
Guide pour profiter des bougies japonaises : laissez-vous apaiser par leur flamme vacillante !
La lumière est indispensable à la vie quotidienne. Avant la généralisation de l’électricité et du gaz, les hommes s’éclairaient la nuit à la lueur des bougies. Si les bougies occidentales prédominent dans le monde, le Japon possède depuis longtemps ses propres bougies traditionnelles, adaptées au mode de vie japonais. Découvrez leur histoire, la place qu’elles occupent dans la vie des Japonais et le savoir-faire de leurs artisans.
Histoire des bougies japonaises
La bougie aurait été introduite au Japon durant l’époque de Nara (710-794). Son histoire commence avec l’arrivée de Chine, en même temps que le bouddhisme, de bougies en cire d’abeille produite par les ruches. Cette cire était extrêmement précieuse et seuls quelques nobles privilégiés pouvaient alors l’utiliser.
Par la suite, à l’époque de Heian (794-1185), des bougies en résine de pin auraient commencé à être fabriquées pour remplacer celles en cire d’abeille.
L’utilisation des bougies japonaises aurait atteint son apogée entre la fin de l’époque d’Edo (1745-1786) et l’ère Meiji (1868-1912). Même à la fin de l’époque d’Edo (1745-1786), elles demeuraient des produits de luxe principalement réservés aux riches marchands et aux familles de guerriers. Les gens ordinaires s’éclairaient quant à eux avec de l’huile de colza.
Aujourd’hui, les bougies japonaises sont fabriquées à partir de cires végétales, notamment celle tirée des fruits du sumac. Le sumac est un grand arbre à feuilles caduques de la famille des Anacardiacées. L’utilisation de ses fruits pour fabriquer des bougies japonaises remonterait à l’époque de Muromachi (1336-1573).

Depuis leur apparition jusqu’à aujourd’hui, les bougies japonaises ont toujours accompagné le mode de vie traditionnel du pays. Utilisées comme offrandes, elles sont indispensables lors des cérémonies bouddhiques marquant des dates importantes pour les ancêtres, comme O-bon, les équinoxes, les anniversaires de décès et les commémorations mensuelles. Elles doivent brûler sans interruption pendant les offices. Divers perfectionnements ont donc permis de développer cette technique : mèches plus épaisses, cire qui coule moins et se nettoie facilement en cas de salissure, ou encore réduction de la quantité de suie produite.
Comme elles sont destinées aux rites bouddhiques, les bougies japonaises sont fabriquées avec de la cire végétale, sans paraffine issue du pétrole ni huiles ou cires d’origine animale ou piscicole.
Elles sont encore utilisées aujourd’hui dans les sanctuaires et temples du Japon, ainsi que lors des cérémonies du thé et des réunions nocturnes appelées yobānashi. Durant la cérémonie du thé, elles ne servent pas seulement à éclairer, mais aussi à mesurer le temps. Elles sont également employées sur les scènes de nô, de kyōgen et de kabuki.
Les bougies japonaises existent par ailleurs en deux couleurs : rouge et blanc.

Les bougies japonaises blanches sont quotidiennement allumées sur les autels bouddhiques domestiques. Elles sont aussi utilisées lors des funérailles et des offices commémoratifs jusqu’au troisième anniversaire du décès. Les rouges, également appelées « bougies vermillon », sont réservées aux offices et cérémonies de bon augure, notamment au Nouvel An, à O-bon et lors des anniversaires de décès, ainsi qu’à l’occasion de la consécration d’un autel bouddhique ou d’un mariage. Les deux couleurs ont ainsi des usages distincts.
Il existe également des « bougies peintes », ornées de fleurs ou d’autres motifs sur leurs côtés. Aujourd’hui, on trouve toute l’année des fleurs à offrir sur les autels bouddhiques, quelle que soit la saison. Autrefois, toutefois, les régions froides comme le Tōhoku et le Hokuriku manquaient de fleurs en hiver. Des « bougies fleuries » décorées de fleurs ont alors été créées pour les remplacer. Elles se sont ensuite développées pour donner naissance aux « bougies peintes ».
Il est possible de choisir librement les motifs : dessins de saison ou fleurs qu’aimait le défunt de son vivant, par exemple. Comme ces bougies ont le même statut que les fleurs offertes, elles sont habituellement déposées sans être allumées. Et puisqu’elles ne sont pas naturelles, elles ne fanent pas et ne risquent pas de manquer de respect aux ancêtres. Les allumer lors de jours importants, comme O-bon, les équinoxes ou l’anniversaire du décès d’un ancêtre, constitue en revanche un hommage funéraire. Aujourd’hui, les bougies peintes sont également des souvenirs populaires. Outre les fleurs, certaines représentent des animaux ou des personnages célèbres. Les motifs peuvent être imprimés ou réalisés par un peintre spécialisé dans la décoration des bougies japonaises. Certaines boutiques acceptent aussi les commandes personnalisées.

Savez-vous pourquoi les maiko et geiko que l’on rencontre dans les quartiers de plaisirs de Kyoto et d’ailleurs se maquillent le visage en blanc ? Cela est en réalité étroitement lié aux bougies japonaises. À Kyoto, celles-ci servaient d’éclairage dans les maisons de thé où les geiko et maiko se produisaient. Elles dansaient donc dans une pièce sombre, à la lueur de ces bougies. Leur douce lumière tamisée se fondait harmonieusement sur leur maquillage blanc et mettait leur visage en valeur. On considère qu’il s’agit également de l’une des raisons pour lesquelles les acteurs de kabuki se maquillent en blanc.
Depuis des temps anciens, les bougies japonaises sont ainsi indispensables à la vie des Japonais.
Différences entre bougies japonaises et occidentales
Avant d’entrer dans le vif du sujet, classons les différents types de cire. Ils se répartissent principalement en trois catégories : cires végétales, cires animales et cires issues du pétrole.
| Cires végétales | Cires animales | Cires issues du pétrole |
|---|---|---|
| Cire de sumac | Cire d’abeille | Paraffine |
| Cire de son de riz | Blanc de baleine | Cire microcristalline |
| Cire de palme | Cire d’insecte | |
| Cire de carnauba |
Les bougies japonaises utilisent principalement des cires végétales, tandis que les bougies occidentales sont surtout fabriquées avec des cires issues du pétrole.
Quelles sont leurs autres différences avec les bougies occidentales employées dans le monde entier ?
Elles sont en réalité nombreuses et importantes. En voici un récapitulatif.
| - | Bougies japonaises | Bougies occidentales |
|---|---|---|
| Matières premières | Cires végétales, notamment cire de fruits de sumac et cire du Japon | Paraffine issue du pétrole |
| Mèche | Moelle de jonc | Fil |
| Méthode de fabrication | Fabriquées une à une à la main, en quantité limitée | Production mécanisée en grande quantité |
| Flamme | Grande, belle et vacillante. La mèche étant épaisse, elle s’éteint difficilement | Petite et facile à éteindre |
| Luminosité | Orange sombre et tamisé | Orange vif |
| Unité | Monme : 1 monme équivaut à 3,75 g | Gō |
| Prix | Élevé | Faible |
Examinons maintenant en détail chacune des caractéristiques des bougies japonaises.
Matières premières
Aujourd’hui, toutes les matières premières employées dans les bougies japonaises sont d’origine végétale. Les fruits du sumac en font partie. Les bougies produites à partir de ces fruits sont naturelles, dégagent peu de fumée huileuse et sont sans danger pour l’organisme. Elles exhalent une légère odeur de cire fondue qui produit également un effet apaisant. Pour toutes ces raisons, les fruits du sumac sont appréciés depuis longtemps comme matière première.
Le sumac utilisé pour les bougies japonaises dérive d’une variété venue de Chine, appelée « sumac des Ryūkyū » ou « sumac de Chine ». Introduit d’abord dans la préfecture d’Okinawa, puis dans celle de Kagoshima, le sumac des Ryūkyū a commencé à être cultivé à grande échelle dans la préfecture de Kumamoto avant de se répandre dans tout l’ouest du Japon. De l’époque d’Edo à l’ère Meiji, les bougies japonaises en cire de sumac ont ainsi été appréciées pendant de longues années dans tout le pays.
Aujourd’hui, cependant, ces fruits sont devenus très rares, notamment en raison du vieillissement des agriculteurs et du manque de relève. Les bougies japonaises sont donc confrontées à une pénurie critique de matières premières. Ces dernières années, il n’est par conséquent pas rare que des cires végétales de palmier, de colza, de son de riz ou de laque soient utilisées.
Malgré cette situation, des initiatives se multiplient dans différentes régions du Japon pour restaurer les plantations de sumacs à l’abandon et créer de nouvelles zones de production, afin d’empêcher que la lumière des bougies japonaises ne disparaisse.
Mèche
La matière première de la mèche des bougies japonaises est le jonc. Celui-ci sert aussi à fabriquer les tatamis, indispensables dans l’habitat japonais. Les joncs non utilisés pour les tatamis étaient transformés en mèches de bougies. Cette fabrication reflète ainsi la belle conception traditionnelle japonaise consistant à exploiter chaque matériau sans rien gaspiller.
Méthode de fabrication
Elle est expliquée en détail plus loin, dans la section « Fabrication des bougies japonaises : les étapes ».
Flamme
La flamme est l’une des principales caractéristiques des bougies japonaises. Sa combustion particulière lui donne une apparence vacillante. Comme le jonc est enroulé autour du papier japonais, des reliefs apparaissent aux endroits où il s’enroule.
C’est là le point essentiel.

Luminosité
Les bougies japonaises se caractérisent par une lumière orange plus sombre et tamisée que celle des bougies occidentales. Cela s’explique par le point de fusion plus bas de leur cire végétale par rapport aux bougies occidentales issues du pétrole.
Leur couleur est donc douce et chaleureuse.
Unité
L’unité et la durée de combustion sont expliquées en détail plus loin, dans la section « Durée de combustion ».
Prix
Les bougies japonaises sont plus chères que les bougies occidentales.
L’une des principales raisons est que chacune est fabriquée à la main par un artisan.
Fabrication des bougies japonaises : les étapes
Comment les artisans réalisent-ils à la main chacune des étapes de fabrication d’une bougie japonaise ? C’est ce que présente cette partie. Différents artisans interviennent à chaque stade de production.
La fabrication des bougies japonaises repose en effet sur une véritable division du travail. On trouve notamment les cueilleurs chargés de récolter les fruits du sumac, les ateliers qui produisent la cire, les artisans qui enroulent la moelle de jonc autour du papier japonais pour fabriquer les mèches, les fabricants de moules en bois et ceux qui façonnent les brochettes de bambou servant à maintenir les mèches.
Une bougie japonaise ne voit ainsi le jour qu’après la réunion des techniques traditionnelles de nombreux artisans à chaque étape de sa fabrication. Elle constitue donc l’aboutissement du savoir-faire de nombreux métiers traditionnels dont le Japon est fier. Leurs gestes ne sont possibles que grâce à une longue expérience.
Nous avons visité un atelier pour observer les différentes étapes de fabrication.
Nakamura Rōsoku
Nous nous sommes rendus chez Nakamura Rōsoku, dans le quartier de Takeda de l’arrondissement de Fushimi, à Kyoto.
L’entreprise fabrique des bougies japonaises depuis sa fondation en 1887.
Hirokazu Tagawa, artisan de quatrième génération fort d’environ 35 ans d’expérience, nous a présenté son travail.

Quelques préparatifs sont nécessaires avant de commencer.
1. Mise en place de la mèche
Le papier japonais est roulé en tube pour former l’axe de la mèche. On enroule ensuite autour une longue et fine bande jaune pâle d’environ 1 m, appelée tōshin. Il s’agit de la moelle d’une plante apparentée au jonc utilisé pour fabriquer les tatamis japonais. La mèche ainsi obtenue est enfilée sur une brochette de bambou.
2. Installation de la mèche dans le moule en bois
Le moule est plongé dans de l’eau à température adéquate afin de le réchauffer et d’empêcher la cire de se solidifier sous l’effet d’une différence de température lorsqu’elle sera versée à l’étape suivante.
3. Coulage de la cire dans le moule en bois
La cire est versée dans le moule en bois contenant la mèche.



4. Démoulage de l’ébauche
L’ébauche de bougie obtenue après avoir coulé de la cire du Japon ou une autre cire végétale est retirée du moule en bois.


5. Application de la couche de finition seijō kigake
Le seijō kigake consiste à exposer l’ébauche au soleil pour la blanchir, puis, tout en la maintenant à une température adéquate, à y frotter à la main une cire blanche de finition soigneusement pétrie. L’épaisseur et la taille de la bougie varient non seulement selon celles de la mèche, mais aussi selon le nombre d’applications du seijō kigake. Pour les bougies vermillon, une louche de cire vermillon est utilisée pour appliquer la couche de finition à la place du seijō kigake.


6. Coupe du haut et du bas et mise en forme
L’excédent de cire issu du seijō kigake est découpé autour de la mèche, en haut, ainsi qu’à la base de la bougie, afin de lui donner sa forme définitive.
7. Achèvement
La bougie est achevée après la coupe du haut et du bas et sa mise en forme.

Dans le cas des bougies peintes de Kyoto, différents motifs sont ensuite réalisés par un peintre spécialisé.

Durée de combustion des bougies japonaises
La durée de combustion des bougies japonaises varie de 30 minutes à plus de 9 heures. Elles peuvent être choisies en fonction de leur utilisation. Voici quelques exemples de dimensions et de durées de combustion pour différentes formes de bougies japonaises.
Dimensions et durée de combustion des bougies japonaises en forme d’ancre
Il s’agit de bougies japonaises aux courbes douces, resserrées au milieu et évasées en haut. Cette forme est principalement utilisée par les écoles Jōdo et Jōdo Shinshū.
| Nombre de monme | Longueur jusqu’à la mèche, env. (cm) | Diamètre haut/bas (cm) | Durée de combustion approximative |
|---|---|---|---|
| 2 monme | 7,5 | 1,7/1,2 | 50 min |
| 3 monme | 10,0 | 2,0/1,4 | 1 h |
| 4 monme | 11,5 | 2,1/1,5 | 1 h 15 |
| 5 monme | 12,0 | 2,2/1,5 | 1 h 30 |
| 10 monme | 15,0 | 2,7/2,0 | 2 h |
| 15 monme | 16,5 | 3,2/2,2 | 2 h 30 |
| 20 monme | 18,0 | 3,8/2,8 | 4 h |
| 30 monme | 19,0 | 4,5/2,8 | 5 h |
| 50 monme | 21,0 | 5,5/4,1 | 7 h |
| 100 monme | 25,0 | 7,5/5,2 | 9 h |
Dimensions et durée de combustion des bougies japonaises droites
Il s’agit de bougies japonaises de forme presque droite. Elles sont principalement utilisées par les écoles autres que Jōdo et Jōdo Shinshū.
| Nombre de monme | Longueur jusqu’à la mèche, env. (cm) | Diamètre haut/bas (cm) | Durée de combustion approximative |
|---|---|---|---|
| 1,5 monme | 11,0 | 1,0/0,9 | 30 min |
| 3 monme | 13,0 | 1,3/1,0 | 1 h |
| 4 monme | 14,5 | 1,4/1,1 | 1 h 15 |
| 5 monme | 16,0 | 1,5/1,2 | 1 h 30 |
| 10 monme | 18,5 | 2,0/1,5 | 2 h 30 |
| 15 monme | 19,5 | 2,5/1,8 | 3 h |
| 20 monme | 20,0 | 2,7/2,0 | 4 h |
| 30 monme | 22,0 | 3,4/2,5 | 5 h 30 |
| 50 monme | 23,5 | 4,2/3,0 | 7 h |
| 100 monme | 27,5 | 5,8/3,8 | 9 h |
Dimensions et durée de combustion des bougies sukiya
Les bougies sukiya sont des bougies japonaises utilisées lors de la cérémonie du thé et des réunions nocturnes yobānashi.
| Nombre de monme | Longueur jusqu’à la mèche, env. (cm) | Diamètre haut/bas (cm) | Durée de combustion approximative |
|---|---|---|---|
| Sukiya, petite | 18,0 | 2,5/1,8 | 2 h 50 |
| Sukiya, grande | 19,5 | 2,5/1,8 | 3 h |

Utilisation des bougies japonaises
Pour utiliser une bougie japonaise, il est conseillé de préparer un chandelier pour la maintenir, un éteignoir pour éteindre la flamme et un coupe-mèche pour régler la mèche. Ces accessoires sont souvent vendus avec les bougies japonaises au Japon.
L’utilisation des bougies japonaises requiert également quelques astuces, présentées ici.
Lorsque la bougie est difficile à allumer, il est conseillé d’écraser très légèrement l’extrémité de la mèche. Si elle s’allume normalement, cela n’est pas nécessaire. Il est préférable de la consumer en une seule fois. Si elle doit être utilisée en deux ou trois fois, il faut la fixer solidement sur le chandelier et percer un petit trou au bout de la mèche, faute de quoi elle risque de produire de la fumée.
L’utilisation d’une bougie japonaise exige de couper régulièrement sa mèche. Celle-ci étant épaisse, elle se carbonise et subsiste au lieu de se consumer entièrement. La flamme devient alors de plus en plus grande. Après une à deux heures de combustion, il faut donc couper la mèche avec un outil spécial appelé coupe-mèche pour en régler la longueur. Le moment de la première coupe varie selon la taille de la bougie. Il faut intervenir lorsque l’extrémité de la mèche commence à retomber légèrement. Il est alors recommandé de la couper en laissant environ 1 à 2 cm sous la partie retombante. La partie retirée doit être déposée dans un cendrier en céramique ou en métal muni d’un couvercle, afin d’éviter toute propagation du feu. Pour les coupes suivantes, dès que l’extrémité commence à retomber, il faut procéder comme la première fois et la couper en laissant environ 2 cm. Avec le temps, les coupes doivent devenir plus fréquentes et rapprochées : la prudence est donc de mise.
Il est préférable de disposer d’un coupe-mèche spécialement conçu à cet effet, mais d’autres objets peuvent le remplacer. Des pincettes à braises, des ciseaux ou un coupe-cigare peuvent notamment être utilisés.

Certaines précautions sont également nécessaires pour éteindre une bougie japonaise. La méthode la plus recommandée consiste à laisser un peu de bougie, à détacher la partie inférieure de la flamme en la coupant, puis à utiliser un éteignoir. Si la bougie se consume accidentellement jusqu’au bout, il est conseillé d’écraser la mèche ou de la recouvrir d’un objet incombustible. Cela évite la fumée et les odeurs persistantes. Il est également possible de l’éteindre en la plongeant dans de l’huile de colza ou de l’huile végétale. Dans ce cas, seule l’extrémité de la mèche doit être bien immergée dans l’huile.
La précaution la plus importante au moment d’éteindre une bougie est de ne jamais souffler dessus avec la bouche, la main, un éventail pliant ou un éventail rigide. La cire fondue risquerait de se projeter autour, ce qui est extrêmement dangereux. Il ne faut absolument pas le faire.
Il est également important de nettoyer régulièrement le chandelier. S’il est sali par de la cire ou des cendres, il suffit de le plonger dans de l’eau chaude pour faire fondre la cire, puis de l’essuyer avec un chiffon usagé ou du papier absorbant. Ajouter du détergent à l’eau permet de le nettoyer encore mieux. Il n’est pas nécessaire de frotter vigoureusement.

Le stockage des bougies japonaises exige aussi quelques précautions. Elles sont particulièrement sensibles à la chaleur et risquent de fondre : elles doivent donc être conservées à l’ombre. En été, la température élevée du tableau de bord d’une voiture augmente fortement ce risque. Il vaut toutefois mieux éviter de les conserver au réfrigérateur, car un froid excessif pourrait faire craqueler et détacher leur surface.
Ateliers de fabrication et de décoration
Il est possible d’observer de près la manière dont les artisans fabriquent les bougies japonaises. Souhaitant faire découvrir l’artisanat traditionnel de Kyoto, Nakamura Rōsoku propose également des ateliers. Les formules vont de la simple décoration à l’apprentissage de toutes les étapes de fabrication. L’occasion de rapporter chez soi une bougie japonaise réalisée de ses propres mains, ainsi que le souvenir d’une expérience précieuse.
Voici les activités proposées.

Lieu de rendez-vous et accès
- Atelier
- Kyōrōsoku Nakamura, Nakamura Rōsoku Ltd.
- Lieu de rendez-vous
- 57-8 Takeda Mitsuguichō, Fushimi-ku, Kyoto, préfecture de Kyoto
- Numéro de téléphone
- 075-641-9381
- Accès
- À 5 min à pied de la sortie 3 de la gare de Takeda, ligne Karasuma du métro
- Site officiel
- Site officiel
1. Atelier de fabrication et de décoration de bougies japonaises
Cette formule permet de fabriquer une bougie japonaise tout en découvrant son histoire et les différentes étapes de sa production. Elle est recommandée pour ceux qui souhaitent tout essayer. La bougie terminée peut être rapportée chez soi.
Les informations suivantes datent de notre reportage. Pour plus de détails, veuillez vous renseigner directement.
- Durée
- De 2 h à 2 h 30
- Tarif
- 5 500 yens hors taxes
- Nombre de participants
- De 1 à 6 personnes ; demande préalable nécessaire au-delà de 6
Déroulement de l’atelier
Rendez-vous chez Nakamura Rōsoku
↓
Présentation
∟ Présentation personnelle : nom, profession, motif de la participation, etc.
∟ Programme
↓
Qu’est-ce qu’une bougie japonaise ? Présentation des produits
∟ Histoire des bougies japonaises
∟ Caractéristiques des bougies japonaises
∟ Exigences propres aux bougies japonaises
∟ Lieux où sont utilisées les bougies japonaises
↓
Observation du travail
∟ Présentation des outils nécessaires à la fabrication
∟ Présentation des plaisirs et des difficultés de la fabrication
↓
Initiation au métier / coulage dans le moule / finitions
∟ Questions-réponses
∟ Expérience du coulage dans le moule
∟ Expérience des finitions en suivant les explications
↓
Décoration d’une bougie japonaise
∟ Expérience de la décoration en suivant les explications
↓
Bilan de l’expérience
∟ Impressions sur l’atelier et temps de questions
↓
Fin de l’atelier !
2. Atelier de fabrication de bougies japonaises
Cette formule permet de découvrir concrètement les fondements de la fabrication des bougies japonaises.
Elle est recommandée pour ceux qui souhaitent voir comment elles sont réellement produites. Un artisan présente directement leur histoire, leurs caractéristiques et les exigences de leur fabrication. Les participants peuvent également essayer le coulage dans un moule et fabriquer une véritable bougie japonaise. La production de ces bougies réunit de nombreuses techniques artisanales hautement maîtrisées. Cet atelier permet d’en découvrir à la fois la difficulté et le plaisir. La bougie terminée peut être rapportée chez soi.
Les informations suivantes datent de notre reportage. Pour plus de détails, veuillez vous renseigner directement.
- Durée
- Jusqu’à 1 h 30
- Tarif
- 3 500 yens hors taxes
- Nombre de participants
- Jusqu’à 6 personnes
3. Atelier de décoration de bougies japonaises
Cette formule est recommandée pour ceux qui souhaitent découvrir les bougies japonaises en peu de temps.
Elle permet de dessiner facilement ses motifs ou caractères préférés sur une bougie japonaise et de créer une pièce originale et unique. La bougie terminée peut être rapportée chez soi.
Les informations suivantes datent de notre reportage. Pour plus de détails, veuillez vous renseigner directement.
- Durée
- Environ 30 min à 1 h
- Tarif
- 2 500 yens hors taxes
- Nombre de participants
- De 1 à 20 personnes ; demande préalable nécessaire au-delà de 20
Nakamura Rōsoku organise de façon ponctuelle des événements consacrés aux bougies japonaises, notamment des danses de maiko à leur lueur. Consultez le site Internet pour en savoir plus.
Conclusion
Depuis des temps anciens, les bougies japonaises illuminent la vie des Japonais. Elles présentent également un caractère durable.
Autrefois, la cire produite pendant leur combustion était recueillie, refondue puis solidifiée pour fabriquer de nouvelles bougies. Les cendres étaient aussi répandues dans les champs pour servir d’engrais.
La beauté du mode de vie des anciens Japonais, perceptible dans l’utilisation de ces bougies, et les méthodes de fabrication soigneusement transmises d’artisan en artisan pendant des siècles ont ainsi été préservées jusqu’à aujourd’hui. Plus récemment, les bougies japonaises ont continué d’évoluer : certaines sont désormais commercialisées avec des senteurs forestières ou florales, comme celle, éclatante, de la rose. Une agréable fragrance propice à la détente accompagne leur douce flamme vacillante.
Pour changer d’atmosphère, pourquoi ne pas remplacer ce soir la bougie parfumée allumée avant le coucher par une bougie japonaise ?
Auteur
Présentateur indépendant
Motomura Sayaka
Principalement consacré à la culture traditionnelle, aux arts du spectacle et à l’histoire
