et un mobilier choisi avec soin.
La cuisine, le cadre et l’accueil permettent de découvrir la culture culinaire et la sensibilité esthétique japonaises.
L’établissement fonctionnant uniquement sur réservation, celle-ci doit être effectuée avant la visite.

2. Nanzenji Junsei
Cette maison historique transmet la culture du yudofu profondément enracinée à Kyoto ainsi que les traditions locales à travers ce plat apprécié depuis longtemps sur la voie d’accès au Nanzen-ji.
Elle permet de savourer tranquillement ses spécialités de yudofu et de yuba en contemplant un jardin-promenade de 4 000 m², où les fleurs et plantes expriment chaque saison.
La carte propose des formules simples ainsi que des kaiseki de Kyoto préparés avec des ingrédients de saison. Le menu Hana, dont le plat principal est au choix un yudofu aux graines de soja japonaises ou un yuba frais tout juste recueilli, comprend également des légumes mijotés et du dengaku pour un repas particulièrement complet.
Il est aussi possible de déguster un élégant kaiseki de Kyoto accompagné de yudofu ou de yuba frais.

3. Kyoto Kitcho Arashiyama
Arashiyama est l’une des destinations touristiques les plus prisées de Kyoto grâce à ses paysages pittoresques.
Situé sur la route menant du pont Togetsukyo au Tenryu-ji, Kyoto Kitcho Arashiyama est un restaurant renommé au Japon comme à l’étranger.
Il propose des menus de cuisine japonaise fondés sur le cha-kaiseki traditionnel servi avec hospitalité aux invités lors d’une cérémonie du thé formelle, enrichis d’éléments modernes pour une présentation plus somptueuse.
Avant le repas, la promenade en bateau privatisé sur la rivière Oi qui coule devant l’établissement est également appréciée. En été, elle permet aussi d’observer la pêche au cormoran.

4. Kodaiji Wakuden
Ce restaurant sur réservation uniquement se trouve devant le Kodaiji, dans l’arrondissement de Higashiyama à Kyoto.
Il appartient à la maison Wakuden, originaire de Kyotango. Malgré sa proximité avec les sites touristiques, il conserve une atmosphère paisible.
Le domaine abrite un jardin japonais soigneusement entretenu, une architecture de style sukiya, des aménagements saisonniers et un mobilier choisi avec soin.
La cuisine se concentre sur des plats kaiseki mettant en valeur les ingrédients de saison, provenant notamment de Kyotango et d’autres régions.

5. Hyotei Kyoto Honten
Ce restaurant historique se trouve près du Nanzen-ji, dans l’arrondissement de Sakyo à Kyoto.
À l’origine maison de thé située dans l’enceinte du Nanzen-ji, il devint officiellement un restaurant en 1837 et poursuit depuis sa longue histoire.
Son domaine paisible abrite un beau jardin couvert de mousse et plusieurs pavillons de thé.
La cuisine proposée est un kaiseki centré sur les produits de saison. Elle comprend des plats mettant en valeur le bouillon, le célèbre œuf Hyotei Tamago ainsi que des spécialités saisonnières comme la bouillie de riz matinale en été et la bouillie de riz à la caille en hiver.

5 lieux incontournables pour faire du shopping à Kyoto
Parmi les nombreux lieux de shopping de Kyoto, voici une sélection de centres commerciaux incontournables.
Tous sont faciles d’accès entre deux visites et s’intègrent aisément à un itinéraire touristique.
1. JR Kyoto Isetan
Ce grand magasin occupe l’aile ouest du bâtiment de la gare de Kyoto et est directement relié à toutes ses lignes.
Du deuxième sous-sol au 11e étage, il réunit des boutiques proposant mode, cosmétiques, gastronomie, artisanat et de nombreux autres articles.
Il compte particulièrement de nombreuses boutiques de spécialités de Kyoto, de douceurs japonaises et d’objets traditionnels, ce qui en fait une adresse recommandée pour trouver des souvenirs typiques.
Au 11e étage, l’espace de restauration rassemble 15 restaurants principalement consacrés à la cuisine japonaise, dont sukiyaki, tempura et sushis.

2. Kyoto Takashimaya S.C.
Ce vaste complexe commercial se dresse à l’angle sud-ouest du carrefour de Shijo-Kawaramachi, le quartier le plus animé de Kyoto. Son histoire remonte à Takashimaya, commerce de vêtements en coton d’occasion fondé en 1831.
En 1912, il s’installa à Karasuma-Takatsuji dans le premier bâtiment commercial privé en béton armé du Japon, puis déménagea en 1946 à son emplacement actuel comme centre commercial.
Les huit niveaux du grand magasin, du premier sous-sol au septième étage, réunissent un vaste choix de produits de qualité : mode, décoration, livres, bijoux, articles de sport, cosmétiques et alimentation.

3. Kyoto BAL
Ce complexe commercial se trouve sur Kawaramachi-dori, dans l’arrondissement de Nakagyo à Kyoto. Après sa rénovation de 2015, son organisation a été revue pour en faire un espace rassemblant des boutiques soigneusement sélectionnées.
Le bâtiment accueille des enseignes de mode, d’accessoires, d’articles pour la maison, une librairie et des cafés, permettant de faire ses achats tout en découvrant l’univers propre à chaque marque.
Sa sélection de boutiques et son atmosphère paisible constituent également l’une de ses particularités.

4. Daimaru Kyoto
Ce grand magasin se trouve dans le quartier de Karasuma, l’un des plus animés de Kyoto.
Sa longue histoire débute en 1717, lorsque Shimomura Hikoemon Shokei ouvrit à Fushimi, à Kyoto, le magasin de kimonos Daimonjiya. En 1912, l’établissement de Kyoto déménagea à son emplacement actuel et rouvrit sous la forme d’un grand magasin.
Il réunit des produits de qualité dans tous les domaines : vêtements, accessoires, cosmétiques, meubles et électroménager, articles de sport, papeterie, bijoux et gastronomie.
Le rayon alimentaire du sous-sol, où sont présentes des maisons historiques et des enseignes populaires de Kyoto, est particulièrement adapté à la recherche de souvenirs.

5. Kyoto Tower Sando
Situé sous la Nidec Kyoto Tower, emblème du quartier de la gare, Kyoto Tower Sando est un lieu d’échange touristique composé d’un espace de restauration au sous-sol, d’un marché au rez-de-chaussée et d’ateliers au deuxième étage.
Apprécié des touristes japonais et étrangers comme des habitants, il réunit la gastronomie, les souvenirs et les expériences de Kyoto.
L’espace de restauration du sous-sol compte environ 450 places et propose une grande variété d’établissements, des adresses les plus réputées de Kyoto aux enseignes actuellement en vogue.

5 hébergements recommandés à Kyoto pour découvrir l’omotenashi japonais
Voici cinq hébergements raffinés à l’image de l’ancienne capitale Kyoto.
Chacun permet de découvrir l’omotenashi, l’hospitalité japonaise.
1. The Ritz-Carlton, Kyoto
Cet hôtel de luxe se dresse paisiblement au bord de la rivière Kamo. Son espace mêlant la beauté naturelle de Kyoto à sa culture traditionnelle constitue son principal attrait. Il est également bien situé, à environ 3 minutes à pied de la station Kyoto Shiyakusho-mae.
Certaines chambres offrent une vue sur le jardin ou un vaste panorama sur les 36 sommets de Higashiyama.
L’établissement expose 409 œuvres d’art contemporain japonais, donnant l’impression de séjourner dans un musée.
Il compte quatre restaurants adaptés à chaque moment, du petit-déjeuner au dîner, ainsi qu’une boutique de la célèbre pâtisserie Pierre Hermé Paris, où sont proposées des douceurs exclusives.

2. Hotel Okura Kyoto
Cet hôtel historique se trouve dans l’arrondissement de Nakagyo à Kyoto. Depuis sa fondation en 1888, il accueille depuis longtemps des clients japonais et étrangers.
Directement relié à la station Kyoto Shiyakusho-mae de la ligne Tozai du métro, il permet aussi de rejoindre facilement à pied des sites populaires comme Gion et le marché de Nishiki.
Ses chambres spacieuses offrent pour certaines une vue sur les montagnes de Higashiyama ou la rivière Kamo, avec des paysages différents à chaque saison.
L’établissement compte plusieurs restaurants et cafés, permettant de choisir son repas selon ses préférences et l’occasion, du petit-déjeuner au dîner.

3. Tawaraya Ryokan
Ce ryokan japonais de Kyoto possède plus de 300 ans d’histoire et est connu comme le plus ancien hébergement de la ville.
Le bâtiment actuel, reconstruit durant l’ère Meiji (1868-1912), est inscrit au registre national des biens culturels matériels.
Dans cet intérieur inspiré du style sukiya, plusieurs cours et jardins extérieurs sont habilement disposés, de sorte que toutes les chambres donnent sur un jardin.
L’établissement ne compte que 18 chambres. Le mobilier et chaque détail de l’aménagement reflètent la beauté traditionnelle japonaise, offrant un séjour paisible au rythme des transformations du jardin et des saisons.

4. Hotel Granvia Kyoto
L’Hotel Granvia Kyoto est un hôtel haut de gamme directement relié à la gare JR de Kyoto.
Outre son emplacement idéal pour visiter la ville, la qualité de ses services est reconnue et lui a valu de nombreuses récompenses.
L’établissement se distingue par son hospitalité chaleureuse et personnalisée, attentive aux besoins de clients venus pour des raisons différentes.
Une équipe de plus de dix concierges propose notamment des recommandations adaptées à chaque demande.
L’hôtel compte aussi de nombreux autres attraits, dont des restaurants permettant de découvrir la culture culinaire de Kyoto et une galerie d’art exposant près de 1 000 œuvres.

5. Aman Kyoto
Ce complexe privé de 26 chambres se dissimule dans un jardin d’environ 24 000 m² au pied des trois monts de Takagamine, dans l’arrondissement de Kita à Kyoto.
Le vaste domaine comprend un bâtiment de restauration, un pavillon de séjour, un spa, quatre bâtiments d’hébergement de deux étages fondus dans la forêt ainsi que des pavillons de type villa situés en hauteur et surplombant l’ensemble du jardin.
Bien qu’il se trouve à distance de marche du Kinkaku-ji, inscrit au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO, franchir son entrée suffit à pénétrer dans un univers hors du quotidien, enveloppé de silence et de nature. Conçue par le grand architecte Kerry Hill, son architecture reprend les traditions du ryokan japonais dans un style moderne. Chaque chambre possède des tatamis, un tokonoma et une baignoire en cyprès hinoki.

5 souvenirs classiques de Kyoto pour ne pas se tromper
Kyoto compte tant de boutiques de souvenirs qu’il peut être difficile de décider quoi acheter et où.
Même si les tentations sont nombreuses, mieux vaut commencer par les grands classiques lors d’une première visite.
1. Shogoin Yatsuhashi Sohonten « Nama Yatsuhashi »
Shogoin Yatsuhashi Sohonten est une maison réputée pour les yatsuhashi, souvenirs classiques de Kyoto.
Si le biscuit cuit Shogoin Yatsuhashi et le Hijiri, fourré de pâte de haricots rouges enveloppée dans du nama yatsuhashi, sont bien connus, le Nama Yatsuhashi lancé avant le Hijiri est lui aussi très apprécié et compte de nombreux fidèles.
Contrairement au yatsuhashi cuit en forme de koto, le nama yatsuhashi est une plaque droite. Préparé simplement à partir de farine de riz, de sucre et de cannelle, il associe une texture douce et moelleuse propre à la farine de riz à l’élégante saveur de la cannelle, et accompagne parfaitement le thé.

2. Ippodo Tea « Gyokuro en sachets-filtre, boîte de 6 »
Fondée en 1717, la maison spécialisée Ippodo Tea propose une grande variété de thés d’Uji, notamment du matcha, du gyokuro et du sencha.
Le coffret « Gyokuro en sachets-filtre, boîte de 6 » permet de préparer facilement une tasse à la fois sans théière.
La douceur ronde et le parfum floral propres au gyokuro s’expriment pleinement, avec une finale fraîche et légère.
Il suffit de placer le sachet dans une tasse, de verser de l’eau bouillante et d’attendre environ 90 secondes.
Ce produit permet de savourer l’authentique goût du gyokuro d’Uji partout et sans ustensile particulier.

3. Ajari Mochi Honpo Mangetsu « Ajari Mochi »
Cette célèbre douceur de Kyoto, créée par le deuxième propriétaire de la maison historique locale Ajari Mochi Honpo Mangetsu, fut commercialisée en 1922.
Préparée avec de la farine de riz gluant, des œufs et du sucre, elle s’inspire du chapeau tressé porté par les grands moines appelés ajari qui s’entraînent sur le mont Hiei. Sa pâte secrète renferme une généreuse garniture de haricots azuki entiers Tamba Dainagon.
Sa peau moelleuse et humide s’accorde parfaitement avec la pâte de haricots maison à la douceur légère, une saveur qui explique sa popularité durable.

4. Shichimiya Honpo
Cette boutique spécialisée dans le shichimi togarashi est considérée comme l’une des trois grandes maisons de shichimi du Japon.
Elle fut fondée en 1655 comme maison de thé à l’intersection de Kiyomizu-zaka et Sannenzaka, sur la voie menant au Kiyomizu-dera.
À l’époque, elle offrait gratuitement aux fidèles se rendant au temple et aux ascètes s’exerçant à la cascade d’Otowa une boisson appelée karashi-yu, composée d’eau chaude saupoudrée de piment.
Le désir de mieux réchauffer le corps conduisit à associer au piment du poivre sansho, du sésame et des graines de chanvre, donnant naissance à cette maison spécialisée dans le shichimi.

5. Langues-de-chat au matcha intense « Cha no Ka »
Il s’agit du produit phare de Malebranche, pâtisserie occidentale fondée en 1982 dont la boutique principale se trouve à Kitayama, à Kyoto.
Ces langues-de-chat préparées avec du thé d’Uji, notamment de Shirakawa à Uji, puis garnies d’un chocolat blanc original offrent un goût véritablement unique. Elles sont désormais considérées comme un grand classique des douceurs de Kyoto.
Seules les premières feuilles de thé, cueillies une fois par an, sont utilisées. Des experts dégustateurs ont élaboré un assemblage exclusif, puis les feuilles sont longuement travaillées jusque dans les moindres détails pour devenir un matcha intense et raffiné.

Festivals et événements recommandés à Kyoto selon la saison
Kyoto, capitale millénaire, accueille des cérémonies traditionnelles transmises depuis longtemps ainsi que des événements célébrant les saisons.
Voici les festivals et événements les plus célèbres pour chaque saison.
Printemps : Aoi Matsuri
Cette fête annuelle, organisée chaque 15 mai aux sanctuaires Shimogamo-jinja (Kamo Mioya-jinja) et Kamigamo-jinja (Kamo Wakeikazuchi-jinja), est une tradition du début de l’été à Kyoto. Avec le Gion Matsuri et le Jidai Matsuri, elle fait partie des trois grands festivals de la ville.
Son nom officiel est Kamo Matsuri. Au milieu de l’époque de Heian, le mot « festival » désignait apparemment le Kamo Matsuri parmi les nobles.
Son point culminant est le Roto-no-gi, une procession de personnes vêtues de costumes de l’époque de Heian sur environ 8 km.
Partie du palais impérial de Kyoto, elle emprunte Marutamachi-dori puis Kawaramachi-dori jusqu’au sanctuaire Shimogamo-jinja, avant de poursuivre par Kitaoji-dori jusqu’au sanctuaire Kamigamo-jinja.

Été : Gion Matsuri
Le Gion Matsuri est mondialement connu comme l’un des trois grands festivals du Japon.
Attirant de nombreux visiteurs japonais et étrangers, il trouve son origine en 869, lorsqu’une grave épidémie frappa la capitale et d’autres régions du Japon. Des prières furent alors adressées aux divinités de Yasaka pour écarter et purifier les calamités. Aujourd’hui encore, il se déroule pendant un mois à partir du 1er juillet comme fête du sanctuaire Yasaka-jinja, avec de nombreux rites et événements.
Après le Kippu-iri du 1er juillet, les principaux temps forts sont les processions de 34 chars yama et hoko et le défilé des sanctuaires portatifs du Yasaka-jinja, organisés lors du festival précédent le 17 et du festival suivant le 24.

Automne : Jidai Matsuri
Comptant avec le Gion Matsuri et l’Aoi Matsuri parmi les trois grands festivals de Kyoto, cette grande fête du sanctuaire Heian-jingu se déroule chaque année le 22 octobre.
Elle trouve son origine dans les célébrations organisées en 1895 pour le 1 100e anniversaire du transfert de la capitale à Heian-kyo. Son principal attrait est une procession historique présentant, en remontant le temps, près de 1 000 ans de costumes et de coutumes, de l’ère Enryaku où Heian-kyo fut fondée jusqu’à la restauration de Meiji.
Des personnages historiques connus de tous apparaissent successivement, notamment Kido Takayoshi et Saigo Takamori, acteurs majeurs de la restauration de Meiji, ainsi qu’Oda Nobunaga, seigneur de l’époque des provinces en guerre. Environ 2 000 habitants participent à cette procession de deux heures.

Hiver : Miyama Kayabuki no Sato Fuyutoro
Miyama Kayabuki no Sato Fuyutoro se déroule chaque année de fin janvier à début février dans le village aux toits de chaume de Miyama, niché dans les montagnes du nord de la préfecture de Kyoto. Cet événement féerique a été créé par les habitants pour accueillir les visiteurs venus découvrir Miyama sous les importantes chutes de neige hivernales.
Pendant la manifestation, différentes lumières, dont des lanternes éclairant les ruelles et des lanternes à LED, enveloppent tout le village. Les maisons aux toits de chaume couverts de neige sont également illuminées, offrant un paysage magnifique qui donne l’impression d’être entré dans un ancien conte japonais.

5 précautions à prendre lors d’une visite à Kyoto
Voici cinq précautions à connaître pour profiter pleinement de Kyoto.
Elles permettent d’éviter les regrets liés à un manque de préparation.
1. Respecter les règles de visite dans les sanctuaires et les temples
Une visite de Kyoto offre de nombreuses occasions de découvrir sanctuaires et temples.
Chacun possède ses propres usages communs pour la prière ; mieux vaut donc se renseigner à l’avance.
Il faut également garder à l’esprit que les règles concernant les photographies et les zones accessibles varient selon les sites.
Dans un sanctuaire, l’usage veut que l’on s’incline avant de passer sous le torii et que l’on évite de marcher au centre de l’allée.
Après s’être purifié les mains et la bouche au bassin, une offrande est déposée devant l’oratoire, puis la prière suit le rituel de « deux inclinaisons, deux battements de mains et une inclinaison ».
Dans un temple, il est courant de s’incliner avant de franchir la porte principale, puis d’avancer silencieusement dans l’enceinte. Après la purification au bassin, on s’incline devant le pavillon principal et on joint les mains pour prier.
Consulter les panneaux d’information sur place et observer le comportement des autres fidèles permet d’éviter les erreurs.

2. Ne pas suivre ni photographier les maiko et les geiko
Face à l’augmentation des personnes attendant les geiko et les maiko ou les poursuivant pour les photographier, l’interdiction de prendre des photos a été explicitement établie dans tout le quartier de Gion.
Il faut s’abstenir de les photographier dans les voies privées, mais aussi de les interpeller ou de toucher sans autorisation leur kimono ou leurs ornements de cheveux.
Les geiko et les maiko ne sont pas des sujets touristiques : elles traversent la ville dans le cadre de leur travail.
Une rencontre fortuite doit rester dans les mémoires comme un moment unique.
Pour échanger avec elles ou les photographier, il convient de passer par un cadre officiel tel qu’une expérience d’ozashiki-asobi.

3. Visiter les sites populaires tôt le matin pour éviter l’affluence
Kyoto attire de nombreux touristes japonais et étrangers. En journée, les sites populaires comme les transports en commun sont donc souvent bondés.
Dans les lieux et quartiers très fréquentés tels que le Kiyomizu-dera, le Fushimi Inari Taisha et Arashiyama, la foule augmente particulièrement en fin de matinée et les déplacements ou les visites peuvent prendre bien plus de temps que prévu.
Partir tôt permet de profiter de transports en commun relativement peu fréquentés et de réduire la fatigue liée aux déplacements.
L’enceinte des sites et leurs alentours sont également plus calmes, ce qui permet de visiter tranquillement et facilite les prises de vue.

4. En haute saison, les bus peuvent être trop bondés pour monter à bord
Pratiques pour se déplacer dans Kyoto, les bus urbains sont toutefois très fréquentés en haute saison et durant la journée le week-end, au point qu’il est parfois impossible de monter lorsqu’ils sont pleins.
Sur les lignes reliant les principaux sites touristiques, il n’est pas rare de devoir laisser passer un bus.
Selon l’affluence, mieux vaut donc envisager le métro, les lignes ferroviaires privées ou le réseau JR.

5. Prévoir des chaussures confortables en raison des escaliers, des pentes et des pavés
Kyoto compte de nombreuses pentes et de nombreux escaliers, ce qui sollicite davantage les jambes et les genoux que dans les régions aux voies essentiellement plates.
Les montées et descentes se succèdent souvent dans et autour des sanctuaires et des temples, entraînant facilement de la fatigue.
Les rues pavées sont également nombreuses et deviennent particulièrement glissantes par temps de pluie.
Pour limiter l’effort et le risque de chute, mieux vaut éviter les talons et les semelles rigides au profit de chaussures stables et bien amorties.
Un itinéraire raisonnable intégrant des pauses régulières permet aussi de profiter plus agréablement des visites.

Destinations à visiter en complément de Kyoto
Après avoir pleinement profité de Kyoto, deux autres destinations méritent également une visite.
Toutes deux comptent parmi les sites touristiques les plus populaires du Japon et se trouvent à moins d’une heure de Kyoto, ce qui permet de les associer facilement au séjour.
Osaka, destination populaire du Kansai aux côtés de Kyoto
Osaka est la plus grande ville de la région du Kansai et la deuxième plus grande du Japon.
Depuis la gare de Kyoto, le JR Tokaido Shinkansen permet de rejoindre Osaka en environ 30 minutes.
Entre ses spécialités comme les takoyaki et les okonomiyaki, ses sites de loisirs tels qu’Universal Studios Japan et ses aquariums, ainsi que ses édifices historiques, la ville possède autant de points d’intérêt que Kyoto.

Nara, dont l’histoire est plus ancienne que celle de Kyoto
Comme Kyoto, Nara fut autrefois la capitale du Japon.
La préfecture de Nara ayant accueilli la capitale avant son transfert à Kyoto, son histoire est encore plus ancienne.
Nara conserve également de nombreux édifices et statues bouddhiques classés trésors nationaux ou biens culturels importants, dont certains sont inscrits au patrimoine mondial. La ville compte ainsi de nombreux lieux permettant de découvrir l’histoire et les traditions japonaises.
Le train rapide Miyakoji permet de rejoindre Nara depuis la gare de Kyoto en environ 45 minutes sans correspondance.

Pour visiter Kyoto, Osaka et Nara, emprunter le train touristique Aoniyoshi
Mis en service en avril 2022, ce nouveau train touristique express exploité par Kintetsu relie directement les trois villes d’Osaka, Nara et Kyoto.
Le nom Aoniyoshi est un mot introductif employé dans la poésie waka pour évoquer l’ancienne capitale Nara.
Sa couleur extérieure est le violet, considéré comme noble durant l’époque de Tenpyo et placé au rang suprême dans le système des douze rangs de cour. L’intérieur comme l’extérieur sont ornés de motifs de Tenpyo inspirés des trésors du Shosoin, créant un espace où se ressentent la longue histoire et la culture cultivées par l’ancienne capitale Nara.

Questions fréquentes sur le tourisme à Kyoto
Q
Combien de jours faut-il pour profiter pleinement de Kyoto ?
Kyoto comptant de nombreux sites, un séjour d’au moins 3 jours et 2 nuits est nécessaire. Pour profiter aussi des lieux touristiques proches de la ville, mieux vaut prévoir au moins 3 nuits.
Q
Quels sites visiter à Kyoto en dehors des grands classiques ?
Il est recommandé de s’aventurer aux alentours de Kyoto pour découvrir des sites comme le Byodo-in présenté dans cet article, Amanohashidate ou les maisons-bateaux d’Ine.
Q
Quelles destinations associer à un séjour à Kyoto ?
Osaka et Nara, deux destinations populaires du Kansai accessibles en moins d’une heure depuis la gare de Kyoto, sont recommandées.
Conclusion
Cet article a présenté les sites touristiques incontournables de Kyoto, ainsi qu’une sélection de spécialités gastronomiques, d’hébergements et de cérémonies traditionnelles.
La ville comptant un très grand nombre de lieux à visiter, il peut être difficile de choisir lesquels découvrir lors d’un premier séjour.
Ce guide peut servir de référence pour élaborer son itinéraire.