
Enrichir son voyage à Osaka : sites touristiques en périphérie et régions voisines pleines de charme
Osaka, destination touristique très prisée, compte de nombreux sites comme le château d’Osaka, la tour Tsūtenkaku et Dōtonbori, dont la plupart se concentrent dans la ville d’Osaka.
Les visites se limitent donc souvent à la ville elle-même.
Pourtant, bien que cela soit peu connu, de nombreux sites attrayants se trouvent aussi en périphérie.
Plusieurs destinations populaires, notamment Kyoto, sont également regroupées autour d’Osaka : il suffit de s’éloigner un peu pour découvrir des lieux aux charmes très différents.
En ajoutant aux grands classiques les sites de la périphérie et des environs d’Osaka présentés dans cet article, le voyage n’en sera que plus enrichissant.
Découvrir une autre facette d’Osaka : 5 sites recommandés en périphérie
Voici une sélection des sites touristiques les plus recommandés en périphérie de la ville d’Osaka.
On y trouve aussi bien des paysages naturels dont la beauté change au fil des saisons que de nombreux vestiges chargés d’histoire.
Lors d’un séjour à Osaka, ces lieux méritent également une visite.
Ils offrent une expérience différente des sites touristiques du centre-ville.
1. Cascade de Minoh
La grande cascade de Minoh doit son nom à sa forme, qui rappelle celle d’un « mino », un outil agricole japonais.
Classée parmi les « 100 plus belles cascades du Japon », elle offre de magnifiques paysages tout au long de l’année.
Le parc de Minoh, où se trouve la cascade, a également été sélectionné en 1986 parmi les « 100 plus belles forêts pour les bains de forêt ».

2. Harvest no Oka
Harvest no Oka permet d’admirer des fleurs au fil des saisons et d’approcher des animaux.
Le parc propose une multitude d’activités, des attractions accessibles à tous les âges aux parcours acrobatiques aériens riches en sensations fortes.
Il offre également de superbes floraisons toute l’année, avec notamment des tulipes au printemps, des tournesols en été et des cosmos en automne.

3. Parc commémoratif de l’Expo ’70
Aménagé sur le site de l’Exposition universelle du Japon de 1970, ce parc riche en espaces naturels, notamment en forêts et en satoyama, accueille les visiteurs avec la Tour du Soleil, œuvre de Tarō Okamoto.
Sur son vaste domaine se trouvent le Jardin naturel et culturel et le Jardin japonais, où admirer les fleurs et les feuillages d’automne au fil des saisons. Dans le parc naturel, la passerelle Sorado permet d’embrasser la ville du regard depuis une tour d’observation située à 82 mètres d’altitude.

4. Ensemble de kofun de Mozu-Furuichi
Cet ensemble de tumulus funéraires de souverains ayant régné sur l’ancien archipel japonais se concentre dans la zone de Mozu, située à Sakai dans la préfecture d’Osaka, et dans celle de Furuichi, à Habikino et Fujiidera.
En 2019, il est devenu le premier site d’Osaka inscrit au patrimoine mondial.
Les kofun sont des sépultures surmontées de tertres élevés en terre, construites durant la période Kofun, du milieu du IIIe siècle à la seconde moitié du VIe siècle.
L’ensemble de kofun de Mozu-Furuichi a été édifié entre la seconde moitié du IVe siècle et la seconde moitié du Ve siècle dans la plaine d’Osaka, qui constituait alors l’un des centres politiques et culturels de l’ancien Japon.

5. Château de Kishiwada
Résidence du clan Okabe, à la tête du domaine de Kishiwada doté d’un revenu de 53 000 koku, ce château est le symbole de Kishiwada, ville connue pour ses danjiri.
La disposition reliant l’enceinte principale à la seconde enceinte évoquant un « chikiri », une bobine de métier à tisser, il est également appelé château de Chikiri.
Son histoire remonte à l’époque des Cours du Nord et du Sud. Sous Hashiba Hideyoshi, il servit de base pour la campagne de Kii et fut à plusieurs reprises le théâtre de combats.
La célèbre légende de Tako Jizō raconte que, lorsque l’immense armée des guerriers de Negoro et de Saika attaqua le château, un moine monté sur une pieuvre et une multitude de pieuvres le protégèrent.

4 régions proches d’Osaka à intégrer à son itinéraire
Les environs d’Osaka comptent de nombreuses destinations attrayantes.
Kyoto et Nara, mais aussi Hyōgo et Wakayama, possèdent chacune leurs propres charmes et curiosités.
Toutes sont accessibles en une heure environ depuis Osaka : autant profiter d’un séjour dans la ville pour s’aventurer un peu plus loin.
Un circuit dans la région du Kansai autour d’Osaka permet de profiter pleinement des attraits du Japon.
Hyōgo, entre nature, histoire et sources thermales
Hyōgo est une destination que de nombreux Japonais visitent en même temps qu’Osaka.
Kobe, en particulier, est réputée pour son bœuf ainsi que pour son paysage urbain élégant et séduisant, et de nombreux voyageurs la découvrent à l’occasion d’un séjour à Osaka.
La ligne principale JR Tōkaidō-Sanyō permet de rejoindre directement la gare de Kobe depuis celle d’Osaka en 40 minutes environ.
Mais Hyōgo ne se résume pas à Kobe : la préfecture regorge de sites célèbres et appréciés, comme Arima Onsen, l’une des trois plus anciennes stations thermales du Japon, et le château de Himeji, inscrit au patrimoine mondial.
Chaque lieu permet de découvrir une facette différente de la culture japonaise.
Voici quelques-uns des sites les plus populaires de Hyōgo.
1. Arima Onsen
Cette célèbre station thermale, représentative du Kansai, jaillit au pied du versant nord du mont Rokkō.
Avec sa longue histoire évoquée dans le Nihon Shoki et les Fudoki, elle compte parmi les « trois plus anciennes sources thermales du Japon ».
Entourée d’une nature luxuriante qui semble bien éloignée de la ville de Kobe, elle réunit de prestigieux ryokan et séduit les visiteurs par ses rues empreintes de l’atmosphère propre aux stations thermales.

2. Château de Himeji
Ce château illustre, inscrit au patrimoine mondial, est l’un des plus prestigieux du pays.
Construit par Ikeda Terumasa au début de l’époque d’Edo, son grand donjon comporte cinq niveaux, six étages et un sous-sol. Il est le plus vaste des donjons de l’époque d’Edo encore existants.
Il s’agit aussi d’un château dit « sōgamae », dont la ville fortifiée elle-même se trouve à l’intérieur des douves. Son enceinte était assez vaste pour contenir tout le centre de l’actuelle ville de Himeji.
Les douves extérieures se seraient situées aux environs de l’actuelle gare de Himeji.

3. Parc préfectoral de Hyōgo Awaji Hanasajiki
Awaji Hanasajiki est un parc d’environ 15 hectares qui s’étend sur les collines du nord de l’île d’Awaji, dans la préfecture de Hyōgo.
Colza, coquelicots, cléomes, cosmos ou giroflées : chaque saison offre de splendides paysages entièrement tapissés de fleurs.
C’est un belvédère exceptionnel permettant d’admirer à la fois le vaste panorama sur le détroit d’Akashi et la baie d’Osaka, ainsi que les tapis colorés formés par les fleurs de saison.

Wakayama, entre nature généreuse et sanctuaires et temples à l’atmosphère solennelle
La gare de Wakayama se trouve à environ une heure de la gare d’Osaka en train express limité sur la ligne principale JR Tōkaidō.
Il est également possible de s’y rendre sans emprunter de train express limité, mais le trajet prend alors environ 30 minutes de plus.
Cette solution est recommandée pour réduire les frais de transport.
L’un des attraits de Wakayama réside dans ses nombreux sites où la nature généreuse du Japon s’harmonise avec l’architecture religieuse, comme le mont Kōya et les trois sanctuaires de Kumano.
La région compte aussi la station balnéaire de Nanki-Shirahama, où profiter d’une belle mer et de sources thermales, idéale pour se détendre.
Voici quelques-uns des sites touristiques les plus populaires de Wakayama.
1. Mont Kōya
Le mont Kōya fut fondé en 816 par Kōbō Daishi, aussi appelé Kūkai.
Lieu sacré du bouddhisme ésotérique Shingon organisé autour du Kongōbu-ji, c’est une cité religieuse qui s’étend sur un bassin montagneux situé à environ 800 mètres d’altitude et entouré de sommets culminant à quelque 1 000 mètres. La ville entière est considérée comme l’enceinte du temple.
Le Danjō Garan, qui abrite le Konpon Daitō, première pagode tahōtō du Japon et symbole du mont Kōya, ainsi que l’Okunoin, où se trouve le mausolée de Kōbō Daishi, figurent parmi les nombreux sites témoignant de près de 1 200 ans d’histoire.

2. Château de Wakayama
Du grand donjon blanc à trois niveaux s’étend une vue sur le fleuve Kinokawa, classé parmi les cours d’eau de première catégorie, ainsi que sur l’ensemble de la ville qui s’est développée autour de lui.
Les autres curiosités comprennent le pont Ichinohashi, la porte Ōtemon et la porte Okaguchimon, l’un des rares vestiges subsistant de l’ancien domaine féodal.
Le jardin Nishinomaru, célèbre site pittoresque, est particulièrement remarquable.
Ce jardin-promenade organisé autour d’un étang conserve fortement l’atmosphère des jardins de daimyos du début de l’époque d’Edo et se distingue par son aménagement tirant habilement parti des pentes du mont Torafusu.

3. Kumano Nachi Taisha
L’origine de cet ancien sanctuaire remonte à 662 av. J.-C., lorsque Kamu-Yamato-Iwarehiko-no-Mikoto, futur empereur Jinmu, vénéra la cascade de Nachi comme une divinité.
Sanctuaire principal de tous les sanctuaires Kumano du Japon, il est aussi connu comme l’un des trois grands sanctuaires de Kumano. Lieu de vénération, il est également associé aux liens entre les personnes et à l’accomplissement de divers souhaits, d’où son autre nom de Musubi-no-Miya, le « sanctuaire des liens ».
Il a été inscrit au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO en 2004.

Nara, ancienne capitale à l’histoire plus ancienne encore que Kyoto
Le trajet en train entre la gare d’Osaka et celle de Nara prend environ une heure.
Comme il est direct, il est relativement simple.
Le charme de Nara réside dans ses rues empreintes d’histoire, où découvrir de précieux biens culturels et de nombreux édifices historiques.
La ville se distingue également par ses beaux paysages naturels, à commencer par le parc de Nara.
Si le temps le permet, les sites populaires présentés ci-dessous méritent eux aussi une visite.
1. Parc de Nara
Ce parc permet de découvrir de précieux sites historiques et culturels comme le Kasuga Taisha, le Kōfuku-ji, le Tōdai-ji, le musée national de Nara et le Shōsō-in, au cœur d’une nature vaste, verdoyante et magnifique. Situé au centre de la ville, il offre aussi un accès pratique aux différents sites touristiques.
De nombreux éléments y sont classés monuments naturels, notamment la forêt primaire de Kasugayama, elle-même monument naturel spécial, mais aussi les cerfs de Nara, la forêt de podocarpes de l’enceinte du sanctuaire Kasuga, le cerisier Nara-no-yaezakura du Chisoku-in et l’habitat du papillon de Loomis.

2. Tōdai-ji
La cérémonie d’ouverture des yeux du grand Bouddha Vairocana, érigé à l’époque de Nara sur ordre de l’empereur Shōmu, eut lieu en 752. Le complexe monastique fut ensuite aménagé pendant près de 40 ans, donnant naissance à ce temple emblématique de Nara.
Son enceinte abrite de nombreux bâtiments classés trésors nationaux, notamment le Daibutsuden, l’un des plus grands édifices en bois au monde, où se trouve la statue assise du Bouddha Vairocana affectueusement appelée « grand Bouddha de Nara », le Hokkedō ou Sangatsudō, plus ancien bâtiment du Tōdai-ji, et la porte Nandaimon, plus grande porte de temple du Japon.

3. Village d’Asuka et kofun d’Ishibutai
Ce tumulus se trouve dans le secteur d’Ishibutai du parc historique national d’Asuka, qui couvre environ 60 hectares et se compose de cinq secteurs aménagés notamment pour protéger la richesse naturelle et le patrimoine culturel : les environs du kofun de Takamatsuzuka, où se trouve le tumulus du même nom, la colline d’Amakashi, dotée d’un belvédère offrant une vue panoramique sur Asuka, Iwaido, avec un sentier menant au kofun d’Ishibutai, les environs du kofun de Kitora, et Ishibutai.

Kyoto, destination prisée où ressentir l’histoire et le charme du Japon
Le trajet en train entre les gares d’Osaka et de Kyoto prend environ 30 à 40 minutes.
Parmi les destinations touristiques proches d’Osaka, Kyoto est l’une des plus rapides d’accès.
Elle est donc facile à intégrer à un itinéraire.
Kyoto, l’une des principales destinations touristiques du Japon, séduit surtout par ses nombreux sanctuaires et temples ainsi que par ses rues à l’atmosphère typiquement japonaise.
La ville regorge également de spécialités culinaires, à commencer par la cuisine de Kyoto et le matcha.
Les sites populaires présentés ci-dessous permettront de combiner aisément la découverte de Kyoto avec celle d’Osaka.
1. Kiyomizu-dera
Fondé en 778, le temple a été inscrit au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO en 1994. Son enceinte de 130 000 m², qui s’étend à flanc du mont Otowa, abrite plus de 30 bâtiments religieux et monuments, parmi lesquels des trésors nationaux et des biens culturels importants. Le Kiyomizu-dera offre aussi un spectacle différent à chaque saison, entre cerisiers en fleurs au printemps, verdure estivale, feuillages d’automne et neige en hiver.
Le bâtiment principal du Kiyomizu-dera est incontournable. S’avançant sur le flanc de la montagne, il a été assemblé en bois sans aucun clou selon une technique traditionnelle japonaise.

2. Fushimi Inari Taisha
Fondé en 711, ce sanctuaire est le principal de quelque 30 000 sanctuaires Inari répartis dans tout le Japon, où la divinité est vénérée pour l’abondance des récoltes, la prospérité commerciale, la sécurité du foyer, la guérison des maladies et l’accomplissement des vœux.
Le site le plus remarquable est le Senbon Torii, ou « mille torii ».
Derrière le sanctuaire principal, des portiques vermillon se succèdent en formant un tunnel.
Cette tradition a commencé lorsque des fidèles ont offert des torii en signe de prière et de gratitude. Il y en aurait aujourd’hui plus de 10 000 sur l’ensemble du mont Inari.

3. Kinkaku-ji (Rokuon-ji)
Ce temple trouve son origine dans le Kitayamaden, résidence d’Ashikaga Yoshimitsu, troisième shogun du shogunat de Muromachi. Nommé Rokuon-ji d’après le nom bouddhique de Yoshimitsu, il est devenu un temple annexe extérieur du Shōkoku-ji, que celui-ci avait lui-même fondé, c’est-à-dire un ermitage de retraite construit à l’écart du temple principal puis transformé en temple.
La cloche du clocher situé juste après l’entrée remonte à l’époque de Kamakura et produit une note de hauteur ōshikichō, proche du la occidental. Le surnom Kinkaku-ji, ou « Pavillon d’or », vient du Shariden recouvert de feuilles d’or qui se dresse devant l’étang. Son toit en bardeaux de cyprès sawara et l’or pur appliqué sur les deuxième et troisième niveaux à l’aide de laque comme adhésif témoignent encore aujourd’hui de la splendeur d’Ashikaga Yoshimitsu.

Questions fréquentes sur les environs d’Osaka
Q
Quels moyens de transport utiliser en périphérie d’Osaka ?
Une voiture de location est recommandée pour sa flexibilité, mais il est également possible de visiter la région uniquement en bus et en train.
Q
Quelles sont les destinations touristiques populaires près d’Osaka ?
Kyoto et Nara, bien sûr, mais aussi Wakayama et Hyōgo sont très appréciées. Kobe, dans la préfecture de Hyōgo, est particulièrement populaire.
Conclusion
Cet article a présenté les attraits et les sites touristiques de la périphérie et des régions proches d’Osaka afin d’enrichir un séjour dans la ville.
Kyoto et Nara sont des destinations populaires facilement accessibles depuis Osaka, mais Hyōgo et Wakayama méritent également le détour.
L’article ci-dessous présente les sites incontournables d’Osaka et pourra servir à préparer un itinéraire.



