Découvrir le sumo, sport national japonais, sur son lieu d’origine

Découvrir le sumo, sport national japonais, sur son lieu d’origine

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Rédigé par :  GOOD LUCK TRIP

Dans la ville de Katsuragi se trouve le Kehayaza Sumo Museum, un musée interactif consacré au sumo, rare même à l’échelle nationale. Outre ses précieux documents, son principal attrait est de permettre aux visiteurs de monter sur un véritable dohyō. Chacun peut ainsi se glisser dans la peau d’un lutteur de sumo.

Taima no Kehaya, lutteur local de l’Antiquité considéré comme le fondateur du sumo

La réputation de Katsuragi comme berceau du sumo trouve son origine dans le Nihon Shoki, le plus ancien ouvrage historique du Japon. Il relate qu’au début du IVe siècle, Taima no Kehaya, lutteur local réputé pour sa force prodigieuse, affronta devant l’empereur Nomi no Sukune, lui aussi célèbre pour sa puissance, afin de mesurer leurs forces. Transmis à la postérité, ce combat est considéré comme le premier match de sumo ou le premier sumo tenu devant l’empereur au Japon. Après une longue lutte acharnée, Taima no Kehaya fut vaincu et perdit la vie. Plus tard, la stèle funéraire Taima no Kehayazuka fut érigée à la mémoire de ce héros local entré dans l’histoire comme le fondateur du sumo. Située devant le Kehayaza Sumo Museum, elle mérite une halte pour s’y recueillir.

La stèle funéraire Taima no Kehayazuka, aujourd’hui encore soigneusement préservée par les habitants.
La stèle funéraire Taima no Kehayazuka, aujourd’hui encore soigneusement préservée par les habitants.

Découvrir l’histoire et la culture du sumo à travers des documents et des vidéos

L’entrée dans le musée invite à se remémorer Taima no Kehaya, enfant du pays et fondateur du sumo. L’établissement conserve quelque 12 000 pièces liées à cette discipline. Au deuxième étage sont exposés de nombreux documents précieux, consacrés notamment à son histoire et aux lutteurs originaires de la région. Ils captiveront aussi bien les amateurs de sumo que les autres visiteurs. Il est également possible de s’asseoir dans les loges autour du dohyō, appelées « masu-seki », pour regarder tranquillement des vidéos sur grand écran. Des tablettes-guides disponibles en six langues présentent en outre l’établissement et les objets exposés, tout en expliquant l’histoire et la culture du sumo, pour approfondir ses connaissances.

Illustration d’un combat organisé devant Oda Nobunaga, l’un des grands seigneurs de guerre japonais de l’époque Sengoku.
Illustration d’un combat organisé devant Oda Nobunaga, l’un des grands seigneurs de guerre japonais de l’époque Sengoku.
Les « masu-seki », loges caractéristiques des tournois professionnels de sumo, permettent de regarder des vidéos consacrées à ce sport.
Les « masu-seki », loges caractéristiques des tournois professionnels de sumo, permettent de regarder des vidéos consacrées à ce sport.
Les tablettes-guides sont disponibles en six langues : japonais, anglais, français, chinois simplifié, chinois traditionnel et coréen.
Les tablettes-guides sont disponibles en six langues : japonais, anglais, français, chinois simplifié, chinois traditionnel et coréen.

Une occasion rare de monter sur un véritable dohyō identique à ceux des tournois officiels

Après avoir découvert le sumo à travers les documents et les vidéos, place au dohyō. Celui-ci a été fidèlement reproduit selon les mêmes spécifications que les véritables dohyō par un « yobidashi », chargé d’annoncer le nom des lutteurs lors des tournois professionnels. Dans le monde du sumo, le dohyō est un lieu sacré auquel seuls les arbitres, les lutteurs et les autres personnes concernées sont normalement autorisés à accéder. Toutefois, celui-ci ayant été conçu comme un « dohyō d’exposition », chacun peut y monter librement. Une fois dessus, il semblera sans doute plus petit qu’imaginé. L’idée que des lutteurs bien plus imposants que soi s’y affrontent corps à corps procure une certaine exaltation.

Un dohyō construit selon les mêmes spécifications qu’un véritable ring de sumo.
Un dohyō construit selon les mêmes spécifications qu’un véritable ring de sumo.
Chacun peut y monter librement sans retirer ses chaussures.
Chacun peut y monter librement sans retirer ses chaussures.
Un éventail de commandement à la main, comme un arbitre dirigeant un combat !
Un éventail de commandement à la main, comme un arbitre dirigeant un combat !

Se transformer grâce à un costume et jouer pleinement le rôle d’un lutteur de sumo

Une fois sur le dohyō, nombreux sont ceux qui voudront certainement se glisser dans la peau d’un lutteur de sumo. Ici, ce souhait peut devenir réalité ! Nouer un véritable mawashi peut sembler quelque peu intimidant, mais le costume permet à tout le monde, hommes comme femmes, de tenter facilement l’expérience sans retirer ses vêtements. Il suffit d’enfiler le costume en forme de mawashi et de mettre la perruque à chignon fournie pour se métamorphoser en lutteur de sumo. Il est alors possible de jeter du sel purificateur, d’effectuer avec force le rituel du shiko, puis de bien ancrer ses pieds dans le dohyō pour reproduire jusqu’aux mouvements de l’entrée cérémonielle d’un yokozuna. Affronter les amis ou la famille venus ensemble promet également d’être amusant. Une expérience du sumo exaltante et impossible à vivre ailleurs.

Une pleine poignée de sel est jetée pour purifier le dohyō.
Une pleine poignée de sel est jetée pour purifier le dohyō.
Le shiko consiste à lever haut chaque jambe à tour de rôle avant de frapper le dohyō du pied.
Le shiko consiste à lever haut chaque jambe à tour de rôle avant de frapper le dohyō du pied.
Autant jouer pleinement le rôle jusqu’à reproduire l’entrée cérémonielle d’un yokozuna.
Autant jouer pleinement le rôle jusqu’à reproduire l’entrée cérémonielle d’un yokozuna.

Voici l’établissement où vivre cette expérience !