
Profitez de ses trésors méconnus ! Le guide de Shiga à lire avant tout voyage
Centrée autour du lac Biwa, le plus grand lac du Japon, la préfecture de Shiga offre de vastes espaces riches en nature, en histoire et en culture.
Un voyage à Shiga évoque peut-être avant tout un itinéraire touristique autour du lac Biwa.
Pourtant, les attraits de Shiga ne se limitent pas à ce lac.
Cet article présente les multiples facettes encore méconnues de Shiga, ainsi que des informations pratiques sur les transports et un exemple d’itinéraire de 2 jours et 1 nuit.
Il permettra de préparer un voyage pour profiter pleinement des charmes de Shiga.
Shiga, où le lac Biwa et les montagnes composent de magnifiques paysages
La préfecture de Shiga se situe presque au centre du Japon.
Le lac Biwa occupe un sixième de son territoire, tandis que les montagnes couvrent la moitié de la superficie restante, ce qui en fait une région à la nature généreuse.
Shiga compte donc de nombreux sites permettant d’admirer de beaux paysages naturels.
Parmi eux, les panoramas remarquables autour du lac Biwa sont regroupés sous les appellations « Huit vues du lac Biwa » et « Huit vues d’Ōmi ». Leurs paysages grandioses et variés fascinent les Japonais depuis des siècles.
Carrefour stratégique depuis l’Antiquité, la région a également connu un important développement économique et culturel. Elle se distingue ainsi par ses sites historiques et ses rues chargées d’histoire.
On peut aussi y découvrir des plats rares et des traditions culinaires peu répandues dans les autres préfectures, notamment les spécialités à base de poissons du lac.

Températures moyennes à Shiga et exemples de tenues
Shiga possède un climat continental caractérisé par de fortes variations de température. Le bassin d’Ōmi, qui occupe la partie centrale de la préfecture, présente des conditions climatiques différentes selon les zones.
Les étés chauds et les hivers froids sont typiques des bassins, mais comme l’eau du lac Biwa se réchauffe et se refroidit lentement, l’écart entre les températures maximales et minimales reste modéré tout au long de l’année.
Le climat est relativement doux et agréable par rapport à celui d’autres bassins.
Températures moyennes mensuelles à Shiga
| - | Janvier | Février | Mars | Avril | Mai | Juin | Juillet | Août | Septembre | Octobre | Novembre | Décembre |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température moyenne (°C) | 4,1 | 4,4 | 7,6 | 13,1 | 18,2 | 22,1 | 26,2 | 27,3 | 23,3 | 17,4 | 11,5 | 6,5 |
Exemples de tenues selon la saison à Shiga
- Printemps (mars à mai) : veste légère et pull fin
- Été (juin à août) : vêtements légers et manches courtes
- Automne (septembre à novembre) : veste légère ou manteau
- Hiver (décembre à février) : manteau, pull épais ou veste chaude
Accès à Shiga
Depuis Tokyo, il faut environ 2 h 30 pour rejoindre Shiga en combinant le Shinkansen et les lignes classiques.
La préfecture est facilement accessible depuis les grandes villes : environ 50 minutes depuis Osaka en train Special Rapid et environ 1 heure depuis Nagoya en combinant le Shinkansen et les lignes classiques.
Shiga étant limitrophe de Kyoto, seulement 10 minutes environ en train séparent la gare de Kyoto de celle d’Ōtsu, ce qui permet également d’y faire une excursion à la journée.
La préfecture de Shiga ne possède pas d’aéroport, mais plusieurs préfectures voisines en disposent, notamment l’aéroport international du Kansai à Osaka, l’aéroport international du Chūbu à Aichi et l’aéroport de Kobe à Hyōgo. Elle est donc facilement accessible depuis l’étranger.

Accès aux principales gares depuis l’aéroport international du Kansai
Voici comment rejoindre depuis l’aéroport international du Kansai, desservi par des vols internationaux, les gares d’Ōtsu et de Maibara, qui servent de points de départ pour découvrir Shiga.
Pour rejoindre ces principales gares depuis l’aéroport international du Kansai, il faut passer par la gare d’Osaka ou celle de Kyoto.
Les itinéraires les plus rapides sont présentés ci-dessous.
De l’aéroport international du Kansai à la gare d’Ōtsu
- Itinéraire
-
1. Depuis le terminal 1 de l’aéroport du Kansai, prendre le bus limousine de la ligne de l’aéroport du Kansai à destination de la sortie Hachijō de la gare de Kyoto, puis descendre à Kyoto-Hachijōguchi
2. Rejoindre la gare de Kyoto à pied, puis prendre un train local de la ligne principale Tōkaidō-Sanyō à destination de Maibara jusqu’à la gare d’Ōtsu - Durée du trajet
- Environ 1 h 47
De l’aéroport international du Kansai à la gare de Maibara
- Itinéraire
-
1. Depuis la gare de l’aéroport du Kansai, prendre un train express limité et descendre à la gare de Shin-Osaka
2. Prendre ensuite le JR Tōkaidō Shinkansen jusqu’à la gare de Maibara - Durée du trajet
- Environ 1 h 47
Principaux moyens de transport à Shiga
Shiga dispose d’un réseau de transports en commun bien développé. Les trains JR, les bus réguliers et les bus communautaires desservant les zones situées hors des lignes habituelles permettent de rejoindre confortablement les principaux sites touristiques.

Les attraits des 7 régions à connaître avant de visiter Shiga
Shiga se divise en sept régions autour du lac Biwa, chacune parsemée de sites attrayants.
Toutes permettent de découvrir l’histoire, la culture et les paysages naturels, mais chacune possède son caractère propre.
Les attraits et sites incontournables de chaque région présentés ci-dessous aideront à préparer un itinéraire.
La région d’Ōtsu, profondément marquée par son passé d’ancienne capitale
Ōtsu se situe à l’extrémité sud-ouest de Shiga, à la frontière de Kyoto.
Elle fut brièvement la capitale pendant l’époque d’Asuka (593-710), puis prospéra à l’époque Azuchi-Momoyama (1573-1603) comme porte d’entrée de Kyoto, alors capitale.
Elle a ensuite continué de se développer en tant que carrefour stratégique.
Elle abrite donc de nombreux sanctuaires et temples, et se classe au troisième rang national pour le nombre de biens culturels importants désignés par l’État.
Le temple Enryaku-ji du mont Hiei, inscrit au patrimoine mondial, ainsi que le Mii-dera, le sanctuaire Hiyoshi Taisha et le temple Ishiyama-dera témoignent d’une histoire et d’une culture particulièrement riches.
Les magnifiques paysages naturels d’Ōtsu, au bord du lac Biwa et entourée de montagnes telles que les monts Hira et Hiei, comptent également parmi ses attraits.


La région de Konan, entre temples historiques prestigieux et sites naturels pittoresques
Située dans le sud de Shiga, la région de Konan s’est développée grâce aux villes-étapes des routes du Tōkaidō et du Nakasendō.
Le site historique Kusatsu-juku Honjin, qui servait de lieu de repos et d’hébergement aux daimyos, seigneurs guerriers propriétaires de terres, et aux kuge, nobles de cour au service de l’empereur, permet d’imaginer l’atmosphère de cette ancienne ville-étape lorsqu’elle accueillait les voyageurs.
Les temples Zensui-ji, Chōju-ji et Jōraku-ji, trésors nationaux formant les « trois temples de Konan », sont d’anciens temples de l’école Tendai fondés à l’époque de Nara (710-794).
En automne, leurs bâtiments classés trésors nationaux composent de splendides paysages avec les feuillages aux couleurs éclatantes.


La région de Kōka, pour découvrir la culture et l’artisanat traditionnels du Japon
Située dans le sud-est de Shiga, la région de Kōka est également célèbre pour être le berceau des ninjas.
Les ninjas de Kōka servirent notamment le seigneur de guerre Toyotomi Hideyoshi. Grâce au ninjutsu, ils infiltraient les bastions ennemis afin de recueillir des renseignements et de mener des opérations de sabotage ou des assassinats, agissant dans l’ombre pendant l’époque Sengoku (1467-1615).
La région de Kōka conserve encore aujourd’hui une demeure de ninja dans son état d’origine.
Son intérieur est équipé de nombreux mécanismes ingénieux, qui permettent de vivre diverses expériences tout en découvrant l’histoire.
La céramique de Shigaraki est également célèbre et mérite d’être découverte au contact de véritables pièces.
Des ateliers de potiers et des galeries sont disséminés dans la région, où il est aussi possible de faire des achats ou de s’initier à la poterie.


La région de Higashiōmi, pour apprécier tranquillement depuis l’eau les paysages naturels et l’atmosphère japonaise
Située dans le sud-est de Shiga, la région de Higashiōmi est particulièrement connue pour les paysages lacustres d’Azuchi-Hachiman, classés paysage culturel important.
À bord d’une barque à rames, il est possible de naviguer dans un réseau de canaux sinueux et d’admirer de beaux paysages naturels ainsi qu’une ancienne ville fortifiée pleine de charme.
Fondée à l’époque Sengoku, cette ville devint le centre économique de Shiga et prospéra également comme cité marchande.
Les demeures de marchands et les entrepôts aux murs blancs témoignent encore de cette histoire, tandis que les environs du canal Hachiman-bori conservent l’atmosphère de l’époque d’Edo.
La région regorge aussi d’autres sites d’intérêt, notamment des lieux proposant des activités en rivière et le mont Watamuki, qui offre des paysages différents à chaque saison.


La région de Kotō, où des édifices historiques s’intègrent à une nature généreuse
S’étendant sur la rive orientale du lac Biwa, la région de Kotō possède non seulement une nature généreuse, mais aussi de nombreux édifices historiques, notamment les trois célèbres temples Tendai appelés « Kotō Sanzan » et le sanctuaire Taga Taisha, l’un des plus anciens et prestigieux de Shiga.
Parmi eux, le château de Hikone est surtout connu pour son donjon classé trésor national. Il compte toutefois bien d’autres sites remarquables, tels que ses tourelles désignées biens culturels importants et son jardin inscrit au patrimoine du Japon.
Les environs du château de Hikone conservent de nombreux lieux évoquant l’ancienne ville fortifiée. Leur découverte, en complément du château, enrichira encore davantage tout voyage à Shiga.



La région de Kohoku, entre lac et montagnes, pour profiter pleinement de la nature
Située dans le nord-est de Shiga, la région de Kohoku est dominée par le mont Ibuki, considéré comme une montagne sacrée.
Elle compte de nombreux sites permettant de profiter de cette nature généreuse, notamment l’un des plus grands complexes de glamping de Shiga, des hôtels en pleine nature et une école de parapente.
L’île de Chikubu, située sur le lac Suwa, est également appréciée comme lieu d’énergie spirituelle. Elle abrite le temple Hōgon-ji, qui compte parmi les trois grands sanctuaires japonais dédiés à Benzaiten, ainsi que le sanctuaire Tsukubusuma-jinja.
Il est aussi possible de parcourir les anciens champs de bataille de Shizugatake et d’Anegawa, où se déroulèrent des affrontements qui marquèrent des tournants de l’histoire.


La région de Kosei, riche en panoramas exceptionnels
Située à l’ouest du lac Biwa, la région de Kosei séduit par sa nature belle et préservée. Elle regorge de panoramas emblématiques de Shiga, comme le sanctuaire Shirahige, célèbre pour son torii dressé dans le lac, et une avenue bordée de 500 métaséquoias.
Certains secteurs, appelés « Shōzu no Sato », perpétuent encore un mode de vie traditionnel fondé sur l’utilisation de l’eau de source.
La région possède aussi de nombreux sites réputés pour leurs cerisiers et leurs feuillages d’automne. Tout au long de l’année, elle permet de pratiquer diverses activités, telles que la baignade dans le lac et la randonnée en été, ou les sports d’hiver.


Combien de jours prévoir pour profiter de Shiga ?
Deux jours et une nuit suffisent pour profiter pleinement de Shiga si le séjour se limite aux sites touristiques incontournables.
Pour parcourir les plus beaux panoramas de chaque région, il est toutefois préférable de prévoir au moins 3 jours et 2 nuits.
Dans le cadre d’un court séjour associant Shiga aux villes voisines d’Osaka ou de Kyoto, il est recommandé de concentrer l’itinéraire sur les sites touristiques classiques.

Itinéraire de 2 jours et 1 nuit à la découverte de l’histoire et des charmes de Shiga
Voici un itinéraire de 2 jours et 1 nuit permettant de découvrir le lac Biwa, attraction phare de tout voyage à Shiga, mais aussi des temples et sanctuaires où la nature côtoie des édifices historiques, ainsi que des rues pleines de charme.
Ce parcours réunit les sites touristiques incontournables de Shiga et constitue une bonne source d’inspiration pour préparer un séjour dans la préfecture.
Jour 1 : ressentir l’histoire et l’atmosphère de Shiga en visitant ses temples et sanctuaires
Le premier jour de cet itinéraire est consacré aux temples prestigieux et anciens sanctuaires dont Shiga est fière, afin de découvrir son histoire et sa culture.
Leurs enceintes abritent non seulement des édifices historiques classés trésors nationaux ou biens culturels importants, mais offrent aussi de magnifiques paysages où la nature s’harmonise avec ces temples et sanctuaires.
Ce voyage promet des moments privilégiés à songer aux temps anciens, dans un cadre où le temps semble s’écouler lentement.
8 h 30 : départ de la gare Keihan Biwako-Hamaotsu
La première journée commence à la gare Keihan Biwako-Hamaotsu.
Prendre le train jusqu’à la gare d’Ishiyamadera, puis marcher 10 minutes pour rejoindre Ishiyama-dera, la première étape.

9 h 10 : promenade dans Ishiyama-dera, riche en trésors nationaux et biens culturels importants
Ce temple principal de l’école bouddhique Shingon se dresse au bord de la rivière Seta, qui s’écoule depuis le lac Biwa.
Rare au Japon, le temple est construit sur un affleurement de wollastonite classé monument naturel. Il fut fondé en 747, à l’époque de Nara (710-794).
Il abrite comme objet principal de culte l’unique statue secrète de Nyoirin Kannon du Japon placée sous sceau impérial.
Son enceinte regroupe de nombreux trésors nationaux et biens culturels importants remarquables, dont le bâtiment principal, plus ancien édifice en bois de la préfecture de Shiga, la plus ancienne pagode tahōtō du Japon, le pavillon Tsukimi-tei, la porte Higashi Daimon et le pavillon Miei-dō.
L’imposant affleurement de wollastonite et les belles fleurs qui se succèdent au fil des saisons comptent aussi parmi les curiosités du site.

10 h 50 : découvrir l’atmosphère japonaise et le bouddhisme au Mii-dera (Onjō-ji)
Revenir à pied à la gare d’Ishiyamadera, puis prendre le train jusqu’à la gare de Miidera.
Après 7 minutes de marche depuis la gare, on atteint le temple principal de l’école Tendai Jimon, fort de plus de 1 200 ans d’histoire.
Plus de 100 trésors nationaux et biens culturels importants, dont le Kondō, offrent une visite particulièrement riche.
Dans cette enceinte pleine de charme, quatre magnifiques jardins aménagés au cours de trois périodes différentes, Muromachi, Momoyama et Edo, invitent à la promenade dans une atmosphère typiquement japonaise.
Il est aussi possible de découvrir la culture bouddhique japonaise grâce à des expériences propres à ce temple principal du shugendō, ainsi qu’à la méditation zen, à la copie de sutras, au dessin d’images bouddhiques ou à la confection de bracelets de perles de prière.

12 h 45 : déguster les célèbres soba de Teuchi Soba Tsuruki
Rejoindre la gare de Miidera à pied, prendre le train et descendre à la gare de Sakamoto-Hieizanguchi, où se trouve immédiatement Teuchi Soba Tsuruki, idéal pour le déjeuner.
Ce restaurant de soba réputé, fondé il y a 300 ans, se situe à Sakamoto, la ville qui s’étend devant les portes du temple Enryaku-ji du mont Hiei.
Selon la tradition locale, les moines qui achevaient leur ascèse de jeûne sur le mont Hiei mangeaient des soba afin de réhabituer leur estomac à la nourriture.
Faciles à avaler, ces nouilles soba artisanales font aussi du bien après une longue visite.
Après avoir savouré ces soba traditionnelles, rejoindre le sanctuaire Hiyoshi Taisha, prochaine étape située à environ 10 minutes à pied.

14 h 10 : trouver les singes du grand sanctuaire Sannō Hiyoshi Taisha pour obtenir leurs bienfaits ?
Le grand sanctuaire Sannō Hiyoshi Taisha est un sanctuaire historique fondé au pied du mont Hiei il y a environ 2 100 ans.
Son enceinte, divisée entre les secteurs Higashi Hongū et Nishi Hongū, compte près de 40 sanctuaires dédiés à différentes divinités, collectivement appelées « Hiyoshi Ōkami ».
Le singe, considéré comme le messager des dieux, est le symbole de Hiyoshi Taisha.
En japonais, le mot « singe » se prononce comme les expressions signifiant « le mal s’en va » et « surpasser ». Il est donc réputé accorder une protection contre les directions néfastes et les malheurs, ainsi que favoriser la victoire et la réussite aux examens.
Des « singes divins » porteurs de bienfaits se cachent dans l’enceinte : il suffit de tenter de les trouver au fil de la promenade.

15 h 20 : promenade dans le temple Enryaku-ji du mont Hiei, inscrit au patrimoine culturel mondial
Depuis Hiyoshi Taisha, marcher environ 5 minutes jusqu’à la gare de Sakamoto du funiculaire Hieizan Sakamoto.
Prendre le funiculaire jusqu’à la gare d’Enryakuji tout en admirant les vues exceptionnelles sur le lac Biwa, en harmonie avec la nature environnante.
Après 10 minutes de marche, on atteint le Konpon Chūdō, bâtiment principal d’Enryaku-ji classé trésor national, dans le secteur principal de Tōdō.
Le temple Enryaku-ji du mont Hiei se compose de trois secteurs, Tōdō, Saitō et Yokawa, où se répartissent une centaine de pavillons et pagodes.
Enryaku-ji est un vaste temple dont l’enceinte englobe le mont Hiei lui-même.
Le seigneur de guerre Oda Nobunaga, opposé au mont Hiei, incendia les bâtiments religieux au sommet et les résidences de moines de Sakamoto. Le temple fut toutefois restauré et reconstruit par des religieux tels que Senshun du Kannon-ji, Zensō du Seyaku-in et le grand prêtre Tenkai.
La montagne elle-même servant de lieu d’ascèse, elle est parcourue de nombreux itinéraires de pèlerinage.
Une promenade tranquille dans l’enceinte permet de ressentir toute sa solennité religieuse et la profondeur de son histoire.

18 h 30 : admirer les paysages et savourer un dîner lors de la croisière Michigan de Biwako Kisen
Après la visite d’Enryaku-ji du mont Hiei, place aux beaux paysages du lac Biwa lors de la croisière Michigan de Biwako Kisen.
Revenir en 5 minutes à pied à la gare d’Enryakuji, puis descendre à la gare de Sakamoto du funiculaire Hieizan Sakamoto. Rejoindre ensuite la gare Keihan Sakamoto-Hieizanguchi, à environ 10 minutes de marche.
Prendre la ligne Keihan Ishiyama-Sakamoto et descendre à la gare de Biwako-Hamaotsu.
Embarquer à bord d’un bateau de Biwako Kisen au port d’Ōtsu, à environ 3 minutes à pied, pour une croisière Michigan dans la partie sud du lac Biwa.
Le pont panoramique offre une vue dégagée sur le mont Hiei, les monts Hira et le mont Mikami.
À bord sont proposés des commentaires touristiques et des concerts, tandis que le restaurant sert des repas sous forme de buffet, sur réservation.
De la fin avril au début mai ainsi qu’en été, une croisière nocturne Michigan est également proposée pendant une période limitée.
Cette excursion d’une heure et demie sur le lac Biwa permet de profiter du coucher de soleil, des paysages nocturnes et d’un dîner. Il peut donc être intéressant d’adapter les dates du voyage à cette croisière.

19 h 40 : se détendre dans le cadre luxueux du HOTEL KOO Otsuhyakucho
Le HOTEL KOO Otsuhyakucho se trouve à environ 11 minutes à pied du port d’Ōtsu.
La première nuit se passe dans cet « hôtel de galerie marchande », aménagé dans sept machiya de plus de 100 ans rénovées au cœur du centre-ville d’Ōtsu.
Cet établissement au concept novateur, dont les hébergements sont répartis dans une rue commerçante, est né de la volonté d’une entreprise locale de construction de préserver les machiya d’Ōtsu.
Son concept étant de séjourner comme si l’on vivait dans la ville, les nuitées sont en principe proposées sans repas.
Pour le dîner, une promenade dans la galerie marchande permettra de trouver un restaurant servant de délicieuses spécialités locales.
Le petit-déjeuner peut aussi être pris à l’Ōmiya, dans le bâtiment de la réception, sur réservation préalable.

Jour 2 : parcourir les sites touristiques populaires de Shiga
La deuxième journée mène au château de Hikone, classé trésor national, ainsi que dans des rues pleines de charme.
L’itinéraire réunit de nombreuses expériences, de la fabrication du verre à la dégustation de spécialités régionales et de pâtisseries.
Il permet de profiter pleinement des paysages, de la gastronomie et des rues caractéristiques de Shiga.
8 h 30 : départ de la gare JR d’Ōtsu
La deuxième journée commence à la gare JR d’Ōtsu.
Depuis la gare d’Ōtsu, prendre un train Special Rapid de la ligne principale Tōkaidō-Sanyō et descendre à la gare de Hikone.
Le site historique spécial des ruines du château de Hikone se trouve à environ 15 minutes à pied.

9 h 30 : ressentir l’histoire et le charme du site historique spécial des ruines du château de Hikone
Également appelé château de Konki, le château de Hikone fut construit par Ii Naomasa, l’un des quatre grands généraux des Tokugawa, sur ordre de Tokugawa Ieyasu, vainqueur de la bataille de Sekigahara en 1600 et fondateur du shogunat d’Edo en 1603.
Le donjon dressé au sommet du mont Hikone est classé trésor national avec ses tourelles annexes et sa tourelle tamon.
Il est possible de visiter l’intérieur du donjon, et la vue depuis le dernier étage, qui s’étend jusqu’au lac Biwa, est incontournable.
La promenade sur les douves du château de Hikone est également recommandée pour admirer l’édifice depuis l’eau.
À bord d’un bateau reproduisant les embarcations couvertes autrefois utilisées par les seigneurs du domaine, on peut contempler les paysages pleins de charme qui changent au fil des saisons.
Les anciennes résidences des seigneurs et les jardins japonais classés sites nationaux de beauté pittoresque, notamment Rakurakuen et Genkyūen, sont également incontournables.

12 h 15 : artisanat et gastronomie à Kurokabe Square, célèbre pour ses rues anciennes
Après avoir pleinement profité du château de Hikone, revenir à pied à la gare de Hikone.
Prendre la ligne principale Tōkaidō-Sanyō et descendre à la gare de Nagahama. Kurokabe Square se trouve à environ 5 minutes à pied de la gare.
Le quartier prospéra comme ville fortifiée pendant l’époque Sengoku, puis comme ville-étape et ville développée autour d’un temple. Ses rues rétro en font aujourd’hui un site touristique populaire.
Autour du Kurokabe Glass Museum, aménagé dans une ancienne banque historique de l’ère Meiji (1868-1912), se répartissent des boutiques de verre, des galeries et des restaurants.
De nombreux ateliers permettent aussi de s’essayer à différents artisanats, au-delà du verre, et de créer un souvenir du voyage.
Après les ateliers et les boutiques, place à la spécialité locale « yakisaba sōmen » pour le déjeuner.
Ce grand plat associe une dorade entière mijotée à des nouilles sōmen. Sa saveur sucrée-salée de sauce soja et de sucre est idéale pour reprendre des forces après la promenade.

15 h 00 : savourer des pâtisseries populaires à La Collina Ōmihachiman
Revenir à pied à la gare de Nagahama, puis prendre le train jusqu’à la gare d’Ōmihachiman.
Prendre ensuite un bus et descendre à Kitano-shō La Collina-mae pour rejoindre l’étape suivante, La Collina Ōmihachiman.
Il s’agit du site phare du groupe Taneya, une maison de confiseries japonaises fondée à Ōmihachiman.
Sur les collines qui prolongent le mont Hachiman sont répartis la boutique principale de pâtisseries japonaises et occidentales, des cafés, une boutique de castella, une aire de restauration et une boulangerie.
Outre les produits classiques, les articles exclusifs introuvables ailleurs sont parfaits comme souvenirs.
Dans l’atelier vitré, il est possible d’observer juste devant soi la cuisson des baumkuchen.
Une pause au café du premier étage permet de déguster des baumkuchen fraîchement cuits et des dorayaki.

16 h 30 : admirer le paysage historique du quartier des marchands d’Ōmi, dans la rue Shinmachi-dōri
Depuis Kitano-shō La Collina-mae, prendre le bus pendant 6 minutes et descendre à Obata-chō Shiryōkan-mae.
À la descente du bus s’étendent des rues bordées de maisons de marchands construites entre la fin de l’époque d’Edo et l’ère Meiji.
Le quartier est classé zone nationale de préservation importante pour les ensembles de bâtiments traditionnels, et les édifices de l’époque sont encore soigneusement conservés.
Les caractéristiques architecturales d’alors, comme les portes à treillis et les pins dépassant des murs, sont restées intactes et permettent de ressentir l’atmosphère historique en se promenant.
Le musée municipal d’Ōmihachiman expose également de précieux objets, notamment des outils agricoles, du matériel de production et des documents anciens.
Le canal Hachiman-bori, creusé par Toyotomi Hidetsugu, neveu de Toyotomi Hideyoshi, était relié au lac Biwa et parcouru par des bateaux transportant des marchandises.
La populaire promenade en bateau traditionnel dans les paysages lacustres permet de parcourir ce canal et d’apprécier tranquillement les vues pleines de charme de Shinmachi-dōri.

3 spécialités locales incontournables lors d’un voyage à Shiga
Pour profiter pleinement d’un voyage à Shiga, les spécialités locales sont incontournables.
La préfecture compte trop de plats célèbres pour tous les présenter, notamment des recettes à base de poissons du lac et la fondue de canard.
Voici une sélection de trois plats régionaux et mets populaires transmis depuis des siècles.
1. Bœuf d’Ōmi
Le bœuf d’Ōmi compte parmi les trois grandes viandes wagyū du Japon.
À l’époque d’Edo, il était appelé « bœuf de Hikone » et aurait été commercialisé comme médicament malgré l’interdiction de consommer du bœuf, ce qui en fait la marque de bœuf la plus ancienne du Japon.
Élevé dans toute la préfecture de Shiga, ce précieux wagyū n’est expédié qu’à hauteur d’environ 6 000 têtes par an.
Le bœuf d’Ōmi, élevé dans une nature généreuse, se caractérise par son fin persillage ainsi que par sa chair tendre et savoureuse. Il se prête délicieusement à tous les types de cuisine.
Steak, ragoût de bœuf ou sukiyaki : c’est l’une des spécialités à goûter au moins une fois lors d’un séjour à Shiga.

2. Funazushi
Le narezushi est un aliment fermenté de longue conservation, consommable toute l’année, préparé en salant du poisson qui se gâte facilement, puis en le faisant fermenter avec du riz cuit.
À Shiga, ce procédé est utilisé avec le carassin, mais aussi avec le chevesne japonais, l’ayu, la truite du lac Biwa et la carpe.
Le funazushi en est l’exemple le plus représentatif. Il est souvent préparé avec des carassins nigorobuna femelles portant des œufs, pêchés dans le lac Biwa.
L’acide lactique produit pendant la fermentation ramollit même les arêtes, ce qui permet de manger le poisson entier. Ses bactéries lactiques favorisent aussi la santé intestinale, ce qui en fait un superaliment très nutritif.
En 1998, il a été classé bien culturel folklorique immatériel en tant que « patrimoine culinaire de Shiga ».
Cette forme de sushi, la plus ancienne transmise à Shiga, mérite d’être découverte.

3. Ōmi champon
L’Ōmi champon est né chez Menrui Okabe, un restaurant de nouilles fondé en 1963 à Hikone, dans la préfecture de Shiga.
Populaire dès l’ouverture du restaurant, ce plat s’est fait connaître pour son goût et est aujourd’hui apprécié comme l’une des spécialités emblématiques de Shiga.
L’Ōmi champon associe un bouillon japonais doré à une généreuse quantité de légumes, notamment du chou, des germes de soja et des champignons kikurage, ainsi qu’à du porc. Facile à manger, il convient parfaitement au déjeuner.

Les meilleurs sites de Shiga pour admirer les cerisiers au printemps
Shiga conserve encore de nombreux édifices historiques, temples, sanctuaires et anciens quartiers.
Beaucoup possèdent des cerisiers dans leur enceinte.
Un voyage à Shiga au printemps permet donc de découvrir des paysages exceptionnels où les cerisiers en fleurs s’harmonisent avec des bâtiments évoquant l’histoire et la culture japonaises.
Le château de Hikone, également inclus dans l’itinéraire proposé, en est le principal exemple.
Environ 1 100 cerisiers sont plantés le long de ses douves, dont les beaux paysages peuvent être admirés tranquillement lors d’une promenade en bateau couvert.
À Kaizu Ōsaki, classé parmi les « 100 plus beaux sites de cerisiers du Japon », les cerisiers en pleine floraison s’alignent sur les rives du lac Biwa et annoncent l’arrivée du printemps.
Le Mii-dera (Onjō-ji) est depuis longtemps réputé pour ses cerisiers et propose également des illuminations au printemps.
Plus de 1 000 cerisiers Somei Yoshino, yamazakura et pleureurs y sont illuminés, créant un paysage féerique propice à la promenade.
Le tableau ci-dessous indique les dates habituelles de début et de pleine floraison, ainsi que la meilleure période pour admirer les cerisiers à Shiga.
Ces dates peuvent varier selon le climat, les températures de l’année et le site concerné.
- Début de la floraison
- 1er avril
- Pleine floraison
- 8 avril
- Meilleure période pour admirer les cerisiers
- Du 8 au 14 avril
Référence : Agence météorologique du Japon, état de la floraison des cerisiers
Référence : Agence météorologique du Japon, état de la pleine floraison des cerisiers



Les sites de feuillages d’automne à visiter lors d’un voyage à Shiga
En automne, Shiga permet de ressentir une atmosphère typiquement japonaise dans des espaces où les édifices historiques s’harmonisent avec les feuillages colorés.
Le temple Ishiyama-dera, dont l’enceinte se pare des couleurs éclatantes de 2 000 érables, et le sanctuaire Hiyoshi Taisha offrent de splendides paysages automnaux pleins de caractère.
Shiga possède de nombreux autres sites réputés, comme l’avenue de métaséquoias, dont les arbres prennent une teinte brique et composent un paysage automnal romantique.
Ces sites populaires méritent d’être intégrés à l’itinéraire de tout voyage automnal à Shiga.
Beaucoup atteignent leur apogée entre la mi-novembre et la fin novembre, mais la meilleure période varie en fonction du climat, des températures de l’année et du site.
Il est donc conseillé de vérifier les prévisions de l’année juste avant le départ.



Questions fréquentes sur les voyages à Shiga
Q
Quelle est la meilleure saison pour visiter Shiga ?
Shiga est réputée pour ses édifices historiques, ses temples, ses sanctuaires et ses anciens quartiers, mais aussi pour ses nombreux sites de cerisiers et de feuillages d’automne. Le printemps et l’automne sont donc particulièrement recommandés.
Q
Quelle région touristique de Shiga est recommandée pour un voyage en famille ?
La région de Kosei est recommandée, car elle permet de pratiquer de nombreuses activités en pleine nature.
Conclusion
Shiga permet de profiter d’une nature généreuse dominée par le lac Biwa, ainsi que d’édifices historiques et d’anciens quartiers en harmonie avec leur environnement.
Cet article a présenté les attraits et sites incontournables de chaque région, ainsi que la gastronomie et un exemple d’itinéraire, autant d’informations utiles pour profiter pleinement des multiples facettes de Shiga.
Il servira de référence pour préparer un voyage permettant de découvrir Shiga au maximum.
Pour en savoir plus sur les sites touristiques de Shiga, l’article suivant mérite également d’être consulté.
