
Guide de voyage indispensable pour découvrir Fukushima
Fukushima permet de profiter pleinement d’une nature généreuse et des bienfaits de la terre : magnifiques montagnes, lacs aux couleurs mystérieuses, sources thermales, fruits savoureux et sites réputés pour leurs fleurs.
La préfecture compte également de nombreux quartiers traditionnels et sites historiques, permettant de découvrir toute la richesse naturelle et historique du Japon.
Face à tant d’attraits, il peut être difficile de choisir son itinéraire, la meilleure saison et la durée idéale d’un séjour à Fukushima.
Pour faciliter cette préparation, ce guide présente toutes les informations nécessaires à l’organisation d’un voyage dans la préfecture.
Une référence pour profiter pleinement de Fukushima.
Fukushima, entre sites touristiques variés et spécialités locales
Située dans la région du Tohoku, Fukushima est la troisième plus grande préfecture du Japon.
À l’extrémité sud du Tohoku, elle borde l’océan Pacifique et bénéficie de l’influence d’un courant chaud. Son climat est donc relativement plus doux que celui des autres préfectures de la région, et elle est facilement accessible depuis Tokyo et ses environs.
Ses vastes paysages naturels, notamment le lac Inawashiro et le mont Bandai, emblèmes de Fukushima, comptent parmi ses principaux attraits. La préfecture possède aussi de nombreux sites réputés pour leurs cerisiers et offre des paysages différents à chaque saison.
Elle abrite également de grands complexes de loisirs et de villégiature adaptés aux familles, comme l’Aquamarine Fukushima et le Spa Resort Hawaiians.
Ses nombreuses spécialités locales permettent de savourer une grande variété de plats.
L’arboriculture fruitière y étant particulièrement développée, les délicieux fruits tels que les pêches et les poires sont également incontournables.
Inawashiro, dans la préfecture de Fukushima, est par ailleurs la ville natale de Hideyo Noguchi, médecin mondialement célèbre qui exerça entre le XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle.
Gravement brûlé à la main gauche à l’âge d’un an et demi, cet illustre personnage de Fukushima surmonta de nombreuses épreuves, se distingua par ses recherches sur les agents pathogènes et fut nommé plusieurs fois pour le prix Nobel.
Lors d’un voyage à Fukushima, les musées et sites qui lui sont consacrés méritent également une visite.

Températures moyennes à Fukushima et tenues conseillées
Voici les caractéristiques du climat de la préfecture de Fukushima et quelques exemples de tenues adaptées à chaque saison.
Le climat varie selon les régions : le littoral pacifique est relativement doux et peu enneigé, tandis que l’intérieur des terres connaît d’importantes chutes de neige.
Les sites offrant de magnifiques paysages enneigés se concentrent donc dans l’intérieur de la préfecture.
Températures moyennes mensuelles à Fukushima
| - | Janvier | Février | Mars | Avril | Mai | Juin | Juillet | Août | Septembre | Octobre | Novembre | Décembre |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température moyenne (°C) | 1,9 | 2,5 | 5,9 | 11,7 | 17,2 | 20,7 | 24,3 | 25,5 | 21,6 | 15,6 | 9,5 | 4,3 |
Exemples de tenues selon la saison à Fukushima
- Printemps (mars - mai) : veste légère et pull fin
- Été (juin - août) : vêtements légers, manches courtes
- Automne (septembre - novembre) : veste légère, manteau
- Hiver (décembre - février) : manteau, costume en laine, pull épais ou veste
Accès à Fukushima
Voici comment rejoindre Fukushima depuis deux destinations touristiques populaires, Tokyo et Osaka.
Le trajet dure environ 1 h 30 depuis Tokyo en Shinkansen et environ 1 h 10 depuis Osaka en avion.
L’aéroport de Fukushima propose également des liaisons internationales, notamment depuis Taïwan, permettant d’y accéder directement depuis l’étranger.

Accès aux principales gares depuis l’aéroport de Fukushima
Voici comment rejoindre la gare de Fukushima et la gare de Koriyama, deux points de départ pratiques pour se déplacer dans la préfecture, depuis l’aéroport de Fukushima, sa porte d’entrée aérienne.
Pour rejoindre directement la gare de Koriyama, la navette limousine depuis l’aéroport est particulièrement pratique.
Pour la gare de Fukushima, la durée du trajet diffère d’environ une heure selon que l’on emprunte le Shinkansen ou un train classique.
Le choix dépendra donc de l’itinéraire et du budget prévus.
De l’aéroport de Fukushima à la gare de Koriyama
- Itinéraire
- Prendre la navette limousine à l’aéroport de Fukushima et descendre 40 minutes plus tard à l’arrêt Koriyama-eki-mae.
- Durée
- Environ 40 minutes
De l’aéroport de Fukushima à la gare de Fukushima
- Itinéraire
-
1. Prendre la navette limousine à l’aéroport de Fukushima et descendre 40 minutes plus tard à l’arrêt Koriyama-eki-mae.
2. À la gare de Koriyama, prendre le Shinkansen et descendre à la gare de Fukushima (environ 1 700 yens).
Ou
À la gare de Koriyama, prendre un train classique (ligne principale JR Tohoku) et descendre à la gare de Fukushima (environ 800 yens). - Durée
-
En Shinkansen : environ 1 h 30
En train classique : environ 2 h 30
Principaux moyens de transport à Fukushima
Pour visiter uniquement les zones urbaines telles que Fukushima et Koriyama, ainsi que les sites touristiques célèbres, les transports en commun comme le train et le bus suffisent.
En dehors des villes, cependant, les trains et les bus sont moins fréquents et certains lieux ne sont pas accessibles uniquement par les transports en commun.
Pour visiter les secteurs ruraux, il est donc conseillé d’envisager le taxi ou la location d’une voiture.

Les titres de transport avantageux à utiliser à Fukushima
Troisième plus grande préfecture du Japon, Fukushima implique souvent de longs déplacements entre ses sites touristiques.
Voici les billets et pass à connaître pour réduire les frais de transport pendant le voyage.
Aizu Gurutto Card
L’Aizu Gurutto Card est recommandée pour visiter la région touristique populaire d’Aizu.
Elle permet de voyager de manière illimitée pendant deux jours dans les trains et les bus de la région. Sur présentation de la carte, elle donne également accès à des réductions dans les sites touristiques, restaurants, hôtels et ryokan partenaires.
Proposée à 2 720 yens pour les adultes et 1 360 yens pour les enfants, elle constitue une option à vérifier avant le départ pour profiter pleinement d’Aizu.

Les attraits des trois régions à connaître avant un voyage à Fukushima
Fukushima se divise en trois régions, chacune possédant sa propre culture, son propre climat et ses propres attraits.
Aizu séduit par son histoire et sa nature, Nakadori par ses vastes paysages et ses produits de la montagne, tandis que Hamadori bénéficie d’un climat doux au bord du Pacifique.
Voici les principales caractéristiques et les sites emblématiques de ces trois régions.
Connaître leurs attraits respectifs sera certainement utile pour préparer un itinéraire à Fukushima.
Nakadori, entre cerisiers célèbres et fruits savoureux
La partie centrale de Fukushima, appelée Nakadori, est une région riche en nature, située entre les monts Ou et les monts Abukuma.
Elle compte de nombreux sites réputés pour leurs cerisiers, comme le parc Hanamiyama, surnommé « le paradis des fleurs de Fukushima », et le Miharu Takizakura, considéré comme l’un des trois plus célèbres cerisiers du Japon.
Ses délicieux fruits, notamment les cerises et les pêches, sont également incontournables.
Les villes de Fukushima et de Koriyama se trouvant dans la région de Nakadori, celle-ci comprend aussi des zones urbaines.
Elle est donc particulièrement facile d’accès au sein de la préfecture.
Avec ses nombreuses sources thermales, Nakadori permet de se ressourcer au contact de la nature, de la gastronomie et des onsen.


Aizu, entre nature généreuse et riche patrimoine historique
La région d’Aizu se situe à l’ouest de la préfecture de Fukushima, dans l’intérieur des terres.
Elle regorge de sites naturels, notamment le lac Inawashiro et le mont Bandai, emblèmes de Fukushima, ainsi qu’Oze à Fukushima, véritable paradis des plantes alpines.
Elle permet également de s’imprégner de l’histoire grâce à la ville fortifiée d’Aizuwakamatsu et à Ouchi-juku, qui conserve un paysage urbain de l’époque d’Edo.
Les fortes chutes de neige y offrent en hiver de nombreux paysages remarquables, notamment au château de Tsuruga, particulièrement beau sous la neige.
Il n’est pas exagéré de dire que la région d’Aizu concentre tous les attraits de Fukushima.


Hamadori, entre produits de la mer et sources thermales
Hamadori se situe à l’est de la préfecture de Fukushima, le long de l’océan Pacifique.
C’est une région au climat doux toute l’année, où les chutes de neige sont rares même en hiver.
Ses principaux attraits sont les produits de la mer et les sources thermales.
On peut y savourer des fruits de mer frais, observer les animaux marins dans un environnement proche de leur habitat naturel à l’Aquamarine Fukushima, ou encore admirer le coucher du soleil sur de magnifiques plages.
La station thermale historique d’Iwaki Yumoto est réputée pour l’abondance de ses eaux, qui jaillissent sans interruption depuis plus de 1 000 ans.
Le Spa Resort Hawaiians, l’un des plus grands complexes thermaux du Japon alimenté par les eaux d’Iwaki Yumoto, propose non seulement des bains, mais aussi des piscines et des spectacles pour divertir toute la journée petits et grands.


Durée nécessaire pour profiter pleinement de Fukushima
Pour profiter pleinement des nombreux sites touristiques de Fukushima, il faut prévoir au moins trois jours et deux nuits.
Pour un premier voyage, il est conseillé de se concentrer sur Nakadori et Aizu, où se trouvent de nombreux sites populaires.
Un séjour aussi long n’est toutefois pas indispensable.
Voici un itinéraire de deux jours et une nuit dans la région d’Aizu, qui concentre les principaux attraits de Fukushima.

Itinéraire de deux jours et une nuit à Fukushima, au cœur de l’histoire
Cet itinéraire parcourt les sites touristiques populaires de la région d’Aizu, particulièrement riche en lieux d’intérêt.
Axé sur les quartiers traditionnels et les sites historiques, ce séjour de deux jours ravira les passionnés d’histoire.
Jour 1 : à la découverte de l’histoire et du charme d’Aizu
La première journée permet de découvrir l’histoire du Japon dans la région d’Aizu.
Entre le théâtre tragique d’une importante guerre civile, les vestiges d’un château où subsiste l’atmosphère de l’époque des samouraïs et les rues aux paysages d’autrefois, le voyage donnera l’impression de remonter le temps.
8 h 45 : départ de la gare JR d’Aizuwakamatsu
La première journée de cet itinéraire commence à la gare JR d’Aizuwakamatsu.
Prendre le bus Akabee d’Aizu Bus devant la gare et descendre à l’arrêt Iimoriyama-shita.
Le premier site se trouve à deux minutes à pied.

9 h 00 : promenade sur le mont Iimori, parsemé de lieux sacrés
Le sommet du mont Iimori, culminant à 314 m, est accessible à pied ou plus facilement grâce à un escalator payant.
Cette montagne sacrée, associée à des légendes telles que celle de Yamato Takeru, recèle de nombreux lieux d’intérêt.
Outre la vue spectaculaire sur l’ancienne ville fortifiée d’Aizu depuis le sommet, elle abrite plusieurs lieux sacrés dédiés aux âmes du Byakkotai, une unité militaire composée de garçons de 16 à 17 ans et créée pendant la guerre de Boshin, guerre civile survenue en 1868.
Il est possible d’y découvrir des sites variés tout en profitant du panorama depuis le sommet.

9 h 40 : une expérience extraordinaire à l’Aizu Sazaedo (Entsu Sansodo)
L’Aizu Sazaedo est un pavillon dédié à Kannon situé à mi-pente du mont Iimori. Son nom officiel est Entsu Sansodo.
Édifié en 1796, ce pavillon hexagonal à trois niveaux mesure environ 16,5 m de haut. Il fut construit par Ikudo, moine du temple Shoshuji qui se trouvait alors à cet endroit.
Son extérieur est déjà très singulier, mais son intérieur est encore plus surprenant et permet de comprendre l’origine du nom Sazaedo.
Il ne possède aucun escalier : une rampe en bois tournant dans le sens des aiguilles d’une montre mène au dernier étage, puis, après avoir franchi un pont, une autre rampe redescend jusqu’en bas.
Au-delà de son apparence extérieure, sa mystérieuse structure intérieure mérite elle aussi d’être découverte.

11 h 10 : aperçu de la vie des samouraïs de Fukushima à l’Aizu Bukeyashiki
Après avoir découvert le mont Iimori et l’Aizu Sazaedo (Entsu Sansodo), revenir à l’arrêt de bus Iimoriyama-shita.
Prendre le bus Akabee d’Aizu Bus pendant environ sept minutes jusqu’à l’arrêt Aizu Bukeyashiki-mae.
L’Aizu Bukeyashiki est un vaste parc-musée historique comprenant une reconstitution de la résidence de Saigo Tanomo, intendant principal du domaine d’Aizu, ainsi que des bâtiments traditionnels déplacés et restaurés et un musée documentaire.
Cette imposante résidence de samouraï en bois aux sols couverts de tatamis compte 38 pièces, dont l’Onari-no-ma, où le seigneur du domaine était reçu, et l’Okuichi-no-ma, chambre de l’intendant.
Le mobilier de l’époque et les dioramas peuplés de figurines reconstituant la vie quotidienne et des scènes historiques donnent un aperçu du mode de vie d’alors.

11 h 50 : histoire et paysages d’Aizu au château de Tsuruga
Après la visite, rejoindre l’arrêt Aizu Bukeyashiki-mae, puis descendre à Tsurugajo-iriguchi, l’arrêt le plus proche du château de Tsuruga. Le château se trouve à cinq minutes à pied.
Connu également pour ses cerisiers, le château de Tsuruga est l’emblème de la ville d’Aizuwakamatsu. Son nom officiel est château de Wakamatsu, mais il est aussi appelé château d’Aizu ou château d’Aizuwakamatsu.
Son donjon, le seul du Japon couvert de tuiles rouges, perpétue l’élégante apparence du château à l’époque féodale.
Le donjon actuel fut reconstruit en béton armé en 1965.
Il abrite aujourd’hui le musée local du donjon du château de Wakamatsu, qui présente des documents sur l’histoire de la région.
Depuis son sommet, la vue s’étend sur la ville d’Aizu et le mont Iimori, où les jeunes membres du Byakkotai se donnèrent la mort.
Une promenade dans l’enceinte permet de profiter pleinement de l’histoire et des paysages d’Aizu.
Avant de rejoindre l’étape suivante, goûter le katsudon à la sauce, spécialité locale, dans un restaurant accessible à pied depuis le château.

14 h 00 : shopping et gastronomie dans des rues rétro
Il faut environ dix minutes pour rejoindre l’arrêt Nanukamachi-eki-mae depuis Tsurugajo-iriguchi, l’arrêt le plus proche du château de Tsuruga.
La rue Nanukamachi-dori se trouve ensuite à environ trois minutes à pied.
Ancienne porte d’entrée ouest de la ville fortifiée, cette rue était autrefois le quartier le plus animé d’Aizu.
Sur environ 800 m entre la gare JR de Nanukamachi et la rue Noguchi Hideyo Seishun-dori s’alignent d’anciens entrepôts, des bâtiments de style occidental évoquant le romantisme de l’ère Taisho et des maisons de marchands en bois.
En tournant à droite au carrefour Omachi Yotsukado depuis Nanukamachi-dori, on rejoint Noguchi Hideyo Seishun-dori.
Un peu plus au sud se trouve l’ancienne clinique Kaiyo, où le jeune Hideyo Noguchi fut opéré de sa main brûlée. Elle abrite aujourd’hui le musée Noguchi Hideyo Seishunkan.
Entre boutiques et cafés, la promenade permet aussi de découvrir des lieux liés à Hideyo Noguchi.

15 h 30 : achat de saké local à la brasserie Suehiro Shuzo Kaeigura
À quelques pas au sud de Nanukamachi-dori apparaît Suehiro Shuzo Kaeigura, une brasserie de saké fondée en 1850 dont l’imposante allure se distingue même à Aizuwakamatsu, ville riche en anciens entrepôts.
Jusqu’à aujourd’hui, elle respecte les trois principes du saké local : « premièrement, une eau de brassage naturelle et savoureuse ; deuxièmement, le savoir-faire transmis des maîtres brasseurs d’Aizu ; troisièmement, une eau identique à celle du brassage et un riz à saké cultivé sur la terre d’où jaillit cette eau ». Elle élabore ainsi un saké profondément enraciné dans son terroir.
La majeure partie des bâtiments de Kaeigura est classée bien culturel, et la brasserie a été désignée meilleure brasserie de saké du Japon à visiter dans un classement national.
Outre l’achat de saké local en souvenir, il est possible de participer à une visite gratuite de la brasserie et de goûter un café préparé avec l’eau de brassage ou un chiffon cake au daiginjo.

17 h 40 : nuit au Mukaitaki, à Higashiyama Onsen
Depuis Nanukamachi-eki-mae, l’arrêt le plus proche de Nanukamachi-dori, prendre le bus Haikara-san d’Aizu Bus jusqu’à Higashiyama Onsen-eki.
En descendant du bus, on arrive à Higashiyama Onsen, station thermale connue comme « l’arrière-salon d’Aizu ».
Entourée d’une nature généreuse, elle est appréciée pour son calme, loin de l’agitation urbaine.
Le long de la rivière Yukawa, qui traverse la station, subsistent notamment des ryokan datant de l’époque du domaine d’Aizu et classés biens culturels nationaux, conférant au quartier thermal une atmosphère discrète et raffinée.
La première journée s’achève au Mukaitaki, dans la charmante station de Higashiyama Onsen.
Ce ryokan thermal historique emblématique permet de goûter pleinement à l’atmosphère des auberges thermales japonaises traditionnelles.

Jour 2 : immersion dans des sites préservant l’atmosphère de l’époque d’Edo
La deuxième journée prend des allures de voyage dans le temps, de la gare d’Aizuwakamatsu aux rues anciennes de Kitakata, puis aux maisons aux toits de chaume d’Ouchi-juku, offrant des paysages vieux de plusieurs siècles.
Après les spécialités locales, le parcours s’achève par un moment de détente dans les eaux thermales.
9 h 00 : départ de Higashiyama Onsen
La deuxième journée commence par un trajet en bus depuis Higashiyama Onsen jusqu’à la gare JR d’Aizuwakayama.
Prendre ensuite la ligne JR Ban-etsu West jusqu’à la gare JR de Kitakata. Le site suivant se trouve à environ dix minutes à pied.

10 h 20 : promenade dans les rues rétro des entrepôts de Kitakata
Kitakata séduit par l’aspect imposant de ses quelque 4 000 entrepôts traditionnels et son atmosphère nostalgique.
Dans Otazuki Kura-dori, classée district de préservation des ensembles de bâtiments traditionnels importants, et dans la galerie marchande Retro Yokocho (Fureai-dori), l’atmosphère de la fin de l’époque d’Edo (1603-1868) à l’ère Taisho (1912-1926) demeure intacte.
Certains entrepôts abritent aujourd’hui des commerces, permettant de profiter du shopping et de la gastronomie.
La promenade dans Kitakata est l’occasion de comparer les nombreux styles d’entrepôts.
Après avoir arpenté la ville, goûter les ramen de Kitakata, l’un des trois grands ramen du Japon avec ceux de Sapporo et de Hakata.

13 h 50 : retour à l’époque d’Edo à Ouchi-juku
Après avoir découvert les rues d’entrepôts et les ramen de Kitakata, retourner à pied à la gare JR de Kitakata, puis prendre plusieurs trains jusqu’à la gare de Yunokami Onsen.
Ouchi-juku se trouve à environ dix minutes en taxi depuis cette gare.
Avec plus de 30 maisons aux toits de chaume alignées le long de ses rues, Ouchi-juku conserve intacte l’atmosphère d’une localité de l’époque d’Edo.
Cette ancienne ville-étape de la route Aizu Nishi Kaido prospéra il y a environ 400 ans. Aujourd’hui, ses habitants préservent son paysage traditionnel conformément aux trois principes de leur charte : « ne pas vendre, ne pas louer, ne pas démolir ».
Ce précieux paysage est classé district de préservation des ensembles de bâtiments traditionnels importants au niveau national.
De nombreuses maisons servent aussi de commerces, notamment des restaurants de soba proposant la spécialité locale, le negi soba, ainsi que des salons de thé et des boutiques de souvenirs.
Le negi soba, spécialité d’Ouchi-juku, mérite également d’être essayé.

15 h 50 : détente dans les bains de Yunokami Onsen avant le retour
Après Ouchi-juku, prendre le bus jusqu’à Yunokami Onsen, dernière étape de cet itinéraire.
Yunokami Onsen est une paisible station thermale située à proximité de la gare Yunokami Onsen de la compagnie Aizu Railway, célèbre pour son bâtiment au toit de chaume.
Installée le long des profondes gorges de la rivière Okawa, elle prospéra autrefois comme lieu de cures thermales.
Le quartier thermal longe la rivière Agagawa et est également connu pour ses nombreux bains en plein air pittoresques offrant une vue sur le cours d’eau.
Après une journée de voyage, les bains de pieds et les onsen permettent de conclure agréablement le séjour à Fukushima.

Trois spécialités locales incontournables à Fukushima
Fukushima possède de nombreuses spécialités locales qui ont évolué de manière singulière.
Les gyoza, ramen et nouilles sautées, que l’on trouve partout au Japon, prennent ici une saveur particulière et méritent d’être goûtés.
Voici une sélection des spécialités locales de Fukushima.
1. Ramen de Kitakata
Les ramen de Kitakata comptent parmi les trois grands ramen du Japon, aux côtés de ceux de Sapporo et de Hakata.
Le bouillon léger à la sauce soja est le plus courant, mais certains établissements proposent aussi des bouillons mélangeant fond de porc et bouillon de petites sardines séchées, ou encore des versions au sel ou au miso. Cette spécialité continue ainsi d’évoluer.
Les nouilles, épaisses et singulièrement ondulées, se caractérisent par leur texture tendre.
Elles sont souvent garnies de grandes tranches de porc chashu, de ciboule et de pousses de bambou menma.
Comparer les ramen de Kitakata aux différents bouillons est également recommandé.

2. Gyoza en disque
Les gyoza en disque sont de petits raviolis disposés sur toute la surface d’une poêle, cuits, puis retournés et servis tels quels sur une assiette.
Leur forme spectaculaire évoquant une soucoupe volante, leur couleur dorée et leur parfum grillé ouvrent l’appétit. C’est un plat emblématique de Fukushima.
Riches en légumes, ils sont copieux tout en restant sains et légers. Leur petite taille incite à en reprendre sans cesse.
Ils accompagnent aussi bien le riz que la bière et sont appréciés de tous les âges.

3. Namie yakisoba
Le Namie yakisoba est une spécialité de nouilles sautées née au milieu du XXe siècle dans la ville de Namie, dans la préfecture de Fukushima.
Chaque région du Japon possède ses propres yakisoba, mais ceux de Namie se distinguent par leurs nouilles extrêmement épaisses, semblables à des udon, et leur sauce riche.
Créé à l’origine pour fournir de l’énergie aux travailleurs manuels locaux, ce plat associe à merveille le croquant des germes de soja, la saveur du porc et la texture à la fois moelleuse et ferme des nouilles.
La couleur noire de sa sauce riche produit également un fort impact visuel, ce qui en fait un plat à essayer en souvenir d’un voyage à Fukushima.

Les sites incontournables pour admirer les cerisiers au printemps à Fukushima
Fukushima comptant de nombreux sites réputés pour leurs cerisiers, l’observation des fleurs mérite d’être intégrée à tout voyage printanier.
Le Tora-no-o-zakura du temple Hoyoji, dans la région d’Aizu, est un arbre historique qui aurait été planté au début du IXe siècle. Ses pétales saillant du centre des fleurs constituent une particularité rare qui mérite le détour.
Au parc Kaiseizan de Koriyama, quelque 1 300 cerisiers fleurissent au printemps. Il est possible de les admirer tout en se promenant autour du lac Isuzu et du sanctuaire Kaiseizan Daijingu.
Âgé de plus de mille ans, le Miharu Takizakura est l’un des trois plus célèbres cerisiers du Japon. Ses branches couvertes de fleurs rose pâle s’étendent dans toutes les directions et retombent avec une beauté saisissante.
Le tableau suivant indique les dates habituelles de floraison, de pleine floraison et la meilleure période pour admirer les cerisiers à Fukushima.
Ces dates varient toutefois selon le climat, les températures de l’année et les sites. Il convient donc de consulter les prévisions de floraison avant le départ.
- Début de la floraison
- 7 avril
- Pleine floraison
- 11 avril
- Meilleure période
- Du 11 au 17 avril
Référence Agence météorologique du Japon, état de la floraison des cerisiers
Référence : Agence météorologique du Japon, état de la pleine floraison des cerisiers



Les plus beaux sites aux couleurs de l’automne à Fukushima
En automne, les sites réputés pour leurs feuillages colorés sont incontournables à Fukushima.
Ils offrent des paysages encore plus beaux qu’aux autres saisons.
La Bandai-Azuma Skyline, sélectionnée parmi les cent plus belles routes du Japon, est particulièrement célèbre.
Selon le lieu et la période, elle dévoile différents panoramas : dégradés de feuillages automnaux ou vue saisissante sur les couleurs depuis un pont surplombant le fond de la vallée d’environ 84 m.
Le mont Adatara, dont les pentes entièrement colorées s’admirent depuis le téléphérique, et Goshikinuma, où les feuillages se reflètent sur la surface mystérieuse des étangs, sont également très appréciés.
Dans de nombreux sites, la meilleure période s’étend généralement de fin octobre à mi-novembre, mais elle varie selon le climat, les températures de l’année et le lieu.
Pour admirer les plus belles couleurs, il est recommandé de vérifier leur évolution avant le départ.



Les magnifiques paysages enneigés d’Aizu en hiver
La région d’Aizu, à Fukushima, est connue pour ses fortes chutes de neige.
Malgré de légères différences selon les lieux et les années, le sol y reste généralement enneigé pendant l’hiver.
Les sites offrant de magnifiques paysages sous la neige sont donc nombreux, et Aizu révèle en hiver des charmes différents de ceux des autres saisons.
La période d’enneigement s’étend de décembre à février. Certaines années, la neige tient dès novembre et, lorsque la fonte est tardive, jusqu’en mars ou avril.
Lors d’un voyage hivernal à Fukushima, ces magnifiques paysages méritent le détour.
Le château de Tsuruga, d’une blancheur immaculée
Le château de Tsuruga, inclus dans l’itinéraire présenté plus haut, offre lui aussi de magnifiques paysages pendant la période enneigée.
Son donjon entièrement blanc, dont les tuiles rouges sont recouvertes de neige, les pins enneigés et le ciel bleu en arrière-plan composent un tableau majestueux.
La nuit, le château couvert de neige est illuminé et se transforme en paysage féerique.

La ligne JR Tadami et ses paysages dignes d’un tableau
La ligne JR Tadami relie la gare d’Aizuwakamatsu, dans la préfecture de Fukushima, à celle de Koide, dans la préfecture de Niigata, sur environ 135,2 km.
Elle serpente au cœur des gorges montagneuses de la rivière Tadami et permet d’admirer depuis le train des paysages différents à chaque saison : cerisiers au printemps, verdure en été, feuillages colorés en automne et neige en hiver.
Le trajet réserve également diverses attractions, comme le ralentissement du train aux points de vue, un audioguide présentant les sites remarquables et la vente de produits locaux.
Parmi les nombreux panoramas qui jalonnent la ligne, le premier pont de la rivière Tadami est particulièrement apprécié.
Depuis le train, la vue sur les gorges enneigées au niveau de ce pont est véritablement spectaculaire.

Questions fréquentes sur les voyages à Fukushima
Q
Quelle est la saison recommandée pour visiter Fukushima ?
Le printemps est recommandé pour admirer les cerisiers, l’automne pour les feuillages colorés et l’hiver pour les villes et les vestiges de châteaux sous la neige.
Q
Quels sites touristiques de Fukushima sont recommandés pour un voyage en famille ?
Le Spa Resort Hawaiians et l’Aquamarine Fukushima permettent aux enfants comme aux adultes de s’amuser ensemble.
Q
Existe-t-il un risque d’exposition aux radiations lors d’un voyage à Fukushima ?
Comme l’a annoncé en 2021 le Comité scientifique des Nations unies, « aucune augmentation des cancers attribuable à l’exposition aux radiations n’a été signalée parmi les habitants de la préfecture ». Il n’y a donc pas lieu de craindre une exposition lors d’un voyage.
Conclusion
Ce guide a présenté les informations essentielles pour voyager à Fukushima ainsi qu’un itinéraire permettant d’en découvrir les principaux attraits en peu de temps.
Un séjour dans la préfecture donne accès à de vastes paysages naturels, à la beauté traditionnelle du Japon et à une excellente gastronomie.
Pour découvrir davantage de sites touristiques à Fukushima, consulter également l’article suivant.