Plus vraies que nature ! Guide complet des étonnantes répliques de plats nées au Japon

Plus vraies que nature ! Guide complet des étonnantes répliques de plats nées au Japon

Dernière mise à jour :
Rédigé par :  Motomura Sayaka
Supervisé par :  Design Pocket Co., Ltd.

Devant les restaurants japonais s’alignent des reproductions des plats proposés. Appelées « répliques de plats », elles sont issues d’une culture née au Japon. Elles font office de menu et sont exposées devant les établissements afin de permettre de comprendre en un coup d’œil de quel plat il s’agit et quelle quantité est servie. Avec la texture brillante des ingrédients et un relief qui donnerait presque l’impression de voir de la vapeur, elles semblent authentiques, mais sont en réalité pour la plupart fabriquées en polychlorure de vinyle, une résine synthétique. Grâce à un savoir-faire minutieux typiquement japonais, les répliques de plats ont connu un développement propre au Japon pendant plus de 100 ans. Ces dernières années, toutefois, le vieillissement des artisans fait craindre la disparition de cette technique. Des ateliers permettant même aux débutants de fabriquer eux-mêmes une réplique de plat ont donc vu le jour pour faire connaître ce savoir-faire et son attrait ! Aujourd’hui, leur rôle ne se limite plus aux vitrines des restaurants.

Quels procédés ingénieux et quelles histoires se cachent derrière ces répliques de plats que l’on voit habituellement sans y prêter attention ? Cet article retrace leur histoire et leur processus de fabrication tout en présentant des établissements où découvrir leur attrait ! Le lire avant d’en voir réellement alignées devant les restaurants lors d’un voyage au Japon permettra de mieux mesurer l’excellence de ce savoir-faire.

Que sont les répliques de plats ?

Les répliques de plats appartiennent à une culture unique née au Japon. Il s’agit de reproductions tridimensionnelles de plats, conçues pour paraître authentiques et exposées devant les restaurants à la place d’un menu, notamment afin de réduire le gaspillage alimentaire et de respecter les règles d’hygiène. Autrefois fabriquées en cire, elles sont aujourd’hui pour la plupart réalisées en polychlorure de vinyle, une résine synthétique. Elles doivent mettre visuellement en valeur le caractère appétissant des plats afin de donner aux clients envie de les commander. Les artisans doivent donc les rendre aussi réalistes que possible, et parfois même plus appétissantes que les plats véritables. Petite anecdote : il paraît que les artisans ont du mal à bien reproduire les aliments qu’ils n’aiment pas. En observant un objet à plusieurs reprises, l’être humain saisit en effet plus précisément sa forme et ses couleurs, et peut ainsi mieux les reproduire. Or, il évite généralement de regarder les aliments qu’il déteste, ce qui rendrait leur représentation plus difficile. La valeur de ce savoir-faire propre au Japon est reconnue dans de nombreux pays. Ces répliques sont exportées et utilisées de diverses manières à l’étranger.

Répliques de plats alignées devant un restaurant
Répliques de plats alignées devant un restaurant

Histoire des répliques de plats

L’histoire des répliques de plats remonte à plus d’un siècle environ. Des documents indiquent qu’elles étaient fabriquées dans différentes régions du Japon. De l’ère Taisho au début de l’ère Showa, leur production s’est véritablement développée en tant qu’activité relevant de l’« art commercial ».

À cette époque, les grands magasins et autres commerces des métropoles japonaises, notamment Tokyo et Osaka, étaient très fréquentés, tandis que de nombreuses personnes quittaient les régions rurales pour venir travailler en ville. Beaucoup avaient dû aider leur famille dès l’enfance et n’avaient pas pu aller à l’école. Savoir lire et écrire n’était donc pas aussi courant qu’aujourd’hui. Dans les restaurants fréquentés par une clientèle nombreuse, notamment par les travailleurs venus des campagnes, les personnes qui ne savaient pas lire mettaient beaucoup de temps à choisir parmi des plats aux noms inconnus, ce qui provoquait des encombrements. Certains clients ne parvenaient alors pas à terminer leur repas pendant leur pause, tandis que les cuisines peinaient à suivre. C’est pour améliorer cette situation que les répliques de plats furent introduites. Grâce à ces modèles grandeur nature permettant de comprendre immédiatement la taille et le contenu de chaque plat, les restaurants jusque-là encombrés au moment des commandes purent fonctionner plus efficacement.

Alors qu’elles semblaient révolutionnaires, les répliques de plats furent elles aussi menacées par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939. Elles étaient alors fabriquées en cire. Ce produit pétrolier fut soumis à des restrictions en raison de son utilisation militaire. La réglementation était particulièrement stricte dans les zones urbaines comme Osaka, ce qui rendait difficile l’emploi de cire pour fabriquer ces reproductions. Les artisans se retrouvèrent naturellement sans travail et furent évacués dans différentes régions du pays. Aujourd’hui, de nombreuses fabriques de répliques de plats se trouvent à Gujo Hachiman, dans la préfecture de Gifu, devenue une destination touristique. Cette concentration trouve en réalité son origine dans l’évacuation des artisans pendant la guerre. Beaucoup ayant trouvé refuge à Gujo Hachiman, ils continuèrent d’y fabriquer des répliques grâce à leur savoir-faire après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui encore, la ville assure la moitié de la production japonaise.

À partir des années 1950, après la guerre, les artisans restés à Osaka et ceux évacués à Shizuoka, Nagoya et ailleurs au Japon fondèrent des entreprises de répliques de plats dans différentes régions. Certaines fabriquaient des éléments représentant du riz, de la viande, du poisson ou des légumes, d’autres se spécialisaient dans les pâtisseries et les fruits, tandis que d’autres encore appliquaient leur savoir-faire à la fabrication de modèles anatomiques d’organes destinés au secteur médical. Chacune perfectionna ses propres techniques et poursuivit son développement. Les répliques de plats constituaient une véritable innovation. Ces « enseignes en 3D » inédites se répandirent rapidement dans tout le Japon et devinrent un outil publicitaire indispensable aux restaurants, rôle qu’elles conservent aujourd’hui.

C’est à cette époque que l’appellation « modèle alimentaire » aurait progressivement laissé place au terme actuel, signifiant littéralement « échantillon de plat ».

Dans les années 1970 et 1980, les appareils électriques se généralisèrent et les vitrines dotées d’un éclairage devinrent la norme. Les répliques étaient alors fabriquées en cire et commencèrent à fondre sous la chaleur des lampes. Les entreprises du secteur étudièrent donc de nouvelles méthodes de fabrication. C’est ainsi que la cire fut remplacée par des résines synthétiques.

Après l’éclatement de la bulle économique, des supports imprimés de grande qualité devinrent disponibles à bas prix, entraînant un recul de la demande. La plupart des artisans qui exploitaient leur propre atelier ne transmirent pas leur savoir-faire, certains décidant de fermer avec leur génération. La transmission des techniques s’étant interrompue pendant cette période de déclin, les artisans actuels ont souvent entre 60 et 89 ans. Il n’existait par ailleurs ni organisation professionnelle ni définition commune au secteur.

Ces dernières années, les répliques ne servent plus uniquement à présenter les plats des restaurants : elles sont également utilisées comme accessoires, notamment sous forme de porte-clés, ou comme éléments de décor pour la télévision. La demande reprend ainsi progressivement. Le secteur dispose encore d’un important potentiel de développement. Des organismes chargés de promouvoir les répliques de plats et des écoles spécialisées dans la formation des artisans ont récemment vu le jour. Certaines entreprises œuvrent désormais à faire connaître dans le monde entier cette culture japonaise digne de fierté et à faire des répliques de plats une norme internationale.

Sennichimae Doguyasuji, au cœur de la culture culinaire d’Osaka

Centre de la logistique et du commerce à l’époque d’Edo, Osaka était surnommée la « cuisine du pays ». Aujourd’hui, sa culture gastronomique est si florissante qu’elle est connue comme la « ville où l’on mange jusqu’à se ruiner ». La rue commerçante Sennichimae Doguyasuji, située à Namba Sennichimae, dans l’arrondissement Chuo d’Osaka, a contribué à soutenir cette culture culinaire. Elle réunit tout le matériel nécessaire pour ouvrir un restaurant : enseignes, équipements de cuisine, céramiques, objets en laque, rideaux noren, coussins, uniformes, lanternes, bouilloires, casseroles, couteaux, passoires à nouilles, répliques de plats et même maneki-neko. Sennichimae Doguyasuji propose des ustensiles répondant aux besoins des cuisiniers et des professionnels de la restauration du monde entier.

Sennichimae Doguyasuji se trouve dans un quartier touristique, à 10 minutes à pied de Dotonbori et à 5 minutes de la gare de Namba. À proximité immédiate du Namba Grand Kagetsu, où sont présentés les spectacles de Yoshimoto Shinkigeki, une grande enseigne portant le caractère « 道 » signale l’entrée de la rue.

L’enseigne « 道 », près du Namba Grand Kagetsu, marque l’entrée de Sennichimae Doguyasuji
L’enseigne « 道 », près du Namba Grand Kagetsu, marque l’entrée de Sennichimae Doguyasuji

Les origines de Sennichimae Doguyasuji remontent au début de l’ère Meiji. À cette époque, la voie prospéra en tant que chemin d’accès reliant Sennichimae, près du temple Hozen-ji, au sanctuaire Imamiya Ebisu. Des marchands d’accessoires et d’articles divers s’installèrent le long du chemin, donnant naissance à Doguyasuji. Sennichimae poursuivit son essor en 1885, mais fut réduit en cendres en 1912 par le grand incendie de Namba Shinchi. En 1925, les quelques boutiques d’accessoires étaient devenues une vingtaine. Le quartier s’anima grâce à ses grossistes, ses fabricants et ses commerces spécialisés, prenant progressivement la forme d’une rue commerçante. À partir de 1935, les boutiques se spécialisèrent dans le matériel destiné aux restaurants japonais, occidentaux et chinois. Elles connurent alors une forte croissance, parallèlement au développement rapide de Minami, aujourd’hui l’un des principaux quartiers animés d’Osaka.

La guerre du Pacifique, déclenchée en 1941, bouleversa toutefois la situation. Alors que les conditions de vie devenaient difficiles, Doguyasuji perdit elle aussi son animation. Lors des grands bombardements d’Osaka en 1945, la rue fut réduite en cendres et ses habitants durent reprendre leur vie dans des baraquements. Après la guerre, les clients revinrent progressivement et la confiance fut rétablie, permettant à Doguyasuji de connaître une remarquable renaissance. Les constructions provisoires furent démolies et les boutiques commencèrent à être réaménagées. En 1970, année de la précédente Exposition universelle d’Osaka, la rue fut reconstruite sous la forme d’une galerie couverte de 150 m de long, lui donnant son apparence actuelle. La galerie fut entièrement rénovée en 1993 et l’enseigne « 道 », devenue l’emblème de la rue commerçante Sennichimae Doguyasuji, fut installée.

Une rue reliant les artisans et les ustensiles qui font vivre la culture culinaire d’Osaka
Une rue reliant les artisans et les ustensiles qui font vivre la culture culinaire d’Osaka

Aujourd’hui encore, cette rue commerçante appréciée des habitants propose toutes sortes d’ustensiles, du matériel destiné aux professionnels de la restauration aux articles utilisables à la maison.

Processus de fabrication des répliques de plats

La fabrication des répliques de plats se divise globalement en quatre étapes.

Fabrication d’une tomate coupée
Fabrication d’une tomate coupée

(1) Moulage

Du silicone liquide est directement versé sur les ingrédients du plat à reproduire afin de créer un moule. La matière première utilisée est le polychlorure de vinyle, qui résiste à la chaleur de l’éclairage et permet de reproduire facilement la souplesse des aliments.

(2) Coloration de la résine

Les couleurs des aliments sont obtenues à partir de quatre teintes — jaune, rouge, bleu et blanc — puis incorporées à la résine liquide. À ce stade, celle-ci est blanche, mais la chaleur appliquée lors de l’étape suivante provoque une réaction chimique qui la rend transparente. La coloration doit donc tenir compte de cette future transparence. C’est ici que le savoir-faire de l’artisan s’exprime pleinement.

(3) Chauffage

La résine liquide colorée est versée dans le moule réalisé lors de la première étape, puis placée dans un four où elle est chauffée entre 180 °C et 240 °C selon sa taille afin de durcir.

(4) Mise en peinture

La coloration s’effectue à l’aérographe ou au pinceau. Selon l’aliment, cinq à six teintes sont généralement composées à partir des quatre couleurs de base — jaune, rouge, bleu et blanc. Elles sont appliquées en couches successives avec des dégradés et des ombres pour créer un effet de volume. C’est véritablement l’étape qui donne vie à la réplique. Cruciale, elle détermine si l’aliment paraîtra appétissant ou non. Enfin, un revêtement destiné à empêcher les couleurs de s’altérer et à leur donner de l’éclat est appliqué pour achever la réalisation.

S’initier à la fabrication de répliques de plats

Des établissements proposant des ateliers ont vu le jour afin de faire découvrir la richesse et la grande technicité de ces répliques.

Design Pocket Osaka, où participer à un atelier

Alors que le nombre d’artisans diminue, une entreprise de la rue commerçante Sennichimae Doguyasuji s’efforce de préserver ce savoir-faire : Design Pocket Co., Ltd. Elle fabrique et vend des répliques destinées aux vitrines de restaurants, mais aussi des articles tels que des porte-clés et des magnets.

L’entreprise serait particulièrement douée dans la réalisation de répliques sur mesure. Elle ne commercialise pas seulement ses propres produits, mais également ceux de différentes entreprises, un mode de vente assez rare dans ce secteur.

Préoccupée par le vieillissement des professionnels du secteur, elle a également fondé une école destinée à former de nouveaux artisans et œuvre activement à la transmission et à la diffusion de ces techniques. L’une de ses particularités est de disposer de nombreux jeunes artisans, certains élèves étant embauchés directement après leur formation. Pour permettre au public de découvrir ce savoir-faire de haut niveau, l’entreprise propose également des ateliers de fabrication de répliques, lancés il y a environ 15 ans.
Très appréciés des Japonais comme des touristes étrangers, ces ateliers doivent impérativement être réservés !

Façade de Design Pocket Osaka
Façade de Design Pocket Osaka

Début de l’atelier !

Différentes formules permettent de réaliser des sushis, emblèmes de la culture culinaire japonaise, des takoyaki, spécialité d’Osaka, ou encore un parfait. Pour cette séance consacrée aux sushis, nous avons essayé de fabriquer du thon et du saumon !

(1) Fabriquer le thon : la coloration

La première étape consiste à recevoir une garniture de sushi en polychlorure de vinyle.

Garniture de sushi en polychlorure de vinyle
Garniture de sushi en polychlorure de vinyle

En l’observant attentivement, on distingue des fibres qui lui donnent déjà quelque peu l’apparence du thon. Le membre du personnel chargé de l’atelier demande alors : « Préférez-vous du thon maigre ou du chutoro ? » Il suffit d’indiquer son choix. Cette fois, nous avons opté pour le chutoro, dont le dégradé semblait un peu plus difficile à réaliser.
Une petite quantité de peinture rouge est prélevée à l’aide d’une éponge.

Prélever la peinture
Prélever la peinture

La peinture est ensuite presque entièrement retirée sur du papier absorbant.

Retirer l’excédent de peinture
Retirer l’excédent de peinture

Cette étape est essentielle. Si l’excédent de peinture n’est pas suffisamment retiré, la réplique ressemblera à du thon maigre plutôt qu’à du chutoro. Il faut donc bien essuyer l’éponge afin d’appliquer la couleur progressivement.
Une fois l’éponge suffisamment essuyée, la coloration peut commencer. La peinture est appliquée en tapotant l’une des extrémités de la garniture avec l’éponge.

Tapoter avec l’éponge
Tapoter avec l’éponge

Après avoir tapoté jusqu’au milieu, il faut revenir vers l’extrémité et superposer la même teinte rouge. Le chutoro est une partie grasse dont la couleur varie du rouge au beige rosé. L’objectif est de créer un beau dégradé en faisant de l’une des extrémités la zone la plus foncée. Bien colorer les côtés sans rien oublier permet également d’obtenir un résultat plus proche du véritable thon.

Le dégradé donne au chutoro un aspect réaliste
Le dégradé donne au chutoro un aspect réaliste

(2) Fabriquer le saumon : tracer les lignes

Vient ensuite la fabrication du saumon. De légers sillons sont visibles à sa surface. Cette fois, il faut tracer des lignes en suivant ces sillons.

Tracer des lignes le long des légers sillons
Tracer des lignes le long des légers sillons

La peinture orange est prélevée à l’aide d’un applicateur, puis de nouveau essuyée sur du papier absorbant. Pour bien tracer les lignes, il faut veiller à ne pas les croiser et à les dessiner parallèlement.

Tracer des lignes parallèles
Tracer des lignes parallèles

Il paraît que cela rend le résultat plus réaliste. Autre point important : il faut courber les trois dernières lignes environ. La pièce commence effectivement à ressembler à du saumon.

Courber les trois dernières lignes
Courber les trois dernières lignes

De fines lignes blanches sont ensuite ajoutées au pinceau le long des lignes orange.

Ajouter des lignes blanches
Ajouter des lignes blanches

Là encore, le résultat est plus réaliste si le blanc n’est pas trop marqué. Il faut donc essuyer la peinture sur du papier absorbant avant de l’appliquer. De la même manière, des lignes blanches sont tracées sur les parties grasses du chutoro.

(3) Ajouter le riz à sushi

Il ne reste plus qu’à fixer le riz. De la colle est appliquée sur le riz, puis la garniture colorée est posée dessus et légèrement pressée : le sushi est terminé !

Fixer le riz à sushi
Fixer le riz à sushi

Une couche de vernis est enfin appliquée pour donner de l’éclat.

Appliquer le vernis
Appliquer le vernis

Les répliques terminées peuvent être transformées en magnet ou en porte-clés. J’ai choisi de faire du saumon un magnet et du chutoro un porte-clés.

Pendant toute la durée de mon atelier, les visiteurs se succédaient sans interruption et réalisaient chacun la réplique de leur choix. J’ai compris qu’il était indispensable de réserver pour participer. Les visiteurs étaient de tous âges, et j’ai particulièrement remarqué les jeunes enfants qui participaient avec leurs parents. Toutes les nationalités étaient représentées : des Japonais, mais aussi des touristes étrangers, prenaient part aux ateliers ! En m’y essayant moi-même, j’ai pu mesurer l’extraordinaire savoir-faire nécessaire à la fabrication des répliques exposées dans les restaurants. J’ai compris qu’un tel niveau de précision ne pouvait pas être atteint du jour au lendemain.

D’autres formules sont également proposées. L’atelier consacré aux takoyaki permet de fabriquer deux répliques. Les participants ajoutent les marques de cuisson, peignent la ciboule et le gingembre rouge mariné, puis versent la sauce et garnissent le tout d’algue aonori. Les takoyaki terminés peuvent être transformés en magnets ou en porte-clés.

Répliques de takoyaki
Répliques de takoyaki

L’atelier de fabrication d’un parfait, extrêmement populaire auprès des filles, permet de pocher de la crème chantilly, de colorer la gaufre pour reproduire sa cuisson et de disposer des boulettes de shiratama. La glace est même ajoutée à l’aide d’une cuillère à glace, si bien que la réalisation ressemble presque à celle d’un véritable parfait. Une fois terminé, celui-ci devient un porte-photo à pince. De nombreuses autres répliques peuvent aussi être fabriquées. Il est possible de consulter le contenu des ateliers sur le site Internet avant de réaliser sa réplique préférée !

Atelier de fabrication d’un parfait au matcha
Atelier de fabrication d’un parfait au matcha
Réplique d’un parfait au matcha
Réplique d’un parfait au matcha

Informations essentielles sur l’atelier de fabrication : sushis au saumon et au thon

Horaires d’accueil
De 10 h 00 à 17 h 00
Dimensions
2,5 cm de large × 8 cm de long × 3 cm de haut
Durée
60 minutes maximum
Âge requis
À partir de 3 ans environ, avec accompagnement obligatoire d’un adulte pour les enfants en bas âge

Informations essentielles sur l’atelier de fabrication : takoyaki

Horaires d’accueil
De 10 h 00 à 17 h 00
Dimensions
3 cm de large × 3 cm de haut
Durée
De 30 à 45 minutes
Âge requis
À partir de 3 ans environ, avec accompagnement obligatoire d’un adulte pour les enfants

Informations essentielles sur l’atelier de fabrication : parfait au matcha

Horaires d’accueil
De 10 h 00 à 17 h 00
Dimensions
9 cm de large × 13 cm de haut
Durée
60 minutes maximum
Âge requis
À partir de 3 ans environ, avec accompagnement obligatoire d’un adulte pour les enfants

De nombreux souvenirs également disponibles

Après l’atelier, pourquoi ne pas acheter des objets en forme de répliques de plats comme souvenirs pour la famille ou les amis ? Choisir l’aliment préféré de la personne à qui le cadeau est destiné devrait tout particulièrement lui faire plaisir. La boutique propose des objets représentant toutes sortes d’aliments : onigiri et sushis typiquement japonais, pâtisseries japonaises comme les dango, mais aussi légumes et pains.

De nombreux objets en forme de répliques de plats alignés dans la boutique
De nombreux objets en forme de répliques de plats alignés dans la boutique

Magnets en forme de crevettes panées ou de tempura de crevette, porte-clés représentant du poisson grillé et même boucles d’oreilles en forme de petites sardines séchées ! Tous ces objets regorgent de surprises et d’idées amusantes. Le savoir-faire des artisans est concentré dans ces répliques tenant dans la paume de la main !

Magnets en forme de crevettes panées et de tempura
Magnets en forme de crevettes panées et de tempura
Porte-clés en forme de poisson grillé
Porte-clés en forme de poisson grillé
Boucles d’oreilles en forme de petites sardines séchées
Boucles d’oreilles en forme de petites sardines séchées

Leur apparence réaliste ne manquera pas de faire sensation lorsqu’elles seront offertes en souvenir ! Il peut également être intéressant d’expliquer à quel point les techniques nécessaires pour leur donner un aspect appétissant sont difficiles à maîtriser.

Conclusion

Le plat aperçu jusqu’ici sans y prêter attention dans une vitrine est en réalité le fruit d’un savoir-faire artisanal et d’ingéniosités transmis au fil de longues années. Aujourd’hui comme autrefois, les mêmes images donnent envie de s’exclamer : « Cela a l’air délicieux ! » C’est sans doute pour cette raison que les répliques de plats traversent les époques, séduisent le public et demeurent indispensables à chaque génération.

Nées pendant l’ère Taisho, les répliques de plats ont dépassé le simple statut de « modèles de plats » et continuent d’évoluer jusqu’à aujourd’hui comme une culture propre au Japon. Depuis leurs débuts, la priorité absolue des artisans reste de « les rendre encore plus appétissantes que les véritables plats ». Les matières premières et les méthodes de fabrication ont évolué avec le temps, mais ce principe fondamental a toujours été soigneusement préservé.

Après avoir traversé des périodes difficiles, les répliques de plats sont aujourd’hui déclinées en objets du quotidien, notamment en porte-clés et en accessoires.

L’atelier de fabrication proposé par Design Pocket Osaka permet d’en découvrir directement tout l’attrait. Manipuler soi-même les matériaux et reproduire les aliments avec attention permet de créer une pièce véritablement unique. Cette expérience permet de mesurer la richesse et la minutie des techniques accumulées par les artisans pendant plus de 100 ans. La réplique réalisée de ses propres mains suscitera également un attachement particulier et restera longtemps gravée dans les mémoires comme l’un des souvenirs du voyage. En découvrant leur histoire et le récit qui les entoure, les vitrines devant lesquelles on passait autrefois sans y prêter attention paraîtront sans doute encore plus fascinantes.

Motomura Sayaka

Auteur

Présentateur indépendant

Motomura Sayaka

Principalement consacré à la culture traditionnelle, aux arts du spectacle et à l’histoire

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