Le guide complet du yakiniku japonais pour mieux l’apprécier

Le guide complet du yakiniku japonais pour mieux l’apprécier

Dernière mise à jour :
Rédigé par :  GOOD LUCK TRIP

Le yakiniku japonais, qui poursuit sa propre évolution, est l’une des cultures culinaires dont le Japon peut être fier dans le monde entier.
Du wagyu, ingrédient unique en son genre, à la qualité, aux techniques et à l’expérience, tous les éléments se conjuguent à un niveau élevé, et la manière même de le déguster s’est raffinée.
Cet article présente de manière exhaustive l’histoire du yakiniku au Japon, les morceaux les plus appréciés et les caractéristiques du wagyu A5.
Il permet non seulement d’approfondir ses connaissances, mais aussi de découvrir les critères à prendre en compte pour choisir un établissement et une viande, afin de vivre une expérience du yakiniku encore plus riche.
Ces informations permettront de profiter pleinement du yakiniku japonais.

Le yakiniku japonais, une grande variété de morceaux et de styles

Au Japon, le yakiniku repose généralement sur un service où les clients règlent eux-mêmes la cuisson selon leurs préférences, avec un très grand choix de morceaux.
Outre le bœuf, les menus proposent diverses options comme le porc, le poulet ou les produits de la mer, ainsi que différentes sauces adaptées à chaque morceau.
Voici une présentation détaillée des caractéristiques du yakiniku japonais.

1. Une dégustation fondée sur le morceau, la catégorie et la provenance

Choisir le morceau, sa catégorie et sa provenance constitue tout l’intérêt du style japonais.
Les menus proposent de nombreux morceaux, chacun ayant une texture et une teneur en gras différentes : l’expérience change donc considérablement selon la commande.
La catégorie indiquant la qualité de la viande, comme A5 ou A4, ainsi que la provenance, comme le bœuf de Kobe ou de Matsusaka, sont également des éléments importants.
Il est en outre possible d’effectuer des choix précis selon le prix et le degré de satisfaction recherché, avec une grande liberté de combinaison.
Un même morceau change de saveur selon qu’il est coupé épais ou fin, ce qui réserve de nouvelles découvertes à chaque visite.
Ce style propre au Japon permet donc d’apprécier jusqu’au processus consistant à approfondir ses connaissances sur la viande et à trouver celle qui correspond à ses goûts.

La recherche de son morceau préféré fait aussi partie de l’expérience
La recherche de son morceau préféré fait aussi partie de l’expérience

2. Une expérience confortable grâce aux grils sans fumée

Les grils sans fumée, qui assurent un environnement confortable, sont indispensables à la culture japonaise du yakiniku.
Aux débuts des restaurants de yakiniku, il était normal que la fumée envahisse la salle et que les odeurs imprègnent les vêtements et les cheveux.
Mais en 1979, une entreprise japonaise a mis au point le premier gril sans fumée au monde, bouleversant les habitudes.
Grâce à un filtre spécial et à un système d’évacuation, il permet de griller la viande sans perdre sa saveur tout en réduisant fortement la fumée et les odeurs alentour.
Devenu aujourd’hui un équipement standard dans les restaurants de yakiniku du Japon, il offre un espace propre et agréable, adapté aux rendez-vous comme aux repas en famille.

Le gril sans fumée mis au point par une entreprise japonaise
Le gril sans fumée mis au point par une entreprise japonaise

3. Une grande diversité d’établissements, du restaurant haut de gamme au yakiniku en solo

L’expérience du yakiniku japonais varie considérablement selon le style de l’établissement.
Il existe une grande diversité de formules, notamment les restaurants haut de gamme, les chaînes populaires, les formules à volonté et les établissements spécialisés dans le yakiniku en solo.
Les Japonais les fréquentent ainsi dans de nombreuses situations.

Type d’établissement Caractéristiques
Restaurant haut de gamme • Permet de déguster des morceaux rares de wagyu sous forme de menu
• Le personnel guide les clients pour l’ordre de service et la cuisson
Chaîne populaire • Propose les morceaux classiques à prix abordable
• Convient au quotidien, quels que soient le nombre de personnes et leur âge
Restaurant à volonté • Permet de déguster autant de plats que souhaité pendant une durée limitée
• Le budget est facile à prévoir et la formule convient lorsque l’on souhaite manger à satiété
Restaurant spécialisé dans le yakiniku en solo • Permet de manger à son rythme sans se soucier des autres
• Répond aux besoins des clients seuls et des repas rapides

Différences avec le barbecue coréen

Le yakiniku japonais et le barbecue coréen diffèrent sur de nombreux points, notamment l’assaisonnement, les types de viande et la manière de les déguster.
Le tableau ci-dessous compare leurs différences respectives.
En résumé, le style japonais privilégie le bœuf dégusté avec une sauce, tandis que le style coréen privilégie le porc enveloppé dans des feuilles de légumes.

- Yakiniku japonais Barbecue coréen
Viande principale Wagyu avec divers morceaux tels que le karubi, la langue et les abats Porc, en particulier le samgyeopsal et le galbi
Épaisseur et forme Découpes fines, épaisses ou en bouchées, variant précisément selon le morceau et l’établissement Nombreux morceaux épais ou avec os, la viande en bloc étant également courante
Assaisonnement Assaisonnement relativement simple, principalement au sel ou avec une sauce sucrée-salée à base de sauce soja Marinade généreuse à base de sauce soja, de sucre, d’ail et d’huile de sésame, ou ssamjang, une sauce à base de pâte de soja
Manière de déguster Avec une sauce et du riz blanc Enveloppé dans des feuilles de légumes comme la laitue coréenne
Accompagnements Riz blanc, soupe aux algues wakame, kimchi, salade choregi, etc. Banchan gratuits, petits plats comme les namul et le kimchi, nouilles froides, etc.
Occasions Toutes les situations, d’un repas décontracté entre amis ou en famille au yakiniku en solo et aux réceptions professionnelles haut de gamme Repas animés en grand groupe, avec des plats partagés et de l’alcool

Histoire du yakiniku japonais

Le yakiniku japonais trouve ses racines dans la culture culinaire de la péninsule coréenne.
Jusqu’à l’ère Meiji, de 1868 à 1912, l’aversion bouddhique pour la consommation de viande et les contraintes de distribution empêchaient l’existence du style actuel de cuisson directe sur le feu. Le tournant est intervenu sur les marchés noirs juste après la fin de la guerre.
Le début de la culture du yakiniku au Japon serait lié aux Coréens du Japon, qui commencèrent à vendre à bas prix des abats auparavant jetés, notamment sous forme de horumon-yaki.
Le premier restaurant de yakiniku du Japon a ouvert en 1946, puis, dans les années 1950 et 1960, les établissements servant notamment du rôti et du karubi se sont multipliés, diffusant cette cuisine dans tout le pays.
En 1968, Ebara Foods a commercialisé une « sauce pour yakiniku », faisant de cette cuisine un plat national facile à apprécier également chez soi.
Elle a depuis continué d’évoluer en intégrant des éléments correspondant aux goûts japonais.

Le yakiniku est largement ancré dans le quotidien au Japon
Le yakiniku est largement ancré dans le quotidien au Japon

Le wagyu à goûter dans les restaurants de yakiniku japonais

Le terme « wagyu » désigne quatre races aux lignées propres au Japon, ainsi que leurs croisements, définies par le ministère japonais de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche.
Il s’agit de races haut de gamme : seuls les bovins issus de longues années d’amélioration génétique et élevés avec soin peuvent porter cette appellation, dont la valeur de marque est également élevée dans le monde entier.
À titre indicatif, un bovin élevé le plus longtemps au Japon, indépendamment de sa race et de son lieu de naissance, est appelé « bovin de production nationale », tandis qu’un bovin élevé à l’étranger, notamment aux États-Unis ou en Australie, est qualifié d’« importé ».
Voici une présentation des quatre races, des catégories et des marques de wagyu.

Les quatre races de wagyu à connaître

Voici les caractéristiques des quatre races de wagyu.
Leur saveur variant selon la race, connaître leurs différences permet d’approfondir encore davantage sa compréhension du yakiniku.
Il faut également garder à l’esprit que leur qualité gustative est le fruit du soin avec lequel les éleveurs élèvent chaque animal.

1. Japanese Black

Le Japanese Black, la race la plus nombreuse parmi les wagyu, est la plus représentative et constitue plus de 95 % du volume commercialisé.
Son pelage est noir avec une légère nuance brune, et la plupart des célèbres marques de wagyu appartiennent à cette race.
Bien qu’elle soit la plus petite des quatre races, sa graisse est ferme et elle possède d’excellentes qualités génétiques.
Elle se distingue notamment par sa propension à développer un persillage appelé « sashi » et par sa viande extrêmement tendre.
Dès la mise en bouche, la graisse semble fondre et libère un parfum doux ainsi qu’une riche saveur umami.
Il faut par ailleurs près de trois ans pour qu’un animal soit prêt à être expédié.

Le Japanese Black, race emblématique du wagyu
Le Japanese Black, race emblématique du wagyu

2. Japanese Brown

Le Japanese Brown, ou Akage Washu, est principalement élevé dans les préfectures de Kumamoto et de Kochi.
Son pelage allant du brun jaunâtre au brun rougeâtre lui vaut également le nom d’« Akaushi », ou bœuf rouge.
Cette race se divise principalement en deux lignées, celle de Kumamoto et celle de Kochi, qui diffèrent par leur apparence et l’histoire de leur lignée.
Moins persillée et plus riche en viande maigre que le Japanese Black, elle se distingue par la saveur intense de la viande qui s’exprime à mesure qu’on la mâche.
Ces dernières années, l’intérêt croissant pour la santé et la popularité de la viande maigre ont renforcé l’attrait de cette race réputée saine.

Le Japanese Brown, principalement élevé à Kumamoto et Kochi
Le Japanese Brown, principalement élevé à Kumamoto et Kochi

3. Japanese Shorthorn

Le Japanese Shorthorn est une race principalement élevée dans la région du Tohoku, surtout dans la préfecture d’Iwate, et représente moins de 1 % du marché national.
Elle est issue du croisement entre le bétail Nanbu local, élevé dans l’ancien domaine de Nanbu, correspondant à l’actuelle préfecture d’Iwate, et notamment la race américaine Shorthorn. Elle a été officiellement enregistrée en 1957.
Comme son nom l’indique, elle possède des cornes courtes, ainsi qu’un pelage brun rougeâtre et une carrure massive.
Sa viande est peu grasse et essentiellement maigre, tout en étant riche en composés umami comme l’acide inosinique et l’acide glutamique.
Riche en protéines et saine, elle offre néanmoins une agréable mâche et procure une grande sensation de satiété.

Le Japanese Shorthorn, principalement élevé dans le Tohoku
Le Japanese Shorthorn, principalement élevé dans le Tohoku

4. Japanese Polled

Le Japanese Polled, ou Mukaku Washu, est la race comptant le moins d’animaux parmi les wagyu.
Elle est née en 1920 du croisement entre le Japanese Black et l’Aberdeen Angus d’Écosse.
Son élevage se limite principalement aux environs de Hagi, dans la préfecture de Yamaguchi. Avec environ 200 animaux aujourd’hui, cette race extrêmement rare est menacée d’extinction.
Elle se distingue par l’absence de cornes, un pelage entièrement noir et une taille relativement petite, mais possède d’excellentes capacités de croissance.
On ne la trouve presque jamais dans les restaurants de yakiniku ordinaires. Peu persillée et principalement maigre, elle offre une saveur légère et riche en umami.

Le Japanese Polled, extrêmement rare même au Japon
Le Japanese Polled, extrêmement rare même au Japon

Les croisements issus des quatre races de wagyu

Un wagyu croisé, également appelé F1, est un bovin issu du croisement entre deux des quatre races ou entre une de ces races et un animal lui-même croisé avec l’une d’elles. Il peut par exemple s’agir d’un croisement entre Japanese Black et Japanese Brown, ou entre Japanese Black et un animal croisé Japanese Shorthorn-Japanese Polled.
En revanche, les croisements généralement mieux connus entre wagyu et vache laitière, notamment Holstein, sont classés séparément sous l’appellation de « bovins croisés de production nationale » et ne sont pas considérés comme des wagyu.
La qualité de leur viande varie selon les races parentes, mais les animaux issus principalement du Japanese Black présentent un persillage modéré, une viande tendre et une texture consistante.
Leur umami est comparable à celui du wagyu de race pure, mais leur viande est moins grasse et se distingue par son équilibre général.

Les croisements offrent eux aussi une saveur et une texture particulières
Les croisements offrent eux aussi une saveur et une texture particulières

Bien comprendre les catégories du wagyu

La catégorie d’un wagyu est déterminée par la combinaison du rendement en viande et de la qualité de la viande.
Le rendement indique l’efficacité avec laquelle la viande peut être obtenue à partir d’un animal. Il est exprimé en trois niveaux : A, à partir de 72 %, B, de 69 % à 72 %, et C, en dessous de 69 %.
La qualité de la viande est évaluée selon quatre critères, dont le persillage et la couleur ainsi que l’éclat de la viande, puis notée globalement de 1 à 5.
La catégorie A5 est généralement considérée comme la meilleure qualité, mais elle signifie en réalité que le persillage est maximal et ne constitue donc pas nécessairement le meilleur choix pour tout le monde.
Les personnes qui préfèrent la viande maigre apprécieront souvent davantage les catégories A4 ou A3, moins grasses et plus équilibrées. Le choix varie également selon l’accord avec le plat.
En considérant la catégorie comme un simple repère et en choisissant selon ses propres préférences, il est possible d’apprécier encore plus profondément le yakiniku.

Les catégories autres que l’A5 au persillage maximal méritent aussi d’être goûtées
Les catégories autres que l’A5 au persillage maximal méritent aussi d’être goûtées

Quatre marques de wagyu particulièrement célèbres

Une marque de wagyu désigne un wagyu répondant à des critères précis, notamment en matière de provenance, de lignée et de méthode d’élevage.
Le Japon compte près de 300 marques de wagyu, devenues emblématiques de sa culture culinaire.
Les quatre suivantes, surnommées « les quatre grands wagyu du Japon », sont particulièrement célèbres et appréciées.

Nom de la marque Provenance Caractéristiques Remarques
Bœuf de Matsusaka Environs de Matsusaka, préfecture de Mie Un persillage extrêmement fin et une graisse raffinée et douce qui fond agréablement en bouche.
Il est également qualifié d’« œuvre d’art de la viande ».
• Seuls les Japanese Black femelles n’ayant jamais vêlé ou les mâles castrés inscrits au système d’identification et de gestion du bœuf de Matsusaka sont certifiés
• Les animaux engraissés pendant au moins 900 jours sont appelés « bœuf spécial de Matsusaka »
Bœuf de Kobe, ou Kobe Beef Région de Tajima, préfecture de Hyogo Un excellent équilibre entre persillage modéré et viande maigre, avec une graisse de grande qualité et une finale légère.
Il offre une saveur umami intense et une texture juteuse.
• Exclusivement issu de la lignée Tajima et certifié uniquement dans les catégories A4 et A5
• Très connu à l’étranger, il est distribué dans le monde sous l’appellation « KOBE BEEF »
Bœuf d’Omi Ensemble de la préfecture de Shiga Une viande au grain fin, tendre et riche en arômes.
Sa saveur s’explique par un environnement naturel privilégié, notamment l’eau du lac Biwa.
• Seuls les Japanese Black ayant été élevés le plus longtemps dans la préfecture de Shiga sont certifiés
• Il s’agit de la plus ancienne marque de wagyu du Japon, dont l’histoire remonte à 1687
Bœuf de Yonezawa Région d’Okitama, préfecture de Yamagata La saveur intense de la viande et la manière dont fond le persillage procurent une texture exquise.
L’élevage dans le climat froid de Yonezawa raffermit la viande.
• Seuls les Japanese Black femelles n’ayant jamais vêlé ou les mâles castrés élevés pendant au moins 33 mois sont certifiés
• Les volumes expédiés sont relativement faibles, ce qui le rend particulièrement rare dans la région du Kansai

Pour commander sans hésiter : caractéristiques des différents morceaux et dégustations recommandées

Les morceaux proposés dans les restaurants de yakiniku sont présentés ici en trois catégories.
Comprendre leurs différences et leurs caractéristiques permet de varier ses commandes et de rendre le repas encore plus satisfaisant.
Les morceaux jugés les plus savoureux variant selon le sexe, l’âge et les préférences, ces informations aideront également à choisir la viande qui convient le mieux à chacun.

Guide des morceaux de bœuf
Guide des morceaux de bœuf

Les morceaux classiques à commander en premier

Commençons par les morceaux incontournables du yakiniku japonais.
Ils figurent en tête des classements de popularité et presque tous les Japonais en commandent au moins une assiette.
Pour une première visite dans un restaurant de yakiniku au Japon, comparer principalement les quatre morceaux suivants est un choix sûr.
Ils permettent d’apprécier diverses textures et saveurs, tout en s’accordant bien avec l’alcool.
À proprement parler, la langue et la hampe sont classées parmi les abats, mais les restaurants ne les considèrent généralement pas comme des horumon.

Nom sur le menu Morceau Caractéristiques Assaisonnement ou condiment recommandé
Karubi Autour des côtes, poitrine Une viande consistante offrant la douceur de la graisse, un umami intense et une grande jutosité. • Sauce sucrée-salée à base de sauce soja
• Jus de citron ou yuzu kosho
Rôti Ensemble du dos, de l’épaule aux lombes Une saveur profonde concentrant l’umami de la viande maigre. • Sel, notamment au wasabi
• Sauce légère à base de sauce soja
Langue Ensemble de la langue Une texture ferme et croquante particulière, avec un umami qui se développe à mesure qu’on la mâche. • Sel et citron
• Ciboule et condiments aromatiques
Hampe Partie musculaire du diaphragme Un morceau bien équilibré dont l’umami se libère progressivement à la mastication. • Sauce sucrée-salée et ail
• Sel et jus de citron

Le karubi, riche en graisse et en umami

Le karubi désigne généralement la viande située autour des côtes ainsi que l’ensemble de la poitrine, notamment l’épaule et le flanchet.
Ce nom, issu du coréen « 갈비 », s’est imposé dans la culture japonaise du yakiniku, mais ne correspond à aucune définition anatomique officielle.
Il se caractérise par la douceur de sa graisse, son umami intense et sa jutosité, offrant une saveur généreuse qui accompagne parfaitement le riz blanc.
Une sauce sucrée-salée à base de sauce soja lui convient particulièrement bien. L’ajout d’ail, d’huile de sésame ou de gochujang met délicieusement en valeur la douceur de la graisse.
Pour une dégustation plus légère, le jus de citron ou le yuzu kosho apportent un bon équilibre.
Il est recommandé de bien griller la surface tout en conservant l’intérieur à une cuisson entre à point et bien cuit.
Une cuisson excessive élimine la graisse et dessèche la viande : la retourner assez tôt permet de mieux la savourer.

Le karubi désigne généralement la viande autour des côtes et l’ensemble de la poitrine
Le karubi désigne généralement la viande autour des côtes et l’ensemble de la poitrine

Le rôti, un équilibre entre viande maigre et graisse savoureuse

Le terme « rôti » désigne de manière générale la viande du dos.
Il couvre la zone allant de l’épaule aux lombes et se divise principalement en palette, faux-filet et surlonge.
Son grain fin et son persillage raffiné permettent d’apprécier une saveur profonde concentrant l’umami de la viande maigre.
Moins riche que le karubi, il est facile à manger, ce qui explique également sa popularité.
L’assaisonnement classique est simplement du sel, notamment du sel au wasabi, afin de mettre en valeur le goût de la viande.
Il s’accorde aussi parfaitement avec une sauce légère à base de sauce soja, et peut être relevé de citron ou de poivre sansho.
Il est préférable de saisir légèrement la surface à feu moyen ou vif afin de conserver les sucs.
Pour un résultat savoureux, il faut éviter de trop cuire la viande et la griller sans la déplacer fréquemment.

Le rôti désigne de manière générale la viande du dos
Le rôti désigne de manière générale la viande du dos

La langue, à l’irrésistible texture croquante

La langue entière est l’un des morceaux rares, puisqu’un animal n’en fournit qu’environ 1 à 1,5 kg.
Longue d’environ 30 à 50 cm, elle se divise en base, milieu, pointe et dessous de langue.
Chacune de ces parties offre une saveur différente, également influencée par une découpe épaisse ou fine, ce qui en fait un morceau particulièrement complexe.
Elles partagent une texture ferme et croquante particulière ainsi qu’un umami qui se développe à mesure qu’on les mâche.
Sa saveur légère et facile à apprécier incite de nombreuses personnes à la commander en première assiette ou comme intermède.
Dans les restaurants de yakiniku ordinaires, le « tan shio », ou langue au sel, correspond principalement au milieu et à la base de la langue.
L’association classique est le sel avec du citron, pour une saveur rafraîchissante, mais la langue est également recommandée avec de la ciboule ou des condiments aromatiques et du riz blanc.
Elle est prête lorsque l’intérieur reste légèrement rosé et juteux.

La langue correspond à l’ensemble de la langue du bœuf
La langue correspond à l’ensemble de la langue du bœuf

La hampe, dont l’umami se libère à chaque bouchée

La hampe correspond à la partie musculaire du diaphragme.
Elle est classée parmi les abats, mais son apparence et sa texture sont proches de celles de la viande maigre. Elle est ainsi appréciée par un large public, y compris les personnes qui n’aiment pas les abats.
Elle se distingue par une saveur équilibrée, moins grasse que le karubi, mais moins légère que le rôti.
Juteuse et élastique, elle libère son umami à mesure qu’on la mâche, tandis que la douceur de la graisse se mêle à une saveur corsée.
Sa polyvalence, qui permet de l’adapter à ses goûts et à son humeur, constitue aussi l’un de ses attraits.
Pour une saveur intense, une sauce sucrée-salée avec de l’ail stimulera l’appétit. Pour une dégustation légère, l’association de sel et de jus de citron est recommandée.
Elle est également délicieuse enveloppée dans une feuille de laitue coréenne, qui équilibre sa graisse.
Il faut éviter de trop la cuire et simplement saisir sa surface à feu vif.

La hampe correspond à la partie musculaire du diaphragme
La hampe correspond à la partie musculaire du diaphragme

Les abats à ne pas oublier de commander

Les abats sont très appréciés au Japon, au point que certains restaurants leur sont entièrement consacrés.
Leur texture particulière diffère de celle de la viande maigre, et ils ont pour principaux atouts d’être relativement abordables et riches en nutriments.
Certains morceaux sont peu caloriques et permettent une dégustation équilibrée, procurant facilement une sensation de satisfaction.
Chaque partie possède en outre une forte personnalité, ce qui permet de comparer de nombreux types d’abats.
Voici quatre morceaux classiques.

Nom sur le menu Morceau Caractéristiques Assaisonnement ou condiment recommandé
Mino Premier estomac Une texture ferme, croquante et rebondie particulière, avec un umami qui se diffuse progressivement à la mastication. • Sel et citron
• Sauce au miso
Kopuchan Intestin grêle Blanc et arrondi, il libère en bouche la douceur et l’umami de sa graisse fondante lorsqu’on le mâche. • Sauce sucrée-salée, éventuellement avec du gochujang
• Sauce au miso
Shimacho, ou Tecchan Gros intestin Épais et ferme sous la dent, il révèle progressivement la douceur de sa graisse et une saveur intensément corsée. • Sauce au miso
• Sauce salée
Foie Foie Une texture moelleuse et tendre qui se délite délicatement lorsqu’on la mâche. • Sauce salée
• Sauce à l’ail

Le mino, sain et riche en nutriments

Le mino correspond au premier estomac, le plus grand des quatre estomacs du bovin.
Blanc et épais, il se distingue par une texture particulière, ferme, croquante et rebondie, ainsi que par un umami qui se diffuse progressivement à la mastication.
Peu gras et sain, il possède une odeur moins prononcée que les autres abats et se mange facilement.
Outre sa forte teneur en protéines, il est riche en minéraux comme le fer et le zinc, et contribue à prévenir l’anémie et à renforcer les défenses immunitaires.
Certains restaurants distinguent le « jo-mino », épais et très élastique, du « mino », plus fin et tendre en bouche.
Le sel et le citron sont recommandés pour mettre en valeur la saveur naturelle du produit.
Il faut bien saisir sa surface à feu vif et le retirer du feu lorsqu’il gonfle.

Le mino correspond au premier estomac
Le mino correspond au premier estomac

Le kopuchan, apprécié pour sa saveur juteuse

Le kopuchan, qui correspond à l’intestin grêle, est un abat très apprécié.
Son nom vient du coréen « 곱창 », qui signifie intestin grêle. Au Japon, il possède de nombreux autres noms, notamment marucho, shiro et himo.
Souvent utilisé dans le motsunabe, il est peu calorique et riche en collagène, ce qui le rend populaire auprès des personnes soucieuses de leur beauté et de leur santé.
Blanc et arrondi, il se distingue par la douceur et l’umami de sa graisse fondante, qui emplissent la bouche lorsqu’on le mâche.
Très juteux, il offre également la texture croquante particulière et la saveur corsée propres aux abats.
Il est recommandé avec une sauce sucrée-salée éventuellement relevée de gochujang, une sauce au miso ou du kimchi pour un style coréen.
Pour une cuisson savoureuse, il faut le faire rouler lentement à feu vif, peau contre la grille, afin d’éliminer une quantité modérée de graisse.

Le kopuchan correspond à l’intestin grêle
Le kopuchan correspond à l’intestin grêle

Le shimacho, ou tecchan, pour sa mâche et sa saveur corsée

Le shimacho correspond au gros intestin.
Son nom vient des rayures présentes sur sa partie charnue. Dans la région du Kansai, il est appelé « tecchan ».
Un bovin n’en fournit qu’environ 1 à 2 kg, ce qui en fait un morceau rare, généreusement couvert d’une graisse de qualité.
Cependant, une préparation insuffisante lui laisse une saveur et une odeur fortes : il s’agit donc d’un morceau dont le goût reflète directement la qualité de l’établissement.
Plus épais et ferme sous la dent que le kopuchan, il se distingue par sa forte élasticité.
À mesure qu’on le mâche, il révèle la douceur de sa graisse et une saveur intensément corsée, tandis que sa texture rebondie caractéristique devient irrésistible.
Une sauce au miso est recommandée pour accentuer son parfum grillé, tandis qu’une sauce salée permet d’apprécier directement l’umami du produit.
Il faut bien le cuire sur la grille jusqu’à ce que la graisse fonde. Il est prêt lorsqu’il est bien doré.

Le shimacho correspond au gros intestin
Le shimacho correspond au gros intestin

Le foie, pour son goût particulier et sa texture tendre

Le foie correspond au foie du bovin.
Il s’agit de l’abat le plus connu, également réputé pour sa valeur nutritionnelle élevée grâce à sa richesse en fer, en vitamine A et en vitamines du groupe B.
Sa texture moelleuse et tendre se délite délicatement lorsqu’on la mâche.
Il possède un umami différent des autres morceaux, mais aussi un goût particulier qui divise clairement les préférences.
Sa fraîcheur influence fortement sa saveur, qui peut donc sembler différente d’un restaurant à l’autre, même pour un même morceau.
Lorsqu’il est frais, son goût particulier est moins prononcé et sa texture plus lisse. Beaucoup de personnes en deviennent friandes après l’avoir goûté dans de bonnes conditions.
Une sauce salée simple est recommandée, tandis qu’une sauce à l’ail permet d’adoucir l’arôme des morceaux à l’odeur plus forte.
Pour éviter tout risque d’intoxication alimentaire, il faut impérativement bien cuire les deux faces et le cœur.

Le foie correspond au foie du bovin
Le foie correspond au foie du bovin

Les morceaux choisis par les connaisseurs japonais

Bien qu’ils ne soient pas incontournables, les morceaux suivants, commandés par les connaisseurs japonais du yakiniku, méritent également d’être goûtés.
Ils permettent en effet d’apprécier toute la diversité et la profondeur du wagyu.
Leurs saveurs et leurs textures diffèrent encore de celles du karubi, de la langue et des abats, révélant toute la richesse du yakiniku.
Certains établissements ne les proposent pas en raison de leur rareté, ce qui rend l’occasion de les goûter d’autant plus précieuse et particulière.
S’ils figurent au menu, il est intéressant d’essayer les morceaux qui suscitent le plus d’intérêt.

Nom sur le menu Morceau Caractéristiques Assaisonnement ou condiment recommandé
Zabuton Côté côtes de la palette Une tendreté fondante ainsi qu’une graisse douce et intensément corsée. • Sel
• Sauce soja au wasabi
Ichibo Extrémité de la croupe Une saveur polyvalente où le persillage et la viande maigre s’équilibrent parfaitement, sans que l’un domine l’autre. • Sel
• Sauce salée
Misuji Face intérieure de l’omoplate Un morceau extrêmement rare, riche en umami maigre, tendre et intensément doux. • Sel, éventuellement avec du wasabi
Shinshin Centre de la cuisse Un grain fin et une saveur à la fois intense et raffinée, avec une finale légère. • Sel
• Sauce sucrée-salée à base de sauce soja et wasabi
Surlonge Du dos aux lombes Un arôme riche et appétissant ainsi qu’une texture extrêmement douce en bouche, agréable jusqu’à la dernière bouchée. • Sel
• Sauce sucrée-salée à base de sauce soja
Rumsteck Des lombes à la cuisse et à la croupe Peu gras et légèrement ferme sous la dent, il est facile à manger grâce à sa finale légère. • Sel
• Sauce sucrée-salée à base de sauce soja

Le zabuton, à la finale raffinée

Le zabuton, également appelé haneshita, se situe du côté des côtes de la palette.
Il doit son nom à sa forme rappelant un coussin japonais zabuton.
Un bovin n’en fournit que quelques kilogrammes, ce qui en fait un morceau haut de gamme apprécié des connaisseurs.
Il se distingue par un persillage fin et magnifique, une tendreté fondante ainsi qu’une graisse douce et intensément corsée.
Il possède aussi le puissant umami maigre propre au rôti et laisse une élégante finale jusqu’au bout.
Pour apprécier la saveur naturelle de la viande, il est recommandé de la déguster simplement avec du sel ou de la sauce soja au wasabi, sans assaisonnement superflu.
Une cuisson saignante à mi-saignante est idéale : une saisie rapide suffit pour faire pleinement ressortir son umami.
Une cuisson excessive le durcit et atténue facilement sa saveur.

Le zabuton se situe du côté des côtes de la palette
Le zabuton se situe du côté des côtes de la palette

L’ichibo, alliance parfaite de viande maigre et de persillage

L’ichibo est un morceau rare situé à l’extrémité de la croupe.
Sa viande est principalement maigre, mais son persillage modéré lui confère un excellent équilibre.
Ni trop persillé ni excessivement maigre, il offre une saveur polyvalente dans laquelle les deux éléments s’accordent parfaitement.
Sa graisse est légère, mais son umami reste bien intense, donnant une profondeur dont on ne se lasse pas.
Il permet également de profiter à la fois d’une mâche charnue et d’un arôme particulier et net.
Le sel ou une sauce salée sont recommandés pour mieux mettre en valeur sa saveur.
La viande maigre durcissant facilement, il faut saisir rapidement sa surface à feu vif et conserver le cœur mi-saignant pour un résultat juteux.

L’ichibo se situe à l’extrémité de la croupe
L’ichibo se situe à l’extrémité de la croupe

Le misuji, pour savourer l’umami de la viande maigre

Le misuji se situe sur la face intérieure de l’omoplate.
Un bovin n’en fournit qu’environ 1 à 2 kg, ce qui en fait un morceau extrêmement rare et très recherché.
Certains restaurants de yakiniku le proposent sous le nom de « karubi supérieur ».
Il doit son nom aux trois lignes tendineuses visibles dans sa coupe, et se distingue notamment par la belle ligne qui traverse son centre.
Ce tendon lui donne une texture particulière et rebondie, ainsi qu’une coupe en bouche différente de celle des autres morceaux.
Il associe un puissant umami maigre, une tendreté fondante et une douceur intense, puis se défait délicatement dès la mise en bouche.
Il est idéal avec du sel, éventuellement accompagné de wasabi, et cuit mi-saignant. Il suffit de saisir chaque face pendant environ 30 secondes.
Comme il durcit s’il est trop cuit, il est important de le griller rapidement et de le manger aussitôt.

Le misuji se situe sur la face intérieure de l’omoplate
Le misuji se situe sur la face intérieure de l’omoplate

Le shinshin, à la saveur raffinée mais intense

Le shinshin se situe au centre de la cuisse, dans le shintama, et sa forme ronde lui vaut également le nom de « marushin ».
La cuisse contient environ 40 % de l’eau présente dans l’ensemble du bovin, un élément déterminant pour la saveur. Le shinshin en est particulièrement riche, ce qui renforce la perception de son umami.
Principalement maigre, mais légèrement persillé, il se distingue par une saveur à la fois intense et raffinée.
Son grain fin et ses fibres régulières le rendent étonnamment tendre malgré son caractère maigre, avec une finale légère.
À la fois juteux et sain, il concentre la douceur tout en restant peu gras, et devient plus savoureux à mesure qu’on le mâche.
Outre le sel classique, une sauce sucrée-salée à base de sauce soja associée au wasabi est recommandée pour renforcer sa douceur.
Il s’apprécie saignant ou simplement saisi.

Le shinshin se situe au centre de la cuisse, dans le shintama
Le shinshin se situe au centre de la cuisse, dans le shintama

La surlonge, appréciée pour sa graisse juteuse et son riche arôme

La surlonge se situe entre le dos et les lombes.
Partie du rôti propre aux bovins, elle compte parmi les morceaux les plus prestigieux et est mondialement connue comme l’un des morceaux emblématiques du steak.
Elle se caractérise par un grain fin et une douceur intense qui se diffuse en bouche à mesure qu’on la mâche.
Sa proportion de viande maigre est légèrement supérieure à celle du faux-filet, et elle dégage un riche arôme qui stimule l’appétit.
Sa graisse juteuse est de grande qualité sans être écœurante, et sa texture extrêmement douce permet de l’apprécier jusqu’à la dernière bouchée.
Le sel met pleinement en valeur la viande, tandis qu’une sauce sucrée-salée à base de sauce soja ou du jus de citron permettent d’équilibrer la richesse de la graisse.
Pour un résultat savoureux, il faut saisir la surface à feu vif, cuire les côtés à feu doux, puis laisser reposer la viande pendant 1 à 2 minutes.

La surlonge se situe entre le dos et les lombes
La surlonge se situe entre le dos et les lombes

Le rumsteck, à la fois léger et intense

Le rumsteck se situe entre les lombes, la cuisse et la croupe, et constitue l’une des parties les plus tendres de la cuisse.
Il est largement commercialisé parmi les viandes maigres et offre un excellent rapport qualité-prix, étant moins cher que les autres morceaux rares.
Bien qu’il soit peu persillé, son grain est fin et il se distingue par le puissant umami propre à la viande maigre.
Peu gras et modérément ferme sous la dent, il révèle progressivement sa saveur corsée à mesure qu’on le mâche.
Sans goût prononcé et facile à manger grâce à sa finale légère, il convient aux personnes soucieuses de leur santé ou peu friandes de viandes grasses.
Outre le sel, qui met le produit en valeur, il est recommandé de le déguster avec une sauce sucrée-salée à base de sauce soja ou du citron pour davantage de légèreté.
En saisissant rapidement la surface à feu vif et en conservant le cœur légèrement rouge, il reste tendre et juteux.

Le rumsteck se situe entre les lombes, la cuisse et la croupe
Le rumsteck se situe entre les lombes, la cuisse et la croupe

Types de restaurants de yakiniku au Japon et critères de choix

Les restaurants de yakiniku japonais se répartissent globalement en trois catégories : les établissements haut de gamme, les restaurants populaires et les établissements spécialisés dans le yakiniku en solo.
Voici leurs caractéristiques, leurs gammes de prix et les occasions auxquelles ils conviennent.
Ces informations permettent de choisir le type d’établissement adapté à l’usage recherché.

Les restaurants haut de gamme pour goûter des morceaux rares et du wagyu de qualité

Les restaurants de yakiniku haut de gamme accordent une attention rigoureuse à tous les éléments, du choix des fournisseurs et des ingrédients à la gestion, aux méthodes de préparation et au service.
Ils proposent principalement de célèbres marques de wagyu, adaptent la découpe et l’épaisseur à chaque morceau et servent également des accompagnements et des boissons de grande qualité.
L’intérieur offre une atmosphère calme, avec de nombreuses salles privées ou semi-privées et un cadre digne d’un établissement haut de gamme.
Le personnel expérimenté explique aussi la cuisson et formule des recommandations selon les préférences, permettant de profiter pleinement de l’univers du wagyu.
Il faut compter environ 20 000 à 30 000 yens par personne, mais il n’est pas rare que le prix soit encore plus élevé.
Une réservation est généralement indispensable. Les établissements populaires affichant rapidement complet, il faut s’y prendre à l’avance.
Ils sont particulièrement recommandés pour les occasions spéciales, comme un anniversaire.

Un restaurant de yakiniku haut de gamme permet de savourer une viande de qualité dans un cadre luxueux
Un restaurant de yakiniku haut de gamme permet de savourer une viande de qualité dans un cadre luxueux

Les restaurants populaires pour une expérience décontractée au bon rapport qualité-prix

Les restaurants de yakiniku populaires se distinguent par leur excellent rapport qualité-prix et leur atmosphère décontractée.
Ils proposent un large choix, des morceaux classiques comme le karubi, le rôti et les abats aux accompagnements et aux boissons, permettant de découvrir la culture populaire du yakiniku.
De nombreux établissements offrent des formules à volonté comprenant accompagnements et desserts, qui permettent de manger autant que souhaité de ses morceaux préférés pendant la durée impartie.
Parmi les chaînes les plus connues figurent Gyukaku et Yakiniku King, présentes dans tout le pays, ainsi que Jojoen, positionnée sur le haut de gamme.
Les prix varient légèrement selon l’établissement et le menu, mais il faut généralement compter environ 3 000 à 5 000 yens par personne.
Cette formule est recommandée aux voyageurs découvrant pour la première fois un restaurant de yakiniku au Japon ainsi qu’aux personnes souhaitant partager un repas animé avec des amis ou leur famille.

De nombreux restaurants populaires offrent un bon rapport qualité-prix
De nombreux restaurants populaires offrent un bon rapport qualité-prix

Les établissements spécialisés pour savourer seul un yakiniku sans se soucier des autres

Les établissements spécialisés dans le yakiniku en solo constituent une nouvelle formule conçue pour griller et manger à son propre rythme, sur des places individuelles séparées, généralement au comptoir.
Chaque place possède son propre gril, tandis que les commandes s’effectuent entièrement sur un écran tactile et que les plats peuvent être servis sur un convoyeur, créant un système rapide et confortable.
Les formules en plateau et les commandes en petite quantité sont possibles. Comme elles permettent de manger sans se soucier des autres, ces enseignes se multiplient depuis quelques années, surtout dans les grandes villes.
Parmi les chaînes, Yakiniku Like, en cours de déploiement dans tout le pays, est célèbre pour son concept de yakiniku façon restauration rapide, à déguster en peu de temps.
Les prix abordables, d’environ 1 000 à 2 000 yens, et la possibilité d’entrer facilement sans réservation constituent également des atouts.
Cette formule est recommandée aux voyageurs et aux clientes souhaitant découvrir seuls et sans formalités un véritable yakiniku.

Les établissements spécialisés dans le yakiniku en solo permettent de manger seul en toute simplicité
Les établissements spécialisés dans le yakiniku en solo permettent de manger seul en toute simplicité

Comment griller la viande pour mieux savourer le yakiniku

Comme pour le choix des morceaux, des catégories et du type d’établissement, il existe de nombreuses façons d’apprécier le yakiniku.
De simples attentions concernant l’ordre de dégustation, la cuisson et les règles de savoir-vivre peuvent modifier les saveurs.
Voici trois points à connaître pour mieux savourer le repas.

Commencer par griller les morceaux les moins gras

Pour mieux apprécier le yakiniku, il est important de tenir compte de l’ordre de cuisson.
Il faut généralement commencer par les morceaux peu gras, comme la langue et les viandes maigres, afin de préparer le palais.
Griller les morceaux délicats lorsque la grille est encore propre permet de percevoir clairement l’umami et les arômes naturels de la viande.
En passant ensuite progressivement aux morceaux plus gras, comme le karubi et les abats, on évite que la grille ne s’imprègne trop vite de graisse et que les viandes suivantes ne brûlent facilement.
Commencer par des saveurs légères puis déguster les morceaux plus riches en seconde partie du repas permet de mieux ressentir l’évolution des goûts.
Cet ordre influençant également la satisfaction procurée par le repas, il est utile de s’en souvenir.
Il est aussi recommandé de manger des entrées, comme des namul ou du kimchi, avant la viande pour stimuler l’appétit, puis d’intercaler légumes et champignons afin de rafraîchir le palais et de préserver l’équilibre nutritionnel.

Prêter attention à l’ordre de cuisson permet de mieux apprécier encore le yakiniku
Prêter attention à l’ordre de cuisson permet de mieux apprécier encore le yakiniku

Séparer les baguettes utilisées pour manger de celles servant à griller la viande

Le yakiniku impliquant la manipulation de viande crue, le respect des règles d’hygiène est indispensable pour en profiter en toute sécurité.
Au Japon, il est largement admis de séparer les baguettes ou pinces servant à la cuisson de celles utilisées pour manger.
Les restaurants haut de gamme fournissent généralement une pince à chaque convive, tandis que les établissements populaires utilisent principalement des baguettes pour griller.
La présence de pinces variant selon le restaurant, il faut se renseigner auprès du personnel et, dans tous les cas, veiller soi-même à séparer les ustensiles.
Il convient également de ne pas toucher à la viande grillée par les autres convives et de tenir compte de l’état de la grille et du rythme de cuisson, afin que chacun passe un moment agréable.

La manipulation de viande crue exige de respecter les règles d’hygiène
La manipulation de viande crue exige de respecter les règles d’hygiène

Faire remplacer la grille lorsque les résidus brûlés s’accumulent

Lorsque la graisse et les résidus brûlés s’accumulent sur la grille, ils transmettent un goût parasite à la viande fraîchement déposée et altèrent sa saveur naturelle.
Pour déguster chaque morceau dans les meilleures conditions, il est utile de savoir quand remplacer la grille.
Il est recommandé de le faire après avoir grillé des morceaux gras comme le karubi ou les abats, à mi-parcours du repas, ou avant de manger des morceaux délicats en seconde partie.
Quel que soit le type d’établissement, de nombreux restaurants de yakiniku remplacent gratuitement la grille. Il suffit de demander au personnel ou d’effectuer la demande sur l’écran tactile.
Une grille neuve accroche toutefois plus facilement : il est donc important de la laisser chauffer pendant 2 à 3 minutes.

Pour bien savourer la viande, il faut aussi choisir le bon moment pour remplacer la grille
Pour bien savourer la viande, il faut aussi choisir le bon moment pour remplacer la grille

Quelques anecdotes pour mieux apprécier le yakiniku

Voici enfin trois anecdotes sur le yakiniku.
Au-delà de ses qualités gustatives, le yakiniku révèle un univers d’autant plus profond qu’on l’explore et recèle des attraits qui passent habituellement inaperçus.

Le persillage correspond à la graisse intramusculaire

Le BMS, ou Beef Marbling Standard, est un indicateur servant à évaluer le degré de persillage du bœuf.
Il indique sur une échelle de 1 à 12 dans quelle mesure la graisse est finement et uniformément répartie dans la viande maigre, à l’intérieur des muscles.
Plus le chiffre est élevé, plus le persillage est beau. Les viandes haut de gamme de wagyu A5 sont classées entre BMS 10 et 12.
Comme cet indice influence également la saveur, il est utile de le vérifier.
Si le persillage est réputé savoureux, c’est parce que la graisse fond à basse température, créant une texture fondante dès la mise en bouche ainsi qu’une grande douceur.

Un magnifique persillage offre une grande richesse de saveurs
Un magnifique persillage offre une grande richesse de saveurs

Pourquoi la saveur change entre le charbon de bois et le gaz

Le charbon de bois émet un rayonnement infrarouge lointain plus puissant que le gaz. Il saisit rapidement la surface de la viande tout en diffusant progressivement la chaleur jusqu’au cœur.
Comme la cuisson est rapide, il permet plus facilement d’obtenir un résultat idéal, parfumé et grillé à l’extérieur, mais juteux à l’intérieur.
L’association entre la graisse du wagyu et l’arôme fumé particulier du charbon donne également davantage de relief à l’umami.
Cet arôme naturel propre au charbon ne peut pas être reproduit au gaz ou à l’électricité. Une même viande change donc considérablement de saveur selon son mode de cuisson.

L’arôme de la viande grillée au charbon de bois est irrésistible
L’arôme de la viande grillée au charbon de bois est irrésistible

La sauce pour yakiniku est une invention propre au Japon

Au Japon, la sauce pour yakiniku classique est une sauce sucrée-salée principalement composée de sauce soja.
Bien qu’elle trouve ses racines dans la culture des grillades de la péninsule coréenne, elle a évolué de manière originale pour s’adapter aux goûts japonais.
À partir de la période de forte croissance économique, les occasions de manger du yakiniku à la maison se sont multipliées. L’immense succès de la « sauce pour yakiniku » d’Ebara, lancée en 1968, a notamment joué un rôle majeur.
Ce succès a diffusé les sauces sucrées-salées dans tout le pays, jusqu’à en faire la norme japonaise pour le yakiniku.
Une vaste gamme est encore proposée aujourd’hui, notamment la série « Ougon no Aji ».

La sauce sucrée-salée pour yakiniku inventée au Japon
La sauce sucrée-salée pour yakiniku inventée au Japon

Questions fréquentes sur le yakiniku japonais

Q

Quelle est la différence entre le yakiniku japonais et le barbecue coréen ?

A

Pour résumer, le yakiniku japonais privilégie le bœuf dégusté avec une sauce dans des situations très variées, tandis que le barbecue coréen privilégie le porc enveloppé dans des feuilles de légumes et partagé dans une ambiance animée en grand groupe.

Q

Quels sont les morceaux classiques du yakiniku japonais ?

A

Les cinq catégories classiques les plus appréciées sont le karubi, le rôti, la langue, la hampe et les abats.

Q

Faut-il griller soi-même la viande ou le personnel s’en charge-t-il ?

A

Dans les établissements haut de gamme, le personnel s’en charge généralement, bien qu’il soit aussi possible de le faire soi-même. Dans les chaînes populaires, les restaurants à volonté et les établissements spécialisés dans le yakiniku en solo, il est courant de griller soi-même la viande.

Q

Quelles sont les célèbres chaînes de yakiniku au Japon ?

A

Parmi les chaînes de yakiniku les plus connues figurent Jojoen, positionnée sur le haut de gamme, ainsi que les enseignes populaires Yakiniku King et Gyukaku.

Conclusion

Cet article a présenté de manière exhaustive l’histoire du yakiniku au Japon, les caractéristiques de chaque morceau, les différents types de restaurants et plusieurs anecdotes.
Profond et diversifié, le yakiniku japonais dépasse le cadre d’un simple repas pour constituer une culture et une expérience dont le Japon peut être fier dans le monde entier.
Son aptitude à convenir à toutes les situations et à être apprécié sous de nombreuses formes constitue également l’un de ses attraits.
Plus les connaissances sont nombreuses, plus l’expérience devient savoureuse et particulière. Ces informations permettront donc de profiter pleinement du yakiniku au Japon.


Cet article porte principalement sur le bœuf, mais certains établissements et menus peuvent également proposer des morceaux de porc ou d’autres viandes.

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