
Guide de voyage à Akita : découvrez des traditions et coutumes encore bien vivantes
Située au nord du Honshu, juste après Aomori, Akita borde la mer du Japon.
Riche en montagnes, elle offre de grandioses paysages naturels qui changent au fil des saisons.
La région conserve également de nombreux biens culturels matériels et immatériels qui permettent de découvrir la culture traditionnelle japonaise.
Cet article présente les multiples attraits d’Akita, les informations à connaître avant le voyage et des conseils pratiques.
Il permet de se faire une idée précise d’un séjour à Akita et d’élaborer un programme bien rempli.
Akita, riche en biens culturels matériels et immatériels
Située au sud-ouest de la préfecture d’Aomori, à l’extrémité nord du Honshu, Akita est bordée par la mer du Japon à l’ouest et jouxte la préfecture d’Iwate à l’est, de l’autre côté des monts Ōu.
Sa superficie est vaste, mais elle compte de nombreuses régions montagneuses et sa densité de population est la troisième plus faible du Japon, après Hokkaido.
De nombreuses régions y conservent des coutumes singulières et Akita est la préfecture japonaise comptant le plus grand nombre de « biens culturels folkloriques immatériels importants ».
Des événements insolites s’y observent en de nombreux endroits, comme le « Namahage », étrange coutume lors de laquelle de jeunes hommes déguisés en effrayants démons ou yōkai se déchaînent pour chasser le mauvais sort, et le festival Kantō, l’un des trois grands festivals du Tohoku.
Chaque saison apporte également ses beaux paysages et festivals, comme le festival des cerisiers de Kakunodate au printemps, les feux d’artifice d’Ōmagari en été et les kamakura de Yokote en hiver.
Les stations thermales ayant conservé l’atmosphère de sources secrètes, les vestiges archéologiques et les sites panoramiques offrant des paysages naturels uniques permettent aussi de découvrir la nature et l’histoire sous différents angles.
Il est également possible d’apprécier une culture culinaire singulière qui met à profit la richesse des ingrédients locaux.
Akita est en outre célèbre comme berceau de l’akita inu.
Également connu comme la race du chien Hachikō, l’akita inu séduit les amoureux des chiens du monde entier par son corps harmonieux et ses adorables yeux en amande.

Températures moyennes à Akita et exemples de tenues
Située dans le nord du Japon, la préfecture d’Akita possède un climat relativement froid.
En hiver, les températures descendent souvent sous 0 °C et les chutes de neige sont si abondantes que toute la préfecture est classée comme zone de fort enneigement.
La neige est particulièrement abondante dans l’intérieur des terres, classé comme zone spéciale de fort enneigement.
En été, les températures dépassent parfois 30 °C : la région n’est donc pas spécialement fraîche.
Températures moyennes mensuelles à Akita
| - | Janvier | Février | Mars | Avril | Mai | Juin | Juillet | Août | Septembre | Octobre | Novembre | Décembre |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température moyenne (°C) | 0,4 | 0,8 | 4,0 | 9,6 | 15,2 | 19,6 | 23,4 | 25,0 | 21,0 | 14,5 | 8,3 | 2,8 |
Exemples de tenues selon la saison à Akita
- Printemps (mars à mai) : veste épaisse ou manteau
- Été (juin à août) : T-shirt, chemise à manches longues
- Automne (septembre à novembre) : pull ou cardigan
- Hiver (décembre à février) : manteau, pull épais ou veste épaisse
Accès à Akita
Depuis Tokyo, l’une des villes touristiques les plus populaires du Japon, Akita se trouve à environ 1 heure d’avion et un peu moins de 4 heures en Shinkansen.
Il convient de choisir le moyen de transport le plus pratique en tenant compte de l’accès au site visé et de la fréquence des liaisons.
Depuis Osaka, le vol dure environ 1 h 30.
Le trajet en Shinkansen prenant environ 7 heures, l’avion est recommandé.
Depuis Sendai, principale ville du Tohoku, il faut environ 2 h 30 en Shinkansen.
Akita possède un aéroport desservi par des vols internationaux, ce qui permet de s’y rendre directement depuis Taïwan.

Accès aux principales gares depuis l’aéroport d’Akita
Voici comment rejoindre la gare d’Akita depuis l’aéroport d’Akita, porte d’entrée aérienne de la préfecture.
La gare d’Akita servant de base pour les déplacements dans la région, mieux vaut bien connaître l’itinéraire depuis l’aéroport.
- Itinéraire
- Prendre la navette de l’aéroport d’Akita et descendre à l’arrêt « JR Akita-eki-mae »
- Durée
- Environ 40 minutes
Principaux moyens de transport à Akita
Les zones urbaines, notamment la ville d’Akita, ainsi que les sites touristiques renommés de secteurs comme Kakunodate se visitent aisément en transports en commun, par train ou bus.
En revanche, un taxi ou une voiture de location est nécessaire pour rejoindre les endroits reculés et les sites situés au cœur de la nature.

Les attraits des huit zones à connaître avant un voyage à Akita
Akita est une vaste préfecture, et ses caractéristiques diffèrent totalement entre le littoral et l’intérieur des terres, comme entre le nord et le sud.
Voici donc les attraits et principaux sites de chacune des huit zones définies selon des critères géographiques et culturels.
La zone de Towada-Hachimantai, pour admirer la beauté de la nature au fil des saisons
La zone de Towada-Hachimantai se trouve à l’extrémité nord-est d’Akita, aux frontières d’Iwate et d’Aomori.
Le parc national de Towada-Hachimantai, avec ses impressionnants paysages de montagnes et de gorges, permet de savourer pleinement la majesté de la nature tout au long de l’année.
La fonte des neiges, de l’hiver au printemps, est particulièrement remarquable.
Dans l’étang Kagami-numa du parc, la neige qui le recouvre et l’eau de fonte créent une mystérieuse surface évoquant l’œil d’un dragon : un phénomène rare appelé « Dragon Eye ».
La zone se caractérise également par ses nombreuses stations thermales alimentées par des sources naturelles, notamment Hachimantai Onsenkyō et Yuze Onsenkyō.
Des lieux comme l’ancien bureau de la mine de Kosaka, qui conserve les traces du passé minier de la région, ou le Kōrakukan, théâtre du XIXe siècle, permettent de ressentir l’atmosphère du Japon d’autrefois.



La zone d’Ōdate-Ani-Moriyoshi, pour découvrir des paysages uniques
La zone d’Ōdate-Ani-Moriyoshi se situe au centre du nord de la préfecture d’Akita.
Le mont Moriyoshi, qui abrite une grande variété de plantes alpines, offre de magnifiques paysages en toute saison, notamment avec ses couleurs automnales.
Également connu comme l’une des « cent montagnes fleuries », le mont Moriyoshi se couvre en hiver de gigantesques arbres givrés.
La ville d’Ōdate, connue comme la terre natale du fidèle Hachikō rendu célèbre par le cinéma, abrite Akita Inu no Sato, où l’on peut découvrir des expositions et acheter des articles consacrés à l’akita inu. Le lieu attire les amoureux des chiens de la préfecture et d’ailleurs.
Cette zone réunit de nombreux autres attraits, comme une cérémonie traditionnelle durant laquelle résonne le Tsuzureko Ōdaiko, le plus grand tambour du monde, ou l’Akita Nairiku Jūkan Railway, ligne locale offrant de magnifiques vues sur la nature depuis ses fenêtres.



La zone de Shirakami-Noshiro-Oga, entre mystères de la nature et traditions japonaises
La zone de Shirakami-Noshiro-Oga se trouve à l’extrémité nord-ouest de la préfecture d’Akita, face à la mer du Japon, et comprend la péninsule d’Oga.
Les monts Shirakami, à la frontière de la préfecture d’Aomori, sont inscrits au patrimoine naturel mondial.
À Fujisato, au pied des monts Shirakami du côté d’Akita, le centre du patrimoine mondial des monts Shirakami « Fujisato-kan » permet d’en découvrir pleinement les mystères.
La région est également célèbre pour avoir perpétué le Namahage, festival singulier emblématique d’Akita.
Le musée Namahage présente cette tradition et permet de la découvrir même en dehors de la période des célébrations.
La belle plage de Kamayahama et le temple Unshō-ji, célèbre pour ses hortensias, sont également très appréciés.
Cette zone permet de découvrir les mystères et la puissance de la nature ainsi que la culture traditionnelle.



La zone d’Akita, porte d’entrée de la préfecture
Au sud de la zone de Shirakami-Noshiro-Oga, dans le centre-ouest de la préfecture, se trouve la zone la plus urbaine, qui comprend la ville d’Akita.
La ville d’Akita conjugue la commodité de la gare d’Akita, desservie par le Shinkansen, et de l’aéroport d’Akita, porte d’entrée aérienne, avec la beauté des paysages propres à une ancienne cité féodale.
Le festival Akita Kantō, l’un des trois grands festivals du Tohoku et bien culturel immatériel important du Japon, se déroule lui aussi dans la zone de Shirakami-Noshiro-Oga.
De nombreux sites sont accessibles uniquement en transports en commun, notamment le parc Senshū, aménagé sur les ruines d’un château, le marché municipal d’Akita et le marché matinal de Gojōme.
Cette zone convient donc aux personnes pour lesquelles louer une voiture est difficile.



La zone de Yurihonjō-Chōkai, concentré des attraits de la mer et de la montagne
La zone de Yurihonjō-Chōkai se trouve à l’extrémité sud-ouest de la préfecture d’Akita, à la frontière de Yamagata.
Yurihonjō, la plus grande municipalité de la préfecture, s’étend du littoral de la mer du Japon aux régions montagneuses et permet de savourer à la fois les produits de la mer et ceux de la montagne.
Le saké produit avec les eaux souterraines limpides du mont Chōkai est également réputé, et la région compte de nombreuses brasseries.
Des aires routières jalonnent la route nationale longeant la mer du Japon et vendent des produits de la mer pêchés à proximité, des plantes sauvages récoltées en montagne ainsi que des légumes locaux frais.
Outre les paysages spectaculaires créés par les montagnes et la mer, la possibilité de pratiquer des activités maritimes comme montagnardes constitue un autre attrait de cette zone.



La zone d’Ōmagari-Kakunodate-Tazawako, terre de paysages grandioses et de sources secrètes
La zone d’Ōmagari-Kakunodate-Tazawako se trouve à l’intérieur des terres, au centre de la préfecture d’Akita.
Elle compte de nombreux sites aux paysages remarquables, notamment Kakunodate, surnommée la « petite Kyoto du Michinoku » pour ses résidences de samouraïs historiques et ses rangées de cerisiers, ainsi que le lac Tazawa, à la mystérieuse surface bleu lapis-lazuli.
À Ōmagari, dans la ville de Daisen, le concours national de feux d’artifice se tient chaque année le dernier samedi d’août et attire une foule venue du Japon et de l’étranger.
Les feux d’artifice qui se succèdent peuvent être admirés depuis les berges de la rivière.
La zone compte également de nombreuses sources thermales isolées, comme Nyūtō Onsenkyō, dont l’atmosphère donne l’impression de remonter le temps jusqu’aux anciennes stations de cure japonaises.



La zone de Yokote-Masuda, entre paysages enneigés et saké
La zone de Yokote-Masuda se trouve dans le sud de l’intérieur des terres.
Cette situation en fait une région de fort enneigement. La ville de Yokote perpétue depuis près de 450 ans une célébration du Petit Nouvel An appelée « Yokote no Kamakura ».
Un kamakura est une petite cavité creusée dans la neige.
Cette coutume propre aux pays de neige consiste à y vénérer la divinité de l’eau et à accueillir les visiteurs avec de l’amazake et des mochi.
La région compte également de nombreuses brasseries de saké grâce à son eau pure et à son importante production de riz.
Le quartier de Masuda, à Yokote, possède des entrepôts appelés « uchigura », réputés pour leur somptueux décor, et conserve ses rues traditionnelles.
Cette zone attire de nombreux amateurs d’atmosphères rétro.


La zone de Yuzawa-Kurikoma, où subsistent les paysages originels et les traditions du Japon
La zone de Yuzawa-Kurikoma se trouve à l’extrémité sud de l’intérieur des terres, aux frontières de Yamagata, Iwate et Miyagi.
La ville de Yuzawa compte de nombreux sites où ressentir les sources thermales et le souffle de la terre, comme les gorges d’Oyasu et Kawarage Jigoku.
La région se distingue aussi par ses nombreuses traditions culinaires et industries artisanales, précieusement développées dans ces montagnes aux fortes chutes de neige, comme les udon d’Inaniwa et les laques de Kawatsura.
Elle accueille également de nombreux festivals traditionnels spectaculaires, dont la danse Nishimonai Bon Odori d’Ugo, considérée comme l’une des trois grandes danses de Bon du Japon.
La danse exécutée à la lueur des braseros, dans des costumes singuliers transmis au fil des siècles, est envoûtante et féerique.
Cette zone permet de découvrir la culture et les industries perpétuées dans les villages de montagne japonais, notamment à Higashinaruse, où subsistent les paysages originels du Japon.


Durée nécessaire pour profiter pleinement d’Akita
Lors de la préparation d’un voyage à Akita, la durée du séjour constitue naturellement une question importante.
Les sites touristiques étant dispersés dans chaque zone et les distances importantes, il faut prévoir au moins trois jours et deux nuits.
Pour un court séjour, il est difficile de visiter de nombreux sites sans élaborer soigneusement son itinéraire.

Itinéraire modèle de deux jours et une nuit concentrant les attraits d’Akita
Pour les personnes ne disposant que de peu de temps, voici un itinéraire modèle de deux jours et une nuit à travers les sites touristiques les plus populaires d’Akita.
Il concentre les attraits de la préfecture : rues historiques, artisanat traditionnel, culture, gastronomie et sources thermales.
Les distances entre les sites étant importantes, il faut garder à l’esprit que les déplacements prennent du temps.
Jour 1 : histoire et sources thermales d’Akita
Le premier jour est consacré à la zone d’Ōmagari-Kakunodate-Tazawako.
Riche en sites touristiques, elle offre de multiples expériences : rues imprégnées de l’atmosphère japonaise, lac aux eaux mystérieuses et stations thermales.
Les lieux permettant de ressentir l’histoire et les traditions japonaises y sont particulièrement nombreux, pour des expériences propres au Japon.
9 h 00 : départ de la gare JR de Kakunodate
La première journée de cet itinéraire commence à la gare JR de Kakunodate, à environ 45 minutes en Shinkansen de la gare d’Akita.
Après environ 15 minutes de marche se trouve la première visite, la rue des résidences de samouraïs.

9 h 15 : promenade dans la rue des résidences de samouraïs, chargée d’histoire
Cette rue caractérisée par ses palissades de planches noires est appelée « rue des résidences de samouraïs ». Les cerisiers pleureurs et autres arbres qui la bordent soulignent ses attraits à chaque saison et révèlent une beauté façonnée par l’histoire.
Elle compte six résidences de samouraïs datant de l’époque d’Edo (1603-1868). La plus célèbre est le village historique de Kakunodate, demeure Aoyagi, classé bien culturel par la préfecture d’Akita.
Le vaste domaine permet de visiter de nombreux bâtiments, dont la résidence principale, l’arsenal et le musée des objets de samouraïs.
Les bâtiments exposent pas moins de 30 000 armes, armures et œuvres d’art précieusement conservées de génération en génération.
Les beaux paysages de la rue et la visite des demeures autrefois habitées par des guerriers permettent de savourer pleinement l’histoire et la beauté du Japon.

10 h 10 : découverte de la beauté de l’artisanat traditionnel au musée de l’artisanat du bois de cerisier de Kakunodate
Après la visite du village historique de Kakunodate, demeure Aoyagi, il suffit de marcher environ 3 minutes jusqu’au musée de l’artisanat du bois de cerisier de Kakunodate.
Ce musée a ouvert ses portes en 1978 afin de promouvoir le kabazaiku, artisanat traditionnel de Kakunodate, et de servir de centre touristique.
Le kabazaiku désigne des objets artisanaux réalisés avec de l’écorce de cerisier sauvage, dotés d’excellentes propriétés de résistance à l’humidité et antibactériennes. Cette technique sert notamment à confectionner des boîtes à thé, de petits meubles à tiroirs et des plateaux.
Inspiré d’une résidence de samouraïs, le musée propose principalement des expositions consacrées au kabazaiku, un espace de vente, des démonstrations de fabrication et des ateliers pratiques.
Il permet de découvrir l’histoire de Kakunodate non seulement à travers ses bâtiments et ses rues, mais aussi sous un angle culturel.

11 h 00 : déjeuner dans l’atmosphère rétro d’Akita Kakunodate Nishinomiyake
Après avoir apprécié l’artisanat traditionnel au musée, environ 15 minutes de marche mènent à Akita Kakunodate Nishinomiyake.
La famille Nishinomiya était une illustre famille au service direct du clan Satake, qui gouvernait Akita.
Akita Kakunodate Nishinomiyake occupe l’ancienne résidence familiale, rénovée pour accueillir un restaurant et des boutiques d’objets japonais.
La résidence principale construite il y a plus de 100 ans et ses cinq entrepôts ont été restaurés. L’ensemble dégage une atmosphère rétro qui séduit particulièrement les femmes.
Après avoir admiré le jardin et visité les entrepôts, place au déjeuner au restaurant Kitagura.
Parmi les plats emblématiques figure l’oyakodon au poulet Hinai-jidori, aux côtés d’autres spécialités propres à Akita préparées avec des ingrédients locaux.

12 h 00 : les saveurs traditionnelles d’Andō Jōzō Honten en souvenir
Après le déjeuner à Akita Kakunodate Nishinomiyake, direction Andō Jōzō Honten, à environ 5 minutes à pied.
Fondée il y a environ 170 ans, Andō Jōzō est une maison historique de Kakunodate qui produit depuis lors du miso, de la sauce soja et des légumes marinés.
Ses saveurs traditionnelles, développées dans cette cité féodale historique, peuvent être dégustées sur place ou achetées en souvenir.
Fabriqués selon des méthodes traditionnelles, ses misos, sauces soja et légumes marinés, sans additifs et naturellement fermentés, sont très sains.
La boutique principale conserve un zashikigura, considéré comme le plus ancien du Tohoku, et un bunkogura, restés tels qu’ils étaient il y a plus de 170 ans.
Ils sont ouverts aux visiteurs et offrent un aperçu d’un espace imprégné de l’atmosphère japonaise.

13 h 25 : le paysage spectaculaire du lac Tazawa depuis le bus
Après les achats à Andō Jōzō Honten, retour à pied jusqu’à la gare JR de Kakunodate.
Prendre le Shinkansen et descendre à la gare JR de Tazawako.
Devant la gare, monter dans le bus local de la ligne circulaire du lac Tazawa, qui part à 13 h 25.
Avec une profondeur de 423,4 m, le lac Tazawa est le plus profond du Japon.
Ses eaux bleu cobalt d’une beauté à couper le souffle en font l’un des sites pittoresques d’Akita sélectionnés parmi les cent plus beaux paysages du Japon.
Le bus circulaire s’arrêtant un certain temps aux sites touristiques, il permet de profiter en peu de temps des paysages du lac et des lieux à visiter sur ses rives.
Le trajet permet ainsi d’admirer le lac depuis les fenêtres tout en découvrant les attraits des sites qui le bordent.

15 h 10 : découverte des célèbres sources thermales de Nyūtō Onsenkyō
Descendre du bus circulaire du lac Tazawa à l’arrêt « Tazawako-han », puis prendre un bus des lignes Nyūtō ou Komagatake.
Après être descendu à l’arrêt « Nyūtō Onsen », arrivée à Nyūtō Onsenkyō, station thermale dont rêvent les amateurs de sources secrètes.
Nyūtō Onsenkyō désigne l’ensemble des sources thermales situées au pied du mont Nyūtō, dans le parc national de Towada-Hachimantai.
Il réunit sept auberges isolées : Tsurunoyu, Taenoyu, Kuroyu, Ganiba, Magoroku, Ōgama et Kyūkamura Nyūtō Onsenkyō.
Le carnet « Yumeguri-chō » permet de faire le tour des bains et de comparer des sources dont les propriétés et les paysages sont totalement différents.

17 h 30 : dépaysement dans la source secrète de Tsurunoyu Onsen
Après avoir parcouru les bains de Nyūtō Onsenkyō, direction Tsurunoyu Onsen, hébergement de la première nuit et lieu emblématique de la station.
Ses huit bains sont alimentés par quatre sources de composition différente : Shiroyu, Kuroyu, Nakanoyu et Takinoyu.
Pour la nuit, les chambres du Honjin au toit de chaume sont recommandées.
Elles sont équipées d’un foyer irori, autour duquel sont préparés le célèbre ragoût de pommes de terre de montagne et des poissons de rivière grillés au charbon de bois, pour une expérience de la vie japonaise d’autrefois.

Jour 2 : découvrir les multiples facettes d’Akita
Le deuxième jour est consacré à la zone de Yokote-Masuda, dans le sud de l’intérieur de la préfecture.
Entre spécialités de nouilles locales, musée consacré aux planches originales de mangas et parc à thème réunissant la culture d’Akita, cette journée permet d’apprécier la préfecture sous des angles encore plus variés.
9 h 10 : départ de l’arrêt de bus Arupakakoma-kusa
La deuxième journée commence à l’arrêt de bus Arupakakoma-kusa, le plus proche de Tsurunoyu Onsen et desservi par sa navette.
Prendre le bus jusqu’à la gare de Tazawako, puis plusieurs trains jusqu’à la gare de Jūmonji.
À environ 15 minutes à pied de la gare se trouve une célèbre adresse de ramen local d’Akita.

12 h 00 : ramen local chez Ganso Jūmonji Chūka Soba Marutama
Marutama est l’établissement où sont nés les Jūmonji chūka soba, ramen local de la préfecture d’Akita.
Fondée en 1935, cette maison historique bénéficie d’un accès pratique à proximité de la gare de Jūmonji.
Le bouillon aux produits de la mer est clair, léger et parfumé à la sauce soja.
Les nouilles fines et ondulées retiennent bien le bouillon, tout en se dégustant aisément comme des soba.
Outre les Jūmonji chūka soba originaux, la carte propose de nombreux plats, comme les gomoku chūka généreusement garnis de légumes et les yakiniku chūka surmontés d’une imposante portion de viande.
En été, l’établissement sert également des hiyashi chūka ainsi que les « hiyakkoi chūka », des Jūmonji chūka soba dans un bouillon froid.

13 h 50 : promenade dans la rue Nakananokamachi bordée de bâtiments traditionnels
Après les ramen de Jūmonji, retour à la gare, puis prendre le bus devant celle-ci jusqu’à l’arrêt « Masuda Kura no Eki ».
La rue Nakananokamachi se trouve dès la descente du bus.
Elle est bordée de maisons de marchands datant des ères Meiji à Shōwa, qui témoignent encore de la prospérité passée de la région.
Ces maisons possèdent une architecture singulière appelée « uchigura », qui permettait de circuler sans sortir afin de se protéger des fortes chutes de neige. Beaucoup sont ouvertes au public.
La visite de Satō Mataroku-ke, plus ancienne boutique en entrepôt de terre de la rue, et du centre touristique et commercial Masuda Kura no Eki, où acheter des spécialités locales, permet de ressentir le mode de vie de l’époque.

14 h 30 : immersion dans l’univers du manga au musée du manga de Masuda à Yokote
Après la promenade dans la rue Nakananokamachi, environ 5 minutes de marche mènent au musée du manga de Masuda à Yokote.
Ouvert en 1995, ce musée est spécialisé dans les planches originales de mangas. Sa mission première est de préserver et d’exposer les œuvres auxquelles les mangakas ont consacré toute leur énergie. Il conserve plus de 400 000 planches de plus de 180 artistes.
La salle d’exposition permanente, la galerie consacrée à la culture du manga et la galerie Manga no Kura permettent de retrouver des scènes célèbres de chefs-d’œuvre et de découvrir les attraits du manga en tant que culture.
La boutique du musée propose également des articles originaux à rapporter en souvenir.

16 h 00 : immersion dans les attraits de la région à Akita Furusato Village
Après cette découverte du manga, prendre un taxi jusqu’à Akita Furusato Village.
Ce parc à thème s’étend sur une superficie équivalente à quatre Tokyo Dome et réunit des installations ludiques consacrées à l’art, à la culture et à la gastronomie liés à Akita.
Outre des attractions pour enfants et adultes, certains espaces permettent de découvrir l’artisanat traditionnel et les spécialités locales.
Une façon ludique de profiter pleinement des attraits d’Akita avant la fin du voyage.

Trois spécialités locales incontournables à Akita
Riche en produits des montagnes de l’intérieur des terres comme en produits de la mer du littoral de la mer du Japon, Akita possède de nombreuses spécialités traditionnelles développées au sein d’une culture singulière.
Parmi les mets propres à Akita, région également célèbre pour la pureté de son eau et sa production de riz, voici trois spécialités particulièrement incontournables.
Elles méritent d’être goûtées lors d’un voyage à Akita.
1. Kiritanpo nabe
Le kiritanpo nabe est la spécialité emblématique d’Akita.
Ce plat mijoté associe viande et légumes à des kiritanpo, du riz ordinaire cuit, écrasé, enroulé autour d’une broche puis grillé.
Le bouillon est généralement préparé avec du poulet Hinai-jidori, spécialité d’Akita, mais l’assaisonnement varie légèrement selon les régions et les établissements.
Avant d’ajouter les kiritanpo au faitout, ils sont retirés de leur broche et coupés.
Avec leur texture rustique et leur saveur imprégnée de bouillon, les kiritanpo sont une véritable soul food d’Akita appréciée des enfants comme des personnes âgées.

2. Udon d’Inaniwa
De nombreuses régions du Japon possèdent leurs propres udon, et ceux d’Akita sont les udon d’Inaniwa.
Ces nouilles fines et plates, étirées à la main, se distinguent par leur texture ferme et leur grande douceur en bouche.
Leur méthode de fabrication et leur région de production sont strictement définies : les autres nouilles ne peuvent porter le nom d’« udon d’Inaniwa ».
Le bouillon et les garnitures varient selon les établissements, mais toutes partagent une texture lisse et glissante.
Un voyage à Akita est l’occasion de goûter d’authentiques udon d’Inaniwa.

3. Yokote yakisoba
Les Yokote yakisoba, spécialité de la ville de Yokote, ont remporté le B-1 Grand Prix, concours désignant la meilleure cuisine populaire locale du Japon.
Ils sont assaisonnés d’une sauce Worcestershire au bouillon, relativement douce, et garnis de chou, de porc haché et, selon les établissements, d’abats.
Certains restaurants y ajoutent leur propre sauce originale.
Leur principale caractéristique est l’œuf au plat cuit d’un seul côté qui les surmonte.
Ils s’accompagnent également de fukujinzuke.
En mélangeant progressivement le jaune d’œuf à la sauce, on découvre un doux dégradé de saveurs.
Autre particularité : ils utilisent des nouilles droites bouillies, et non des nouilles ondulées cuites à la vapeur.

Les sites de cerisiers à visiter au printemps à Akita
Lors d’un voyage à Akita au printemps, les sites célèbres pour leurs cerisiers méritent une place dans l’itinéraire.
Ils offrent des paysages uniquement visibles à cette saison, qui resteront gravés dans les mémoires.
Au parc Mato, les cerisiers en pleine floraison entourent l’étang, avec en arrière-plan les pinèdes verdoyantes du mont Mato.
Au parc Senshū, les vestiges du château du clan Satake, qui gouvernait autrefois Akita, s’associent à quelque 760 cerisiers pour créer une atmosphère majestueuse.
Dans le quartier des résidences de samouraïs de Kakunodate, les cerisiers pleureurs semblent se déverser sur les palissades noires, composant un paysage incarnant la quintessence de la beauté japonaise. Akita compte ainsi de nombreux sites célèbres pour leurs cerisiers.
Le tableau suivant indique les dates habituelles de début et de pleine floraison, ainsi que la meilleure période d’observation à Akita.
Ces dates variant selon le climat, les températures de l’année et les sites, il convient de les vérifier avant le départ.
- Début de la floraison
- 17 avril
- Pleine floraison
- 22 avril
- Meilleure période d’observation
- Du 22 au 28 avril
Référence Agence météorologique du Japon, état du début de floraison des cerisiers
Référence : Agence météorologique du Japon, état de la pleine floraison des cerisiers



Les sites d’automne d’Akita, où les paysages grandioses se parent de mille couleurs
Outre ses cerisiers, Akita compte de nombreux sites aux splendides couleurs automnales.
Un voyage en automne permet d’admirer de grandioses paysages naturels teintés de rouge et d’or.
Dans les gorges de Dakigaeri, le pont Kami no Iwabashi offre une belle association entre la rivière émeraude et les arbres colorés. Le contraste entre la cascade Mikaeri et les feuillages évoque également un tableau.
Dans le parc naturel préfectoral de Kimimachizaka, les feuilles rouge vif se détachent sur une succession d’immenses parois rocheuses appelées « Byōbuiwa ».
Les gorges de Sanzugawa déploient quant à elles un paysage impressionnant de falaises couvertes d’une profusion de feuillages colorés. Akita compte ainsi de nombreux sites automnaux de grande envergure.
La meilleure période variant selon le climat, les températures de l’année et les sites, il convient de consulter les informations sur les feuillages avant le voyage.



Questions fréquentes sur les voyages à Akita
Q
Quelle saison est recommandée pour visiter Akita ?
Le printemps et l’automne sont recommandés, lorsque les grandioses paysages naturels se parent de cerisiers en fleurs ou de feuillages colorés. Pour participer à un festival précis, mieux vaut toutefois organiser le voyage à la période correspondante.
Q
Quel site touristique d’Akita est recommandé pour un voyage en famille ?
Akita Furusato Village permet aux enfants comme aux adultes de s’amuser tout en découvrant la culture d’Akita.
Conclusion
Cet article a présenté un large éventail d’informations utiles pour un voyage à Akita, notamment ses principaux sites touristiques, les caractéristiques de chaque zone et un itinéraire modèle détaillé.
Avec sa culture traditionnelle singulière façonnée dans une région aux hivers rigoureux, ses rues historiques, ses spécialités locales et ses sources thermales, Akita permet de s’imprégner pleinement de l’atmosphère japonaise.
Pour découvrir davantage de sites touristiques d’Akita, l’article suivant permet d’élargir encore les possibilités de voyage.