Guide touristique du Horyu-ji : plongez dans l’histoire millénaire du premier site japonais inscrit au patrimoine mondial

Guide touristique du Horyu-ji : plongez dans l’histoire millénaire du premier site japonais inscrit au patrimoine mondial

Dernière mise à jour :
Rédigé par :  GOOD LUCK TRIP

Le Horyu-ji, plus ancien édifice en bois au monde, est un temple prestigieux dont le Japon est fier.
Il abrite environ 3 000 édifices classés trésors nationaux ou biens culturels importants, d’une très grande valeur historique et culturelle.
Étroitement lié au prince Shotoku, ce temple est familier aux Japonais et ses traditions perdurent encore aujourd’hui.
Cet article présente les attraits du Horyu-ji, en particulier ses sites incontournables, afin de profiter pleinement d’une première visite.

Qu’est-ce que le Horyu-ji ?

Situé à Ikaruga, dans le district d’Ikoma de la préfecture de Nara, le Horyu-ji est un temple prestigieux dont l’histoire remonte à plus de 1 300 ans.
Siège principal de l’école bouddhique Shotoku-shu, il est également connu pour ses liens avec le prince Shotoku.
Célèbre pour être le plus ancien édifice en bois au monde, le Horyu-ji conserve de nombreux bâtiments, dont une grande partie est classée trésor national ou bien culturel important.
Les chiffres sont impressionnants : 38 ensembles représentant 150 pièces sont classés trésors nationaux, et près de 3 000 pièces si l’on inclut les biens culturels importants.
Sa valeur ayant été reconnue dans le monde entier, il a été inscrit en 1993, sous le nom de « Monuments bouddhiques de la région de Horyu-ji », au patrimoine culturel mondial avec le château de Himeji, devenant ainsi l’un des premiers sites japonais à recevoir cette distinction.
L’un des attraits du Horyu-ji réside dans la disposition singulière de ses bâtiments, appelée « plan monastique de style Horyu-ji ».
À l’inverse de la disposition habituelle des temples, l’enceinte occidentale abrite notamment le Kondo et la pagode à cinq étages, tandis que l’enceinte orientale comprend le Yumedono et le Shoryo-in.
Ces bâtiments, qui témoignent du style architectural et de la culture bouddhique de l’époque d’Asuka (592-710), ont été transmis de génération en génération.
Le Horyu-ji conserve aussi des témoignages des échanges entre le Japon et la Chine, ce qui en fait un patrimoine d’une valeur historique exceptionnelle.

Le Horyu-ji rassemble de nombreux trésors nationaux et biens culturels importants sur un vaste domaine d’environ 187 000 m²
Le Horyu-ji rassemble de nombreux trésors nationaux et biens culturels importants sur un vaste domaine d’environ 187 000 m²

Histoire et origines du Horyu-ji

Le Horyu-ji fut fondé en 607 par l’impératrice Suiko et le prince Shotoku, qui accomplirent ainsi la dernière volonté de l’empereur Yomei, père du prince.
Édifié juste à l’ouest d’Ikaruga, où vivait alors le prince Shotoku, il était à l’époque appelé Ikaruga-dera.
Le Nihon Shoki rapporte qu’il fut entièrement détruit par un incendie en 670 avant d’être reconstruit. Le Horyu-ji visible aujourd’hui daterait donc de cette reconstruction.

Le Horyu-ji, plus ancien édifice en bois au monde, regorge de sites remarquables
Le Horyu-ji, plus ancien édifice en bois au monde, regorge de sites remarquables

Accès au Horyu-ji

Voici comment rejoindre le Horyu-ji depuis la gare JR de Nara, principal point de départ pour visiter la région.

Itinéraire
1. À la gare JR de Nara, prendre sur la voie 1 le train rapide de la ligne Yamatoji en direction de Tennoji et descendre à la gare JR de Horyuji
2. Depuis la gare JR de Horyuji, prendre le bus Nara Kotsu no 72 en direction de Horyuji Sando à l’arrêt no 2, puis descendre à Horyuji Sando
3. Marcher environ 5 minutes depuis Horyuji Sando
※Il est également possible de s’y rendre à pied depuis la gare JR de Horyuji, en environ 15 minutes
Durée du trajet
Environ 20 minutes, ou environ 25 minutes en marchant depuis la gare JR de Horyuji

Horaires et tarifs d’entrée du Horyu-ji

Les horaires et tarifs d’entrée du Horyu-ji sont indiqués dans le tableau ci-dessous.
Certains bâtiments ne sont plus accessibles à l’approche de la fermeture ; mieux vaut donc prévoir suffisamment de temps pour la visite.

Horaires
・Du 22 février au 3 novembre : de 8 h à 17 h
・Du 4 novembre au 21 février : de 8 h à 16 h 30
Tarifs
・Adultes : 2 000 yens
・Collégiens : 1 700 yens
・Écoliers : 1 000 yens

Quelle est la meilleure saison pour visiter le Horyu-ji ?

Le printemps, lorsque les cerisiers sont en pleine floraison, est particulièrement recommandé pour visiter le Horyu-ji.
À leur apogée, de fin mars à début avril, les fleurs roses s’harmonisent avec les bâtiments historiques du domaine et composent un cadre plein de charme, propre au Horyu-ji.
Le cerisier situé devant la porte centrale, près de la stèle portant l’inscription « Horyu-ji, premier patrimoine culturel mondial du Japon », constitue également un très beau sujet photographique.
Le cerisier pleureur en fleurs du Yumedono offre quant à lui une atmosphère pleine d’un charme différent.

Promenade dans un cadre plein de charme
Promenade dans un cadre plein de charme

Plus de 1 300 ans d’histoire à découvrir : 6 incontournables du Horyu-ji

Le vaste domaine du Horyu-ji, d’environ 187 000 m², rassemble de nombreux trésors nationaux et biens culturels importants.
Avec tant de bâtiments historiques dignes d’un site du patrimoine mondial, il peut être difficile de savoir par où commencer.
Voici une sélection de six incontournables parmi les innombrables attraits du Horyu-ji.

1. Le Kondo et son rare style d’Asuka

Le Kondo est le plus ancien édifice en bois encore existant au monde.
Il présente une structure à deux niveaux coiffée d’un toit irimoya traditionnel et prestigieux, mais ne comporte aucune pièce à l’étage et reste donc un bâtiment de plain-pied.
Le mokoshi, toiture secondaire protégeant le bâtiment de la pluie et du vent, enrichit somptueusement la partie inférieure. Ses beaux assemblages en bois et ses sculptures illustrent un style d’Asuka rarement observable ailleurs.
La principale attraction du Kondo est la triade de Shaka, qui aurait été réalisée pour prier en faveur du repos de l’âme du prince Shotoku.
Achevée en 623, cette triade de Shaka Nyorai est la plus ancienne statue bouddhique du Japon et constitue également l’objet principal de vénération du Horyu-ji.
Elle n’est exposée qu’en de rares occasions et mérite d’être admirée si le calendrier le permet.

Un style architectural qui témoigne de la culture de l’époque d’Asuka
Un style architectural qui témoigne de la culture de l’époque d’Asuka

2. La pagode à cinq étages, plus ancienne du Japon et symbole du Horyu-ji

La pagode à cinq étages du Horyu-ji est à la fois le plus ancien édifice en bois au monde et la plus ancienne pagode du Japon.
Haute d’environ 32 m, elle se distingue par des toitures qui rétrécissent à chaque niveau, celle du cinquième mesurant environ la moitié de celle du premier.
Chaque niveau est construit indépendamment et l’ensemble est doté d’une structure parasismique dans laquelle le shinbashira, pilier central, est suspendu.
Un reliquaire constitue l’un des principaux attraits du lieu. Il repose dans le shingiso, pierre située sous le pilier central et destinée à le soutenir.
Selon une théorie, il contiendrait des reliques, ou ossements, du Bouddha Shakyamuni que le prince Shotoku aurait fait venir d’Inde.

La pagode à cinq étages, plus ancienne du Japon, fait ressentir le poids de l’histoire
La pagode à cinq étages, plus ancienne du Japon, fait ressentir le poids de l’histoire

3. Le Yumedono et sa statue grandeur nature du prince Shotoku ?

Le Yumedono est le bâtiment emblématique de l’enceinte orientale, construit pour commémorer le prince Shotoku et lui rendre un culte.
Il se distingue par sa forme octogonale et par l’orbe sphérique qui brille au sommet de son toit.
La statue de Kuse Kannon, longtemps conservée avec le plus grand soin en tant que bouddha secret, mérite une attention particulière.
Elle représenterait le prince Shotoku grandeur nature et impressionne par sa silhouette dorée recouverte de laque et de feuilles d’or.
Le Yumedono fut édifié à l’initiative du grand moine Gyoshin, affligé par la destruction de ce lieu où se trouvait autrefois le palais du prince Shotoku. Il trouve son origine dans la cérémonie Shoryo-e de 748, consacrée au prince.
Malgré d’importants travaux de rénovation en 1230, il conserve encore son aspect d’autrefois.

Sa structure octogonale caractéristique mérite également l’attention
Sa structure octogonale caractéristique mérite également l’attention

4. Le Daikodo : une architecture et une triade de Yakushi remarquables

Le Daikodo fut construit pour permettre aux moines d’approfondir leur étude du bouddhisme.
Il s’agit du plus vaste bâtiment du Horyu-ji, avec une structure qui s’étend largement dans le sens horizontal.
Son aspect se caractérise par un toit aux chevrons serrés et par des stores misu suspendus dans la partie supérieure pour marquer une enceinte sacrée.
La triade de Yakushi est incontournable : elle réunit la statue assise de Yakushi Nyorai, au sourire mystérieux particulièrement séduisant, et les statues assises des bodhisattvas Nikko et Gakko, disposées de part et d’autre.
Le Daikodo brûla en 925, puis fut reconstruit en 990 dans des dimensions presque identiques à celles d’origine. La triade de Yakushi date donc de cette reconstruction.
La disposition des bâtiments visible depuis le Daikodo est également recommandée pour photographier le Horyu-ji tel qu’il se présentait lors de sa fondation.

Ce bâtiment, l’un des plus larges du Horyu-ji, est particulièrement impressionnant
Ce bâtiment, l’un des plus larges du Horyu-ji, est particulièrement impressionnant

5. La porte centrale et la splendeur architecturale de l’époque d’Asuka

La porte centrale constitue l’entrée de l’enceinte occidentale. Cette porte à deux niveaux se distingue par ses profondes avancées de toit.
Sa façade, soutenue par cinq piliers dont un placé au centre, présente une forme singulière dite « quatre travées et deux ouvertures ».
Ces piliers, qui s’amincissent progressivement de la base vers le sommet, sont appelés colonnes à entasis et témoignent encore aujourd’hui de la splendeur architecturale de l’époque d’Asuka.
Il ne faut pas manquer les Kongo Rikishi, les plus anciennes statues de gardiens Nio du Japon, placées de chaque côté de la porte.
Souvent restaurées en raison des intempéries, elles portent des traces d’usure évidentes, mais leur présence en ce lieu depuis plus de 1 300 ans leur confère une puissance indescriptible.
La porte centrale n’est aujourd’hui plus utilisée comme passage d’entrée ou de sortie.

Il est impossible de franchir la porte, mais on peut l’observer
Il est impossible de franchir la porte, mais on peut l’observer

6. Le Daihozoin, écrin de nombreux biens culturels précieux

Le Daihozoin fut construit pour conserver et gérer dans des conditions optimales les nombreux trésors transmis au Horyu-ji.
Achevé en 1998, ce bâtiment récent doté de systèmes de climatisation et de conservation présente une conception différente des autres édifices.
Il expose de nombreux biens culturels précieux, parmi lesquels deux trésors nationaux incontournables : la statue de Kudara Kannon et le reliquaire Tamamushi.
Il abrite également quantité d’autres chefs-d’œuvre remarquables, permettant de découvrir visuellement l’histoire et la culture du Horyu-ji.

Le bâtiment est récent, mais les biens culturels conservés au Daihozoin possèdent tous une grande valeur historique
Le bâtiment est récent, mais les biens culturels conservés au Daihozoin possèdent tous une grande valeur historique

Les sept mystères du Horyu-ji pour enrichir la visite

Fort d’une histoire longue et profonde, le Horyu-ji a donné naissance à de nombreux récits et légendes, ainsi qu’à des énigmes toujours non résolues.
Les traditions les plus célèbres ont été transmises sous le nom des sept mystères.
Les connaître avant de visiter le Horyu-ji rendra certainement la découverte encore plus intéressante.

Les araignées n’y tissent pas de toile et les oiseaux n’y laissent aucune fiente ?

Une mystérieuse tradition affirme que les araignées ne tissent pas de toile dans le Horyu-ji.
Avec le temps, le récit s’est amplifié jusqu’à prétendre que les oiseaux eux-mêmes n’y laissaient aucune fiente.
De nombreuses théories incertaines ont été avancées : le bois utilisé pour les bâtiments éloignerait les araignées, ou cette croyance traduirait le respect révérencieux des moines envers le Horyu-ji.
En réalité, des toiles d’araignées et des fientes d’oiseaux y ont bien été observées, ce qui prouve que cette tradition est fausse.
C’est sans doute précisément l’atmosphère mystérieuse du Horyu-ji qui a fait naître un tel récit.

Profiter pleinement de l’atmosphère mystérieuse du Horyu-ji
Profiter pleinement de l’atmosphère mystérieuse du Horyu-ji

La pierre Tai-ishi, réputée protéger des inondations

Devant la porte Nandaimon se trouve une pierre d’une forme inhabituelle évoquant un poisson, baptisée Tai-ishi, ou « pierre-daurade ».
Selon la tradition, lorsque la rivière Yamato voisine du Horyu-ji déborda autrefois, les eaux ne franchirent mystérieusement pas cette pierre.
Une légende affirme donc que marcher dessus protège des inondations.
Comme la plupart des visiteurs pénètrent dans le domaine du Horyu-ji par la porte Nandaimon, il convient de ne pas manquer la Tai-ishi.

Ne pas manquer cette pierre en forme de daurade
Ne pas manquer cette pierre en forme de daurade

Le mystère des faucilles suspendues au sommet de la pagode à cinq étages

Au sommet du toit de la pagode à cinq étages, quatre faucilles sont suspendues sans ordre apparent à un ornement appelé kurin.
Parmi les nombreux édifices remarquables du Horyu-ji, ces faucilles dégagent une présence singulière.
La raison de leur présence reste inconnue, mais deux théories principales existent.
Selon la première, elles auraient été installées pour protéger la pagode de la foudre et éviter qu’elle ne brûle.
Selon la seconde, elles auraient une fonction religieuse visant à contenir l’esprit du prince Shotoku.
La vérité demeure mystérieuse, mais un kurin orné de faucilles ne se voit qu’au Horyu-ji et, fait étonnant, la pagode n’a jusqu’ici subi aucun dommage dû à la foudre ou à un incendie.
Lors de la visite de la pagode, imaginer pourquoi ces faucilles y sont suspendues ajoute encore à l’intérêt du lieu.

Les faucilles se trouvent parmi la tige et les anneaux dressés au sommet de la pagode : il faut bien observer
Les faucilles se trouvent parmi la tige et les anneaux dressés au sommet de la pagode : il faut bien observer

Un mystérieux entrepôt dont personne n’a jamais vu l’intérieur

Le domaine du Horyu-ji comporte trois fukuzo, des entrepôts destinés à conserver des biens précieux.
Celui situé sous terre dans la cour de l’enceinte occidentale, entouré d’une simple clôture, contiendrait divers trésors.
Une parole vraisemblablement laissée sur ordre du prince Shotoku affirme en effet : « Lorsque la loi bouddhique disparaîtra, utilisez ce qui est conservé à l’intérieur. »
Cependant, personne n’aurait jamais vu l’intérieur de l’entrepôt et son contenu demeure inconnu.
Une autre tradition veut qu’il soit protégé par les pouvoirs spirituels du prince Shotoku et que tenter de le déterrer provoque une catastrophe. Il s’agit d’une présence mystérieuse liée à l’histoire et aux croyances du Horyu-ji.

Se promener dans l’enceinte en imaginant ce que renferme le fukuzo
Se promener dans l’enceinte en imaginant ce que renferme le fukuzo

Les grenouilles du Horyu-ji n’ont-elles qu’un œil ?

La tradition raconte que les grenouilles vivant dans l’étang Yoruka, entre les enceintes occidentale et orientale du Horyu-ji, n’ont qu’un œil.
Le prince Shotoku, absorbé par ses études, aurait été gêné par le coassement bruyant des grenouilles de l’étang, qui l’empêchait de se concentrer.
Selon la légende, le pinceau qu’il lança vers l’étang pour les faire taire frappa l’une d’elles à l’œil, et toutes les grenouilles de l’étang Yoruka perdirent alors un œil.
Il ne s’agit bien sûr que d’une légende : les grenouilles qui vivent aujourd’hui dans l’étang ont naturellement bien leurs deux yeux.
Cet épisode illustre sans doute l’assiduité et la grandeur du prince Shotoku.

En apercevant une grenouille dans l’enceinte, vérifier si elle a bien ses deux yeux
En apercevant une grenouille dans l’enceinte, vérifier si elle a bien ses deux yeux

Le raiban du Yumedono transpire-t-il ?

Le raiban est une estrade sur laquelle s’assoient les moines pour réciter les sutras. Une mystérieuse tradition affirme que le dessous de celui du Yumedono, haut d’environ 20 m, transpire.
En réalité, l’humidité à l’intérieur du pavillon provoque de la condensation et les gouttelettes mouillant le raiban ont été décrites comme de la « transpiration ».
La structure située sous le raiban, qui comprend notamment un puits et des cavités, favoriserait également l’accumulation d’humidité.
Aujourd’hui se tient une cérémonie appelée « Omizutori du Yumedono », durant laquelle le raiban est exposé au soleil et son degré d’humidité sert à prédire l’abondance ou la médiocrité des récoltes de l’année.

Apercevoir le raiban « transpirant » du Yumedono
Apercevoir le raiban « transpirant » du Yumedono

Les pierres du Horyu-ji que les gouttes de pluie ne peuvent percer

Le Horyu-ji a été construit sur un soubassement composé de grandes pierres empilées afin que les gouttes de pluie n’y laissent aucune trace.
Les toitures sont elles aussi conçues pour ralentir l’écoulement des eaux pluviales.
Ces dispositifs préservent la beauté extérieure des bâtiments et empêchent leur effondrement en cas de catastrophe naturelle.
La tradition selon laquelle « les gouttes de pluie ne peuvent percer les pierres du Horyu-ji » soulignerait ainsi la stabilité du sol et la qualité du drainage du site, exprimant l’idée qu’il ne risque pas de s’effondrer.

Après la pluie, observer attentivement l’enceinte du Horyu-ji
Après la pluie, observer attentivement l’enceinte du Horyu-ji

3 sites touristiques autour du Horyu-ji

Outre le Horyu-ji, Nara compte de nombreux bâtiments historiques, sanctuaires et temples prestigieux.
Ils permettent de découvrir la culture japonaise de l’époque de Nara (710-794) à l’époque de Muromachi (1336-1573), ainsi que de nombreux trésors nationaux et biens culturels importants que l’on ne peut admirer nulle part ailleurs.
Les trois sites présentés ci-dessous sont également proches de la gare JR de Nara et peuvent donc être visités avec le Horyu-ji.
Comparer leur contexte historique et leurs paysages rendra la découverte encore plus intéressante.

1. Parc de Nara

Ce parc permet d’admirer de précieux éléments du patrimoine historique et culturel, comme le sanctuaire Kasuga Taisha, les temples Kofuku-ji et Todai-ji, le Musée national de Nara ou encore le Shosoin, au cœur d’une nature majestueuse et verdoyante.
Situé en centre-ville, il offre également un accès pratique aux différents sites touristiques.
De nombreux éléments y sont classés monuments naturels, notamment la forêt primaire du mont Kasuga, monument naturel spécial, ainsi que les cerfs de Nara, la forêt de nagi dans l’enceinte du sanctuaire Kasuga, le cerisier Nara-no-yaezakura du Chisoku-in et l’habitat du papillon Loxura atymnus.

L’un des parcs emblématiques du Japon
L’un des parcs emblématiques du Japon

2. Kofuku-ji

Le temple trouve son origine dans le Yamashina-dera, construit dans la résidence privée de Fujiwara no Kamatari à Yamashina Suehara, dans la province de Yamashiro. En 710, lors du transfert de la capitale à Heijo-kyo, il fut déplacé à son emplacement actuel selon le projet de Fujiwara no Fuhito et rebaptisé Kofuku-ji.
Son enceinte rassemble des bâtiments classés trésors nationaux, tels que le pavillon octogonal nord reconstruit à l’époque de Kamakura, ainsi que la pagode à cinq étages et le pavillon doré oriental reconstruits à l’époque de Muromachi. Elle comprend également des biens culturels importants, comme le pavillon octogonal sud reconstruit à l’époque d’Edo.

Un ancien temple inscrit au patrimoine mondial, qui prospéra comme l’un des quatre grands temples de l’époque de Nara
Un ancien temple inscrit au patrimoine mondial, qui prospéra comme l’un des quatre grands temples de l’époque de Nara

3. Gango-ji

Le Gokurakudo, ou pavillon principal du Gokurakubo, et le Zenshitsu, ou salle de méditation du Gokurakubo, deux anciens quartiers des moines, sont inscrits au patrimoine culturel mondial au titre des « Monuments historiques de l’ancienne Nara », un ensemble composé de huit biens.
Une partie des tuiles de toiture transférées de l’Asuka-dera subsiste encore et témoigne de l’atmosphère de l’époque. Le temple conserve également de nombreux trésors, notamment la petite pagode à cinq étages classée trésor national, la porte orientale classée bien culturel important, le mandala Chiko réalisé à l’époque de Muromachi, ainsi que la statue assise en bois d’Amida Nyorai et la statue debout en bois du prince Shotoku datant de l’époque de Heian.

Un prestigieux site du patrimoine mondial riche de 1 300 ans d’histoire
Un prestigieux site du patrimoine mondial riche de 1 300 ans d’histoire

3 restaurants populaires autour du Horyu-ji

Après avoir parcouru le Horyu-ji, une pause dans un café propice à la détente est toujours bienvenue.
Voici une sélection de cafés populaires parmi les nombreux établissements des environs.
Ils méritent une visite après les découvertes touristiques.

1. cafe Komodo

Ce café-restaurant se trouve juste à côté du Horyu-ji, site du patrimoine mondial.
Situé dans le complexe Mahoroba Station ikarucoki, il offre un cadre plein de fantaisie, notamment agrémenté de nombreux adorables jouets robots.
Parmi son vaste choix de déjeuners, la spécialité est une formule composée de trois sortes de tatsuta-age : poulet japonais, fu et viande de soja marinés dans une sauce secrète, puis frits jusqu’à devenir délicieusement croustillants.

Près du Horyu-ji, un établissement aux nombreuses options pour déjeuner ou prendre un café
Près du Horyu-ji, un établissement aux nombreuses options pour déjeuner ou prendre un café

2. CafeCojica

Dans une ruelle de Sanjo-dori, un noren rouge signale immédiatement l’établissement. Cette ancienne maison traditionnelle vieille de 120 ans a été rénovée pour permettre de se détendre dans des pièces japonaises en tatami.
Sa philosophie consiste à servir des plats nutritifs qu’une mère souhaiterait donner à ses enfants.
Le plat emblématique est le steak haché mijoté spécial Cojica, préparé avec du bœuf Yamato et du porc Yamato.

Un établissement reposant qui propose des ingrédients locaux riches en nutriments
Un établissement reposant qui propose des ingrédients locaux riches en nutriments

3. K COFFEE

Cet atelier de torréfaction et comptoir à café se trouve dans une paisible rue commerçante de Yamatokoriyama, dans la préfecture de Nara.
Installé dans une ancienne station-service rénovée à l’architecture singulière, il sert du café fraîchement préparé à la main et vend également des grains. Le propriétaire, qui ne pouvait autrefois pas boire de café, propose un rapport au café sans prétention fondé sur le concept « facile à boire, facile à préparer ».

Du café torréfié sur place dans un comptoir aménagé dans une ancienne station-service
Du café torréfié sur place dans un comptoir aménagé dans une ancienne station-service

3 hébergements recommandés autour du Horyu-ji

Dans un lieu où l’histoire et le quotidien se mêlent doucement, le rythme du voyage ralentit légèrement.
Voici des hébergements parfaits pour profiter simplement du temps passé près d’un site du patrimoine mondial, se laisser envelopper par le calme et découvrir la douceur propre à Nara.

1. ANDO HOTEL Nara Wakakusayama

Cette auberge gastronomique japonaise à flanc de mont Wakakusa a ouvert entièrement rénovée en juillet 2020, après plus d’un demi-siècle d’activité.
Son concept repose sur la « sérénité » née de « l’harmonie avec la nature » et sur les « liens avec la région ».
Son principal atout est incontestablement la vue sur l’ancienne capitale de Nara depuis le flanc de la montagne. Le nouveau bain extérieur aménagé sur le toit, la suite penthouse, le hall et presque toutes les chambres offrent une vue panoramique sur le Grand Pavillon du Bouddha du Todai-ji, la pagode à cinq étages du Kofuku-ji et la ville de Nara.

Une auberge gastronomique japonaise à flanc de montagne avec vue sur les sites de Nara inscrits au patrimoine mondial
Une auberge gastronomique japonaise à flanc de montagne avec vue sur les sites de Nara inscrits au patrimoine mondial

2. Nara Manyo Wakakusa no Yado Mikasa

Ce ryokan japonais est situé à flanc de mont Wakakusa, connu pour ses cerfs sauvages, et jouxte la forêt primaire du mont Kasuga, inscrite au patrimoine mondial.
Il a obtenu trois pavillons rouges dans le Guide Michelin Kyoto, Osaka, Kobe, Nara 2012.
Idéalement situé au point le plus élevé parmi les hébergements de la ville de Nara, il offre depuis le hall et certaines chambres une vue panoramique sur l’ancienne capitale.

Un ryokan japonais réputé pour sa vue spectaculaire sur l’ancienne capitale de Nara depuis le flanc du mont Wakakusa
Un ryokan japonais réputé pour sa vue spectaculaire sur l’ancienne capitale de Nara depuis le flanc du mont Wakakusa

3. Bakery Hotel Chateau d’Or

Facilement accessible depuis la gare Kintetsu-Nara et le parc de Nara, cet hôtel est recommandé comme point de départ pour les visites.
Le petit-déjeuner composé de pain de mie cru moelleux préparé par une boulangerie historique et les biscuits maison sont très populaires.
Les chambres se déclinent en plusieurs catégories : simples, twin, doubles et familiales, dans des styles occidental ou mixte japonais-occidental.
Leurs tarifs raisonnables conviennent également aux personnes prévoyant un séjour prolongé.

Petit-déjeuner avec d’épaisses tranches de pain de mie cru : un hôtel géré par une boulangerie historique
Petit-déjeuner avec d’épaisses tranches de pain de mie cru : un hôtel géré par une boulangerie historique

Questions fréquentes sur le Horyu-ji

Q

Quand et par qui le Horyu-ji a-t-il été construit ?

A

Il a été construit en 607 par l’impératrice Suiko et le prince Shotoku.

Q

Quelles sont les célèbres statues bouddhiques du Horyu-ji ?

A

La triade de Shaka, les statues de Kuse Kannon, de Kudara Kannon et de Yakushi Nyorai comptent parmi les plus célèbres.

Conclusion

Cet article a présenté les principaux attraits et les sept mystères du Horyu-ji, plus ancien édifice en bois au monde. Une visite permet de ressentir directement son histoire millénaire.
Les nombreux bâtiments précieux classés trésors nationaux ou biens culturels importants, dressés dans un cadre paisible et plein de charme façonné par 1 300 ans d’histoire, ne manqueront pas d’impressionner.
L’article ci-dessous, qui sélectionne les sites incontournables et les meilleures spécialités culinaires de Nara, aidera également à profiter pleinement de la visite.