
Informations essentielles et bonnes manières à connaître avant de manger des tempura
Les tempura, qui comptent parmi les plats emblématiques de la cuisine japonaise, sont aujourd’hui très appréciés au Japon comme à l’étranger et figurent toujours parmi les plats que les touristes souhaitent goûter lors d’un voyage au Japon.
Cet article présente concrètement ce plat, notamment l’étymologie et l’histoire des tempura.
Il explique également comment les préparer et quelles règles de savoir-vivre respecter pour les déguster.
À la fin de cette lecture, les bonnes manières permettant de savourer pleinement les tempura seront plus claires, tout comme la cuisine et la culture japonaises.
Qu’est-ce que le tempura ?
Le tempura est un plat composé d’ingrédients tels que des produits de la mer, de la viande ou des légumes, enrobés d’une pâte principalement à base de farine et d’œuf, puis frits dans de l’huile à haute température.
Il se caractérise par des ingrédients juteux enveloppés d’une pâte croustillante, qui permet d’apprécier leurs arômes et leur saveur umami.
Il existe de très nombreuses variétés de tempura dans tout le Japon. Elles sont généralement désignées en fonction de l’ingrédient utilisé, sous la forme « tempura de ○○ ».
Ces ingrédients sont souvent appelés gu ou tane en japonais.
Parmi les garnitures classiques figurent les crevettes, le sillago et le calamar pour les produits de la mer, le potiron, la patate douce et l’aubergine pour les légumes, ainsi que le poulet et le shiitaké pour les autres ingrédients, notamment les viandes et les champignons.
Les tempura sont extrêmement familiers aux Japonais et appréciés par toutes les générations, des enfants aux adultes.
Connus dans le monde entier sous le nom « Tempura(天ぷら) », ils sont aussi très populaires auprès des étrangers, en tant que spécialité japonaise célèbre au même titre que les sushis.

Pourquoi les tempura sont-ils servis avec du tentsuyu et du daikon râpé ?
Au restaurant, les tempura sont souvent servis avec du tentsuyu, une sauce pour tempura, et du daikon râpé.
Plusieurs raisons l’expliquent, mais la principale est que ces accompagnements empêchent l’oxydation de l’huile des tempura et la neutralisent afin d’éviter les brûlures d’estomac.
Autrefois, contrairement à aujourd’hui, l’huile était moins fraîche, les produits de qualité étant luxueux, et les techniques culinaires étaient moins développées. Les fritures provoquaient donc facilement une sensation de lourdeur digestive.
Le tentsuyu rehausse également la saveur des tempura, tandis que le daikon râpé favorise la digestion.
Le daikon râpé étant riche en vitamine C, il permet aussi de les déguster avec une agréable sensation de légèreté.
Les tempura se marient naturellement très bien avec le tentsuyu et le daikon râpé. Il est donc recommandé de les savourer ensemble pour une dégustation à la fois délicieuse et saine.

Différence entre le tianbula et le tempura
À l’évocation du tempura, de nombreux Taïwanais pensent peut-être au « 甜不辣(tempura ou tianbula) ».
Comme indiqué plus haut, le « tempura » et le « 甜不辣 » sont des plats totalement différents : il convient donc de ne pas les confondre.
Pour le présenter brièvement aux personnes non taïwanaises, le « 甜不辣 » est une sorte d’oden taïwanais.
Leur prononciation étant similaire, les Taïwanais et les Japonais ne pensent pas au même plat lorsqu’ils l’entendent en voyage.
Le « 甜不辣 » ressemble au « satsuma-age » japonais, une préparation frite à base de pâte de poisson moulée, mais se distingue par une texture plus moelleuse et élastique.
Qu’est-ce que le shōjin-age, plat végétarien bouddhique semblable au tempura ?
Le « shōjin-age » est une forme de shōjin ryōri, la cuisine végétarienne fondée sur les enseignements bouddhiques.
Il ressemble beaucoup au tempura et peut parfois désigner simplement des tempura de légumes, mais sa méthode de préparation et son histoire diffèrent à proprement parler.
Sa principale caractéristique est de n’utiliser aucun ingrédient d’origine animale, comme la viande, le poisson ou le beurre, et d’éviter également les légumes à l’odeur ou au goût prononcé, tels que l’ail et les oignons verts.
Les ingrédients utilisables se limitent donc aux légumes et champignons d’origine végétale, comme l’aubergine, la bardane, la racine de lotus, la pousse de bambou, la patate douce et le potiron.
Il se distingue aussi du tempura ordinaire par sa pâte, préparée avec de la farine et de l’eau froide, sans œuf, ainsi que par son tentsuyu à base de bouillon de kombu ou d’autres ingrédients ne contenant aucun poisson.

Étymologie du mot « tempura »
Plusieurs théories existent sur l’étymologie du mot « tempura » ; voici les plus connues.
De nombreuses personnes considèrent comme vraisemblable la théorie selon laquelle il dériverait du portugais « tempero », qui signifie cuisine ou assaisonnement.
D’autres théories évoquent le portugais « temporas », désignant les Quatre-Temps ou les plats consommés par les catholiques pendant les jours de jeûne, l’espagnol « templo », signifiant temple, ou encore l’expression japonaise « tenpi yurari », évoquant le vacillement d’un feu céleste.
Le mot s’écrit également « 天麩羅 » en kanji. Là encore, plusieurs théories existent : cette graphie aurait été inventée, comme le terme tempura lui-même, par l’artiste d’ukiyo-e Santō Kyōden, ou serait simplement composée de caractères choisis pour leur valeur phonétique. Rien n’est clairement établi.
Les caractères signifieraient respectivement « 天 = Tenjiku(Inde) », « 麩 = farine de blé » et « 羅 = fine enveloppe de pâte ».
Toutes ces théories sont transmises depuis longtemps. Leur combinaison aurait donné naissance au nom « tempura », qui s’est ensuite répandu.

Histoire du tempura
L’histoire du tempura, plat emblématique de la cuisine japonaise, est ancienne. Il s’est répandu après avoir connu de nombreuses transformations.
Aujourd’hui associé aux restaurants gastronomiques, il est aussi couramment servi dans les foyers et vendu dans les supermarchés. C’est donc un plat rare qui possède également un caractère populaire.
Voici ses origines, ainsi que la manière dont il est arrivé au Japon et s’y est diffusé.
Origines du tempura
Les origines du tempura remontent au XVIe siècle.
Il trouverait ses racines dans la cuisine nanban introduite par des missionnaires portugais venus au Japon.
Cette cuisine nanban consistait à envelopper des produits de la mer ou des légumes dans une pâte à base de farine, avant de les faire frire dans l’huile.
À peu près à la même époque naquit au Japon le « tempura de Nagasaki », lui aussi issu de la cuisine nanban.
Ancêtre du tempura actuel, il utilisait une pâte sans eau, mélangeant farine, œuf, saké et sucre, et se dégustait autant pour les ingrédients que pour l’enrobage.
À l’époque, l’huile était toutefois un produit luxueux et les gens du peuple avaient rarement l’occasion d’en manger.

Du Kansai à Edo : le tempura devient un plat populaire
Au XVIIe siècle, le tempura gagna la région du Kansai et évolua vers le « tsuke-age », composé principalement de légumes frits dans une huile végétale telle que l’huile de sésame.
Le tempura aurait été introduit du Kansai à Edo au milieu de l’époque d’Edo(1603-1868).
Le nom « tempura » apparut pour la première fois dans le Ryōri Shokudōki de 1669. Le Kasen no Kumiito, publié en 1748, décrit une méthode de préparation presque identique à celle d’aujourd’hui.
Par la suite, l’augmentation de la production d’huile permit au tempura de se répandre parmi le peuple, à la fin de l’époque d’Edo, comme une restauration rapide bon marché et facile d’accès.
À l’époque, il était principalement servi tout juste frit sur des brochettes de bambou dans des stands de rue, puis généreusement trempé dans du tentsuyu avec du daikon râpé.
Le tempura devint ainsi un plat populaire et rejoignit les sushis et les soba parmi les « trois saveurs d’Edo ».

D’un plat populaire à une cuisine raffinée
Entre la fin du shogunat et l’époque de Meiji(1868-1912), des établissements spécialisés et des restaurants traditionnels virent le jour, faisant évoluer le tempura, jusque-là populaire, vers une cuisine raffinée.
Des artisans particulièrement exigeants sur les ingrédients, l’huile et la pâte apparurent, tandis que des styles comme le « tempura servi en salle de tatamis » et le « tempura préparé chez le client » gagnèrent en popularité.
L’origine du tempura haut de gamme remonterait à 1863, lorsque l’artisan Fukui Senpu apporta son matériel chez un client pour y frire et servir des tempura.

Diffusion nationale et arrivée dans les foyers
Le grand séisme du Kantō, survenu à l’époque de Taishō(1912-1926), favorisa la diffusion dans tout le pays du tempura, jusque-là emblématique d’Edo.
Les personnes ayant perdu leur emploi à cause de la catastrophe quittèrent Edo pour s’installer dans différentes régions et y diffusèrent le tempura.
Les échanges entre artisans de l’est et de l’ouest mêlèrent les particularités régionales, permettant au plat de gagner en raffinement.
Au début de l’époque de Shōwa(1926-1989), l’huile restait cependant chère et le tempura constituait un « festin luxueux » réservé aux occasions spéciales.
Pendant la période de forte croissance économique de l’après-guerre, alors que les conditions de vie s’amélioraient progressivement, il attira l’attention comme un plat simple à préparer dans les foyers et prit la place qu’il occupe aujourd’hui.

Différences entre les tempura du Kantō et du Kansai
Les tempura du Kantō et du Kansai ont chacun leurs particularités, avec des différences marquées dans la préparation et la dégustation.
Celles-ci seraient dues à l’influence de la culture alimentaire et de l’histoire régionales, le plat s’étant répandu sous des formes distinctes.
Dans le Kantō, l’abondance de produits de la mer frais dans la baie de Tokyo a favorisé la diffusion du tempura. Autrefois, seuls les tempura de poisson étaient appelés ainsi. L’huile de sésame servait à atténuer l’odeur du poisson.
Dans le Kansai, où les tempura se sont principalement répandus sous forme de légumes, la préparation a été adaptée afin de préserver la saveur des ingrédients.
Cette influence reste forte aujourd’hui, et des différences apparaissent aussi dans les plats dérivés, tels que le tendon ou les soba et udon aux tempura.
Le tableau ci-dessous en résume les principales caractéristiques.
| - | Tempura du Kantō | Tempura du Kansai |
|---|---|---|
| Préparation | La pâte contient de l’œuf et la friture se fait dans l’huile de sésame | La pâte est préparée uniquement avec de la farine et de l’eau, sans œuf, puis frite dans de l’huile végétale |
| Caractéristiques de la pâte | Elle prend une couleur brun doré | Elle reste blanchâtre et ne donne pas de sensation huileuse |
| Types | Principalement des produits de la mer, comme la crevette et le calamar | Principalement des légumes |
| Dégustation | Trempés dans du tentsuyu avec du daikon râpé | Assaisonnés de différents sels, comme le sel au matcha ou au curry |
| Caractéristiques gustatives | Texture et saveur grillées agréables / goût riche et portions consistantes | Saveur naturelle des ingrédients / texture agréable en bouche et digestion plus légère |
Cinq spécialités régionales de tempura à travers le Japon
Le Japon compte de nombreuses variétés régionales de tempura utilisant des ingrédients propres à chaque territoire.
Outre leur méthode de préparation, elles se distinguent aussi par des manières de les déguster transmises localement depuis longtemps.
Voici cinq plats de tempura à l’apparence saisissante et aux saveurs originales.
Lors d’un voyage au Japon dans l’une de ces régions, goûter les tempura locaux mérite assurément le détour.
Comme on les trouve rarement ailleurs, ils devraient offrir une expérience intéressante et mémorable.
【Hokkaidō】Rāmen aux tempura
Le « rāmen aux tempura » est une spécialité locale née dans le district d’Iwanai, à l’ouest de Hokkaidō.
Il serait apparu vers 1940, lorsqu’un restaurant de soba répondit à la demande d’un client habitué.
Sa principale particularité est d’ajouter une ou deux crevettes en tempura tout juste frites à des garnitures simples comme l’oignon vert, le menma et le narutomaki.
La crevette en tempura s’accorde étonnamment bien avec le rāmen : l’huile qui s’en diffuse enrichit le bouillon et lui apporte une saveur umami unique.
Pour équilibrer cette huile, le bouillon est généralement léger, salé ou à la sauce soja, à base de carcasse de poulet et de bonite séchée.
Il est aujourd’hui proposé autour de la péninsule de Shakotan, ainsi que dans certaines parties de la préfecture d’Aomori.
Autre particularité : on le trouve souvent ailleurs que dans les restaurants de rāmen, notamment dans les restaurants de soba et les cantines populaires.

【Fukushima et Nagano】Tempura de manjū
Le « tempura de manjū » est une spécialité régionale appréciée dans la région d’Aizu, dans la préfecture de Fukushima, ainsi que dans la préfecture de Nagano et certaines parties de Tokyo.
Comme son nom l’indique, il s’agit d’un manjū, généralement fourré de pâte lisse de haricots rouges, enrobé de pâte à tempura puis frit. Il est croustillant à l’extérieur et moelleux à l’intérieur.
Sa taille relativement petite en fait un encas, une collation légère ou un accompagnement apprécié en diverses occasions, tandis que sa saveur sucrée-salée séduit les gourmands.
Il se déguste nature, avec du sel ou du tentsuyu, et offre ainsi de nombreuses possibilités.
Malgré un nom proche, il est totalement différent de l’« age-manjū ».
La principale différence réside dans la présence ou non d’une pâte d’enrobage, ce qui modifie la texture et la saveur.
On en trouve également dans les préfectures de Gifu et de Shimane, entre autres, avec des particularités propres à chaque région et à chaque foyer.

【Osaka】Tempura de gingembre rouge mariné
Le « tempura de gingembre rouge mariné », communément appelé beni shōga-ten, est consommé principalement dans la préfecture d’Osaka et plus largement dans la région du Kinki.
C’est un plat très simple, composé de fines tranches de gingembre rouge mariné enrobées de pâte puis frites.
Ce mets emblématique est si populaire qu’il est presque toujours vendu au rayon traiteur des supermarchés du Kansai.
Il est facile à préparer chez soi et figure aussi à la carte de nombreux izakaya.
Parmi les tempura souvent brunâtres, sa vive couleur rouge attire le regard et stimule l’appétit.
Le croustillant de la pâte s’accorde à merveille avec l’acidité du gingembre rouge, tandis que son piquant apporte un accent irrésistible.
Il se distingue aussi par sa texture croquante et son parfum de vinaigre de prune, qui en font un accompagnement idéal pour les boissons alcoolisées.

【Aichi】Soupe miso aux tempura
La « soupe miso aux tempura » est un plat original principalement apprécié dans les préfectures d’Aichi, de Nagano et de Mie.
Comme son nom l’indique, les tempura restant de la veille sont ajoutés à la soupe miso du petit-déjeuner le lendemain matin.
Cette pratique est notamment influencée par la culture du petit-déjeuner particulièrement développée à Aichi et Nagoya, et témoigne d’une astuce pour réutiliser les tempura refroidis.
La pâte absorbe la soupe miso, créant une saveur originale et faisant ressortir la douceur des légumes.
Les ingrédients varient selon les foyers et les régions, mais les tempura de patate douce et de potiron sont appréciés, le miso rouge s’accordant parfaitement avec l’huile.
Ce plat ressemble à la spécialité de Nagoya appelée « miso nikomi udon ». Malgré son apparence saisissante, sa saveur semblera sans doute familière.
Cependant, contrairement aux autres spécialités, il relève surtout de la cuisine familiale et est donc rarement proposé au restaurant.

【Ōita】Toriten
Originaire de la préfecture d’Ōita, le « toriten » est, en quelques mots, du poulet en tempura.
Des cuisses ou des blancs de poulet sont découpés en bouchées, assaisonnés de sauce soja et d’ail, puis enrobés de pâte à tempura et frits.
Son apparence rappelle le karaage, mais l’absence de fécule de pomme de terre rend le toriten moins gras et plus léger.
Il se distingue du karaage par sa saveur douce, tout en restant juteux et consistant, ainsi que par sa texture tendre et aérienne.
Le toriten est aussi souvent accompagné de kabosu, de moutarde ou de tentsuyu, ce qui permet de varier les saveurs et de l’apprécier jusqu’à la dernière bouchée.
À Ōita, il est largement ancré dans le quotidien et se trouve notamment dans les restaurants, les izakaya et les cafés. Il est également très connu dans tout le pays.
Il est donc souvent possible d’en manger dans d’autres préfectures qu’Ōita.

Plats japonais dérivés du tempura
Les tempura s’accordent bien avec de nombreux ingrédients et se prêtent à toutes sortes de variations selon les idées.
De nombreux plats populaires dérivés du tempura ont ainsi vu le jour au Japon.
Voici trois classiques fréquemment consommés au quotidien par les Japonais.
Leur saveur diffère de celle des tempura seuls et permet de découvrir de nouvelles textures et sensations gustatives.
Contrairement aux spécialités régionales, on les trouve partout au Japon. Ils méritent donc d’être essayés en plus des tempura.
Tendon
Le « tendon » est un donburi traditionnel japonais composé de tempura déposés sur du riz et nappés d’une sauce spéciale.
Son nom complet est « tempura donburi », tandis que sa version servie dans une boîte laquée à compartiments est appelée « tenjū ».
L’accord entre les tempura et la sauce sucrée-salée en fait un plat appétissant et séduisant.
Aucune règle ne définit les garnitures, mais les crevettes, le calamar et les légumes, comme le potiron, la patate douce et l’aubergine, sont couramment utilisés.
Il existe aussi de nombreuses variantes correspondant à des plats précis, comme le « jō-tendon » ou l’« anago tendon ». Changer les ingrédients permet ainsi de découvrir d’autres saveurs.
Le tendon serait né au Japon, mais ses origines exactes, notamment la date de sa création, restent inconnues.
Selon certaines théories, il serait apparu à la fin de l’époque d’Edo ou pendant l’époque de Meiji. Des restaurants de tempura situés respectivement à Shinbashi, Asakusa et Kanda revendiquent le titre de plus ancien établissement.

Tenmusu
Le « tenmusu », spécialité de Nagoya originaire de la préfecture de Mie, est un onigiri garni d’une petite crevette en tempura.
Le riz enveloppe la crevette, dont la queue dépasse, lui donnant une apparence originale.
La texture ferme et le goût de la crevette s’accordent parfaitement avec la pâte moelleuse du tempura et le riz nappé de sauce.
Contrairement aux onigiri ordinaires, il n’est généralement pas salé afin de faire ressortir l’umami. Sa forme varie selon les établissements.
Sa petite taille permet de le saisir du bout des doigts ou avec des baguettes et de le manger facilement en une bouchée, ce qui le rend idéal en cas de petite faim.
Autre atout : même après un certain temps et une fois refroidi, le riz a peu tendance à se dessécher et conserve sa saveur.
Disponible dans les sous-sols alimentaires des grands magasins et, selon les régions, dans les supérettes, ce plat est aussi apprécié comme cadeau ou souvenir.

Soba et udon aux tempura
Les « soba et udon aux tempura » sont respectivement des bols de kake soba et de kake udon auxquels sont ajoutés des tempura.
Le contraste entre les différentes textures des nouilles et des tempura est remarquable. Associés au bouillon des soba ou des udon, ils gagnent encore en profondeur.
Les soba, avec leur parfum caractéristique de sarrasin, rehaussent particulièrement les notes grillées des tempura, ce qui décuple leur saveur.
Les soba et les udon étant des plats relativement simples, ils équilibrent aussi l’huile des tempura et permettent d’apprécier la saveur des ingrédients sans se lasser.
Les garnitures sont variées. Certains établissements utilisent des ingrédients propres à chaque saison, offrant ainsi le plaisir de savourer des produits de saison.


Comment manger les tempura et bonnes manières
Plat traditionnel japonais, le tempura s’accompagne de règles de savoir-vivre particulières.
Dans un restaurant gastronomique ou au comptoir notamment, méconnaître ces règles et la manière de les manger empêche de savourer les tempura dans les meilleures conditions.
Cela risque aussi de manquer de respect au chef ou au propriétaire de l’établissement, d’où l’importance d’y prêter attention.
Voici trois règles essentielles à connaître.
Il n’est pas nécessaire de s’en préoccuper autant dans les chaînes et les restaurants familiaux, mais connaître ces pratiques permet de mieux les apprécier et ne peut qu’être bénéfique.
Manger immédiatement les tempura tout juste frits
Il faut avant tout retenir que les tempura sont meilleurs tout juste frits, lorsque leur pâte est encore croustillante.
Dans les restaurants haut de gamme, ils sont généralement servis un par un. La règle veut donc que l’on commence à les manger aussi rapidement que possible, idéalement dans la minute.
En se laissant absorber par la conversation ou les photos, on risque de manquer le meilleur moment pour les déguster et de manquer de respect au cuisinier.
Respecter cette règle permet de mieux apprécier les tempura et de préserver une ambiance agréable pendant le repas.

Commencer par les tempura aux saveurs les plus légères
Lorsqu’un assortiment de tempura est commandé, il convient de faire attention à l’ordre de dégustation.
Dans un assortiment ordinaire, les ingrédients aux saveurs légères, comme la crevette, le sillago et les légumes, sont placés à l’avant, tandis que les plus riches, comme le potiron et le congre, sont disposés à l’arrière.
Cette disposition témoigne de l’attention de l’établissement : commencer par les saveurs les plus légères permet de mieux percevoir l’assaisonnement et les arômes propres à chaque ingrédient.
Il est donc déconseillé de choisir les pièces selon ses seules envies ou de défaire la présentation.
Il suffit de les manger dans l’ordre, en commençant par l’avant gauche.
Lorsque plusieurs ingrédients sont commandés à l’unité, il est également recommandé de commencer par les plus légers.

Les couper en bouchées avec les baguettes avant de les manger
Les ingrédients des tempura peuvent être de tailles très variées. S’ils sont trop gros pour être mangés en une bouchée, la règle consiste à les couper avec les baguettes.
Laisser un tempura entamé dans l’assiette est considéré comme peu élégant et risque de donner une mauvaise impression.
Piquer un tempura avec les baguettes étant impoli, il faut le saisir délicatement comme pour le soulever.
Pour le tremper dans le tentsuyu, tenir le récipient et ne faire que l’y passer rapidement.
Laisser la sauce goutter du bout des baguettes constitue une faute de savoir-vivre typique. De plus, immerger le tempura lui fait perdre sa saveur originelle.
Avec du sel, l’essentiel est d’en prendre une petite quantité entre les doigts et de la répartir uniformément sur toute la pièce.
Il faut aussi savoir que placer la main sous les aliments lorsqu’on les porte à la bouche, une pratique appelée « tezara », est souvent prise à tort pour une bonne manière, alors qu’elle est déconseillée.
Enfin, regrouper proprement les restes, comme les queues de crevettes et les tiges de légumes, sur le bord de l’assiette donnera l’image d’un client poli qui connaît les usages.

Comment préparer des tempura
La facilité avec laquelle les tempura peuvent être préparés à la maison fait également partie de leur attrait.
Voici un aperçu de la recette de base pour 2 à 4 personnes.
Au-delà d’en manger au restaurant, il est aussi possible d’en préparer soi-même.
- 1. Préparer les ingrédients et les ustensiles
-
【Ingrédients】
・Ingrédients au choix(crevettes, calamar, potiron, etc.)
・Eau : environ 200 m
・Farine de blé(farine tendre) : quantité suffisante
・Œuf : 1/2 œuf battu
・Huile de friture(huile végétale, huile de sésame, etc.) : quantité suffisante
・Farine à tempura : quantité suffisante
【Ustensiles】
・Couteau et planche à découper
・Baguettes de cuisine
・Papier absorbant
・Verre doseur
・Saladier
・Marmite à friture,
・Plateau égouttoir, etc. - 2. Préparer les ingrédients
-
Laver les ingrédients à l’eau, puis les essuyer avec du papier absorbant.
L’essentiel est de saupoudrer les produits de la mer de farine à tempura, tandis que les champignons ne doivent pas être lavés, mais seulement essuyés légèrement.
Il n’est pas nécessaire de les assaisonner au préalable. - 3. Préparer la pâte
-
Ajouter l’œuf battu à l’eau froide, puis incorporer la farine tamisée.
Il est important de ne pas trop mélanger la pâte ; quelques grumeaux peuvent rester. - 4. Frire les tempura
-
Régler le feu afin de maintenir l’huile entre 170 ℃ et 180 ℃.
Enrober généreusement les ingrédients de pâte, les faire frire pendant quelques minutes, puis les déposer sur le plateau égouttoir lorsqu’ils sont prêts.
Le résultat sera plus net en faisant frire d’abord les légumes, puis les produits de la mer. - 5. Terminer
- Pour préserver le croustillant de la pâte, espacer les tempura une fois sortis de l’huile.
« Tempura », un terme d’argot au sens négatif
Dans la grande majorité des cas, le mot « tempura » désigne le plat présenté jusqu’ici.
Il est toutefois parfois employé au sens figuré pour qualifier quelque chose dont la réalité diffère de l’apparence, qui n’est que façade et manque de substance.
Cet usage vient notamment du fait que, dans un tempura, « l’ingrédient(sa véritable forme)est caché par la pâte » ou « l’enrobage le fait paraître plus gros qu’il ne l’est réellement(on transforme un faux pour lui donner l’apparence de quelque chose de valeur) ».
Le terme est ainsi souvent utilisé avec une connotation négative dans divers argots et jargons professionnels, comme ci-dessous.
- Contrat tempura : contrat fictif sans réalité concrète ou conclu en sachant qu’il sera invalidé
- Plaque tempura : véhicule circulant illégalement avec un numéro de châssis ne correspondant pas à la plaque d’immatriculation
- Tempura(secteur immobilier) : contrat conclu dans l’intention de l’annuler ou de le résilier
- Étudiant tempura : personne qui, sans être inscrite, porte un uniforme pour se faire passer pour un étudiant ou assiste à des cours sans autorisation
- Tempura au golf : mauvais coup qui fait monter la balle très haut sans lui donner de distance(erreur fréquente chez les débutants)
Questions fréquentes sur les tempura
Q
Quels ingrédients sont utilisés pour les tempura ?
De nombreux ingrédients sont utilisés, des classiques comme la crevette, le potiron, le shiitaké et le poulet aux variantes plus originales telles que l’œuf et le fromage.
Q
Quel budget prévoir pour manger des tempura ?
Le prix moyen d’un repas de tempura est de 10 000 ¥ à 30 000 ¥ dans un restaurant haut de gamme et de 1 000 ¥ à 2 000 ¥ dans une chaîne de restauration.
Conclusion
Cet article a présenté les origines et l’évolution du tempura, ainsi que ses spécialités régionales à travers le Japon et les bonnes manières à respecter pour le déguster.
Il est intéressant de constater que, derrière un même plat, les variantes régionales du tempura donnent un aperçu de la diversité de la culture culinaire japonaise.
Lors d’un séjour au Japon, il ne reste plus qu’à savourer pleinement les tempura et les plats qui en sont dérivés.